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Lundi 12 mai 2008
Bacar : l&#8217;OFPRA rendra sa décision officielle mardi
CLICANOO.COM | Publié le 12 mai 2008

Les rumeurs vont bon train, mais personne ne connaît véritablement la décision prise par l'OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) concernant la demande d'asile du colonel Bacar. Celle-ci devrait être rendue publique mardi ou mercredi au plus tard.

“Je n'ai pas d'informations à ce sujet, il n'y a que l'OFPRA qui puisse vous renseigner.” Alain Girard, le sous-préfet de permanence ce week-end, ne cachait pas hier sa surprise devant notre requête. Et pour cause, comme le confirme Me Marie Briot, jointe par téléphone, “Il n'y a pas eu de notifications de l'OFPRA à ce jour. La décision devrait être connue mardi, au plus tard mercredi.” Alors les rumeurs vont bon train et ne sont guère favorables à l'ex-homme fort d'Anjouan. De nombreux médias annonçaient hier cette décision comme acquise.

La demande d'extradition vient d'arriver à la Réunion

Mais l'avocate du colonel Bacar annonce déjà qu'elle formulera un recours si la demande d'asile politique est rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides. Dans ce cas, c'est la commission de recours de réfugiés (CCR) qui aurait à se prononcer sur le dossier dans un délai d'un mois. Et même si cette décision s'avérait négative, cela ne signifierait pas un renvoi pur et simple aux Comores pour le colonel Bacar. Il peut, en effet, bénéficier de la protection subsidiaire d'un an renouvelable ou négocier un départ vers une autre destination d'exil. “Nous attendions toutes les décisions de l'OFPRA pour formuler les recours mais nous avons de nouveaux éléments, notamment le fait que de nombreux gendarmes accompagnant Bacar ont de la famille en France” explique Me Marie Briot. Cette semaine risque d'être riche en rebondissements, d'autant que la demande d'extradition officielle demandée par les Comores vient d'arriver à la Réunion. La chambre de l'instruction a sept jours pour statuer sur le dossier. Si elle émet un avis défavorable, la demande d'extradition est rejetée. Si cet avis est positif, c'est le ministère qui se prononcera et rendra une décision définitive. Le colonel Bacar devrait donc encore séjourner quelque temps à la base aérienne 181 où il est actuellement logé avec ses hommes. Par ailleurs, Yves Jégo (ministre de l'Outre-mer), sera aux Comores et à Mayotte de mercredi à samedi pour un déplacement axé sur la question de l'immigration
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Dimanche 11 mai 2008
APA-Moroni (Comores) Les Anjouanais se rendront aux urnes les 15 et 29 juin prochains pour élire le nouveau président de l'île après la chute du colonel Mohamed Bacar, chassé du pouvoir à l'issue d'une opération militaire conjointement menée par l'armée comorienne et des forces de l'Union Africaine.

Pour le premier tour, la campagne débute le 30 mai pour s'achever le 13 juin tandis que les candidas admis au second tour disposeront de 9 jours, à compter du 18 juin, pour battre campagne.

Cinq candidats sont en lice : Mohamed Djanfari, ancien vice-président de l'assemblée nationale ; Moussa Toybou, ex-ministre sous le régime Djohar ; Bacar Abdou, député à l'assemblée de l'île d'Anjouan ; Bastoine Soulaimane, magistrat de formation et ancien président de la Cour d'appel à Anjouan et Soundi Abdoulatuf, retraité de l'armée française.

Le présidant sortant, le colonel Mohamed Bacar, aujourd'hui sous le coup d'un mandat d'arrêt international lancé par le gouvernement comorien, a été disqualifié par la Cour constitutionnelle.

M. Bacar a dirigé l'île d'Anjouan entre 2002 et 2008. Il s'était toujours rebellé contre l'Etat central, à Moroni, et décida, en mai 2007, de passer outre le décret du président des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, portant report de l'élection présidentielle à une date ultérieure.

Il fit organiser un scrutin «qualifié de « mascarade d'élection », à l'issue de laquelle il se proclama président d'Anjouan. La médiation de la communauté internationale pour l'organisation d'un autre scrutin sur l'île, ne changea rien à la position de Bacar, jusqu'à l'intervention armée de mars dernier qui le fit partir du pouvoir
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Dimanche 11 mai 2008
Comores: élection présidentielle à Anjouan les 15 et 29 juin
MORONI - Une élection présidentielle sera organisée les 15 et 29 juin dans l'île comorienne d'Anjouan pour remplacer l'ancien président et homme fort de l'île Mohamed Bacar, destitué par la force fin mars, selon un décret du président de l'Union des Comores publié à Moroni samedi.

"Les élections se dérouleront les 15 et 29 juin", a confirmé au téléphone à l'AFP le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Ali Saïd.

Mohamed Bacar, président d'Anjouan depuis mars 2002 mais dont la réélection en juin 2007 avait été jugée illégale par l'Union des Comores et l'Union africaine (UA), a été renversé fin mars lors d'une opération militaire baptisée "Démocratie aux Comores" conduite par l'armée comorienne et des troupes mandatées par l'UA.

Il était reproché à M. Bacar d'avoir maintenu l'organisation du scrutin de juin 2007 alors que l'Union en avait demandé le report après des affrontements en mai 2007 entre l'armée comorienne et des gendarmes fidèles à M. Bacar. Depuis lors, M. Bacar avait refusé d'organiser un nouveau scrutin.

"La campagne électorale débutera le 30 mai et sera close le 13 juin", a précisé Ali Saïd ajoutant que "pour le second tour, la campagne ira du 18 au 27 juin".

Depuis le renversement de l'homme fort d'Anjouan, c'est le président de la Cour d'appel d'Anjouan, Lailizamane Abdou Cheik, qui occupait les fonctions de président par intérim de l'île, avec pour mission d'organiser de nouvelles élections.

Les présidents des îles autonomes de Grande Comore, de Moheli et d'Anjouan, composant la fédération comorienne, sont placés sous l'autorité d'un président et d'un gouvernement de l'Union comorienne.

L'Union des Comores est secouée depuis des années par des conflits de compétence entre les trois îles de cet archipel pauvre de l'océan Indien, dotées chacune de ses propres institutions, et l'Etat fédéral.

Anjouan avait fait sécession en 1997, avant de rentrer dans le giron des Comores fin 2001.


Commentaire : Jusqu'à présent, on ne sait pas si la Communauté internationale laissera à Sambi imposer son poulain par des éléctions que tout le monde connait d'avance de mascarade.Toutes fois, le peuple Anjouanais a confiance à cette dernière pour qu'elle oeuvre à des éléctions Démocratiques et Transparentes .On vient d'apprendre par des sources crédibles que les proches de Bacar qui se trouvent actuellement dans les geoles de Koki ont fait une coalition pour représenter l'opposition à Anjouan.Le Nom de Ibrahim Halidi ancien premier ministre et candidat malheureux aux présidentielles de 2006 est supposé être le chef de l'opposition. Il reste à se demander si vraiment cette nouvelle coaltion qui représente l'opposition à Anjouan participera aux prochaines éléctions du moi de juin ? Et si l'opposition Anjouanaise ne fait pas parti aux éléctions, peut-on vraiment parler d'éléctions libres ? Qui devrait vraiment accèpter à ce qu'il y ait des nouvelles candidatures ? C'est la cour constitutionnelle ou bien le gouvernemet de Sambi ? On nous parle des nouvelles dates ,d'une nouvelle commission insulaire, ....mais non pas des nouvelles candidatures.On va observer et attendre si vraiment, il va y avoir des éléctions Démocratiques et Transparantes comme a toujours oeuvrer la Communauté Internationnale.On lance un vibre appel à la France, l'Afrique du Sud, les Pays de la région,l'Union Européenne et l'UA qui ont toujours soutenu les Comores de maintenir à ce qu'il y ait des éléctions libres et que tous les partis politiques Anjouanaises puissent se représenter au scrutin du mois de juin.

SOURCE: IANJOUANPRESID
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Dimanche 11 mai 2008
INTRODUCTION

L'Union Africaine, après bien des déboires, dans la gestion des conflits dans le continent Africain, s'est refait une santé mitigée aux Comores. Quel est l'impact de cette virée militaire de l'Union Africaine sur la petite île d'Anjouan ?

L'Union Africaine peut s'enorgueillir d'avoir réussi un coup d'éclat susceptible de retarder sa chute en enfer ?

L'intervention militaire était-elle l'option la plus irréversible ? Toutes les voies de la médiation étaient-elles épuisées? Le recours à la force autrement n'était-il que la conséquence d'une situation de crise larvée ?

D'emblée, nous ne le pensons guère, puisque l'Union Africaine s'est résout de ne traiter qu'avec un seul partenaire, l'Union des Comores.

En procédant ainsi, l'Union Africaine a démontré des limites dans la gestion des mécanismes du contentieux Comorien. Elle aura, en tout cas, choisi son camp.

Ces pratiques partisanes ont fait de l'organisation Panafricaine, un club des chefs d'Etat. On n'est pas les seuls à le penser profondément.

Cet avis est partagé par bon nombre d'observateurs.

La faillite de l'Union Africaine vient en partie de la crise d'approche dans le règlement des crises.

Les Comores n'ont pas échappé à la règle. Et ANJOUAN à travers, le débarquement militaire du 25 mars 2008, en aura sensiblement fait les frais d'une opération aux conséquences substantielles.

« DEMOCRATIE COMORES » est la résultante d'un faisceau de faits événementiels empreints de contrevérités, de montages en tous genres pour capter ou orienter l'opinion nationale et internationale vers un point de non retour ?

Le débarquement militaire a eu lieu avec son corollaire de malheurs et après ?

L'Autorité de l'Union des Comores a mobilisé toutes les ressources humaines, matérielles et doctrinales pour arriver à ses fins.
La diplomatie Comorienne n'est jamais à la traîne.

Plutôt que de servir les intérêts du pays et ceux des Comoriennes et Comoriens, la diplomatie comorienne a été mise au service de la campagne propagandiste pour faire aboutir ses plans machiavéliques.

Il est à regretter que des pays tels que la Tanzanie et le Soudan aient été naïfs pour accéder au discours du Président SAMBI sur le caractère urgent du débarquement militaire à ANJOUAN.

Sans chercher à recueillir l'opinion de la cinquantaine des Etats membres de l'Union Africaine, le Conseil de Paix et de Sécurité a entériné unilatéralement le principe du recours à la force contre ANJOUAN.

La partie Anjouanaise n'a jamais été associée aux démarches de l'Union des Comores encore moins celles de l'Union Africaine.
Elle a été complètement exclue des travaux et des formalités en cours pour dégager un plan de règlement consensuel ou définitif dans le conflit Comoro-comorien.

Le parti pris de l'Union Africaine dans la crise Comorienne demeurera un précédent grave au devenir de notre organisme Panafricain.

L'un des petits Poucets des Etats membres de l'Union Africaine, ANJOUAN, a subi les affres dictatoriales de l'Union Africaine.

Les mêmes causes produisent les mêmes effets.
Que l'Union Africaine a fait du Kenya ? Que l'Union Africaine a fait du Zimbabwe ? Que l'Union Africaine a fait du Darfour soudanais? Que l'Union Africaine a fait de la Côte d'Ivoire ? Que l'Union Africaine a fait du RDC Congo ?
Et bien d'autres pays Africains en instance de transition politique.

A- Avant l'opération « DEMOCRATIE COMORES » sur l'Ile d'ANJOUAN

Dans le bras de fer qui a opposé l'Union des Comores à l'île d'ANJOUAN sur le caractère valide ou non du scrutin Présidentiel de l'île du 10 juin 2007, l'Afrique du Sud, par l'entremise respectivement du comité des pays de la Région, de l'Union Africaine, a eu, à conduire, en sa qualité de pays coordonnateur du processus de la Réconciliation Nationale et des efforts sur les Comores, la médiation, entre les parties comoriennes en conflit, (Comores – ANJOUAN), avant le refroidissement des relations entre l'Union des Comores et l'Afrique du Sud, sur les suites à donner à la problématique comorienne.

Faut-il rappeler, si besoin est, l'origine de la crise, qui est, fondamentalement juridico-institutionnelle ? (cf.article 80 du code Electoral, Constitution d'ANJOUAN...) et qui a amené l'Union des Comores conjointement avec l'Union Africaine, à commanditer une expédition militaire, au mépris du DROIT et de la MORALE sur l'Ile d'Anjouan.

Une étude va permettre un jour, de lever les ambiguïtés et les distorsions qui entourent les atermoiements d'une opération militaire à rebondissements.

En effet, les jours qui ont précédé le lancement de l'opération « DEMOCRATIE COMORES », du nom du débarquement des Forces coalisées, (TANZANIE, SOUDAN...) et les Forces comoriennes dans l'île d'ANJOUAN, pour déloger le colonel BACAR et faciliter la tenue de l'élection Présidentielle à ANJOUAN, les medias et la Presse internationaux, régionaux et nationaux, tous mobilisés car conditionnés par un tissu de mensonges de la part de l'Autorité de l'Union des Comores sur l'option militaire dans l'île d'ANJOUAN, se sont déchaînés contre ANJOUAN et son idéal, dans une campagne médiatique excessive.

Pas une journée ne s'écoulait sans qu'ANJOUAN ne fasse la une des journaux, pas une journée ne s'écoulait sans qu'ANJOUAN ne défraie la chronique dans les medias mettant en relief une situation de chaos et de désordre à ANJOUAN accusant tantôt ANJOUAN, d'île rebelle tantôt d'île séparatiste voire d'espace où l'on viole les DROITS Humains.

Une campagne de dénigrement au ton populiste qui rangeait ANJOUAN et ses dirigeants dans le clan des démons ainsi que leur mode opératoire et qui a eu comme conséquences immédiates dans les forums de faire rallier les alliés sceptiques des Comores à la démarche belliqueuse de l'Union des Comores.

La classe politique grand comorienne, au départ, divisée sur le contentieux électoral Anjouanais, a fini par se réconcilier avec les positions extrémistes de l'Union des Comores.

B- Au cours de l'opération « DEMOCRATIE COMORES » à ANJOUAN

La nuit du lundi 24 au 25 Mars, le Président SANBI s'adressera sur les ondes de l'O.R.T.C, la station Radio Comores, pour annoncer, solennellement le débarquement imminent à ANJOUAN.

Le cabinet militaire de la F.G.A (Force de Gendarmerie Anjouanaise) réuni en session extraordinaire, a examiné en profondeur le parachutage au-dessus de Mutsamudu des tracts invitant les Autorités politiques, les militaires ainsi que la population civile à cesser toute activité professionnelle et à rester enfermé dans leur foyer.

Par la suite, par la voix de son porte-parole du jour, le Gouvernement Anjouanais, invite au contraire, la population à ne pas céder à la panique et à vaquer à leurs occupations.

Aux alentours de minuit, le débarquement militaire a bel et bien commencé par l'occupation de la localité de Domoni dans l'est de l'île, par les Soudanais.

Les premiers obus et roquettes se sont faits sentir dans la baie de Ouani-Mutsamudu vers 4 heures du matin.

Plus aucun doute, l'Opération »DEMOCRATIE COMORES » est entrée dans sa phase exécutoire, l'étape opérationnelle proprement dite.

Les Forces coalisées ne se sont heurtées qu'à une faible résistance pouvant s'expliquer par la volonté manifeste des éléments de la Force de Gendarmerie Anjouanaise de se préserver et de battre en retraite.

Ce comportement a soulevé beaucoup d'interrogations.
1- Est-ce un mot d'ordre délibéré du commandement central de la Force de la Gendarmerie Anjouanaise ? et quel en est son contenu ?

2- Ou tout simplement un aveu d'impuissance de la Force de la Gendarmerie Anjouanaise après que cette dernière ait évalué les forces en présence ?

Toujours est-il que la progression des forces de la coalition a été très soutenue et sans heurts.
Cela a conduit ces dernières à contrôler et à sécuriser une grande proportion du territoire Anjouanais dans la seule journée du Mardi 25 Mars 2008.

Et comme cela semblait une évidence, les Anjouanais n'ont pas pris part au combat à l'instar de l'expédition militaire de 1997.

Bien au contraire, la majeure fraction de la population Anjouanaise a accueilli avec soulagement l'intervention des Forces de la coalition de l'Union Africaine. Et elle n'a pas manqué de le démontrer à travers les acclamations et les cris de joie.

Mieux que cela, à certains endroits, la population Anjouanaise a coopéré et souvent servi d'éclaireurs pour traquer les militaires de la Force de Gendarmerie Anjouanaise.

Dans cet élan d'euphorie, cette même population a activement joué un rôle actif aux scènes de pillage et à la démolition des biens des cadres et des dignitaires du régime déchu, elle a aussi participé aux actes mollestage, de vandalisme, de vol du patrimoine administratif et là où le bats blesse, au lynchage de certains sympathisants et personnalités proches de BACAR.

De comportements démesurés en actes républicains, la population Anjouanaise vouée à la cause du Président SAMBI, s'est donc rendu coupable d'actes d'agression caractérisés aux militants de rang inférieur se réclamant de la mouvance BACAR, d'insultes et de pugilats, une attitude inqualifiable digne d'un conflit aux allures inter-ethniques.

Une chasse à l'homme, tous azimuts et sans précédent a été enclenchée menée conjointement par « les escadrons de la mort », les milices parallèles et l'A.N.D (Armée Nationale de Développement) et visant les membres du gouvernement, le cabinet Présidentiel, les élus, les cadres et les dignitaires, a été particulièrement de plus musclée.

Les arrestations sont opérées sans mandat express et de grâce par l'Armée Nationale de Développement.

L'Armée Nationale de Développement, détachement militaire, a vigoureusement procédé aux interpellations en usant des moyens de coercition faisant rappeler les pratiques des goulags russes, quadrillage du périmètre incriminé, tirs de sommation, saccage des lieux et enlèvement des personnes recherchées ..., voire séquestration, s'ensuivent le passage à tabac, les pires sévices corporels par des lieux indiqués comme le Port de Mutsamudu, les Brigades de gendarmerie de Ouani et de Domoni.

Des camps de torture sont établis un peu partout dans l'île servant de transit forcé avant l'admission à la maison d'arrêt de KOKI.

Les militaires comoriens ayant accompagné les militaires tanzaniens et les militaires soudanais se sont servis de ces derniers pour régler leur compte
vis-à -vis de tous les collaborateurs de BACAR et des gendarmes de la Force de Gendarmerie Anjouanaise.

D'une opération annoncée en grandes pompes par le Conseil de Paix et de Sécurité (C.P.S) de l'Union Africaine, les dérives totalitaires ont été légion et auront entamé sérieusement la crédibilité de l'opération.

Tout à fait dans un autre registre et plus grave encore, les medias et la Presse étrangers se sont lamentablement tus alors que se défile devant nos yeux un drame humanitaire.

Une vague d'arrestations particulièrement virulentes est initiée par les troupes des forces coalisées en renfort avec l'Armée Nationale de Développement.

Le caractère policier qui a entouré la série d'interpellations à l'endroit des proches de M.BACAR est une remise en cause à l'esprit de l'opération amorcée de par son contenu et son appellation comme le rétablissement de l'ordre constitutionnel dans une partie du territoire national.

Pendant qu'on mettait en avant les valeurs de Démocratie, il est établi sur le terrain que des actes graves violant les principes élémentaires de DROIT mêmes, sont entrain d'être perpétrés en présence des journalistes étrangers et des représentants des organismes non gouvernementaux, expatriés et nationaux.

Le point d'orgue « des opérations d'épuration ... » qui a suivi le débarquement militaire est la démission flagrante de ces mêmes medias et de la Presse étrangers sur le drame humanitaire et qui a pris des proportions de génocide à l'endroit de tout proche et sympathisant de M.BACAR.

L'histoire est témoin. Mais R.F.I, tout comme R.F.O Mayotte, la presse Mahoraise et Réunionnaise ...etc auront des comptes à rendre un jour ou peut être qu'une force occulte ayant parrainé toute la pression médiatique de perversion sur ANJOUAN provoquera des dommages collatéraux à ses commanditaires.
A qui profite ce crime ?

C- Après l'Opération « DEMOCRATIE COMORES »

Après le passage incontournable des prisonniers, civils ou militaires dans les camps de torture à savoir le Port de Mutsamudu, les Brigades de Ouani et de Domoni.

Ce lundi 21 avril 2008, presque un mois après les rafles « des acolytes » de M.BACAR s'opèrent toujours par centaine à travers les différentes localités de l'Ile.
Ces procédés, d'une autre époque, n'épargnent personne, petits ou grands, filles ou garçons, personnes adultes ou âgées, hommes et femmes, tous dans le collimateur des troupes de l'Armée Nationale de Développement, sont sommairement interpellables pour n'importe quel prétexte.

Les traques sont extrêmement impitoyables, elles s'opèrent de jour comme de nuit dans une atmosphère de terreur généralisée.

Elles sont l'expression vivante de tant de rancune, de rancœur et de haine accumulées par les oppositions d'approche et de style entre les camps BACAR et SAMBI.

Pour les prisonniers civils ou militaires, l'admission dans le village pénitentiaire est une délivrance masquée dans le contexte de l'heure.

La maison d'arrêt de KOKI est un des rares établissements pénitentiaires de l'Ile d'ANJOUAN. Il a une capacité d'accueil estimé à 60 détenus. On s'attardera ultérieurement sur ces détails liés aux conditions de détention et de séjour dans la Prison de KOKI et le sort des 600 à 700 détenus de KOKI.

La maison d'arrêt de KOKI est tombée sous le contrôle des Forces tanzaniennes conformément aux clauses conclues entre le Gouvernement Comorien et les Forces de la coalition présentes sur le terrain des hostilités.

Elles assurent la sécurisation de l'ensemble des détenus admis dans la structure face aux risques d'agression des troupes de l'Armée Nationale de Développement, animées de mauvaise foi, de haine récurrente et vouées à régler des comptes envers les Bacaristes plutôt que sécuriser et rassurer la population, l'invitant au contraire dans sa campagne d'embrigadement et d'excitation dans sa course folle aux cycles de vendetta.

Ces cas ont été nombreux et signalés un peu partout, une atmosphère de violence s'est installée, le malaise est à son comble.

Plus que jamais, « DEMOCRATIE COMORES » s'est complètement métamorphosé, vidé de toute sa substance.

La violence physique, la violence des mots se lit manifestement dans les yeux des soldats comoriens. Et plus aucun organe de décision ne semblait être intéressé de chercher à calmer les ardeurs et les passions des militaires de l'Armée Nationale de Développement.

Toute la chaîne de commandement de l'Armée Nationale de Développement était informée voire même coupable de ces actes répréhensibles aux yeux du Droit mais aucune mise en garde n'a été de mise ni par l'état major, ni par le pouvoir politique encore moins par la justice. L'heure est grave et l'insouciance et le mutisme sont devenus la règle.

D'emblée, l'image, à première vue qui choque n'est autre que la surpopulation carcérale avec tout son corollaire de malheurs, des cellules qui ne sont pas aménagées pour accueillir une population aussi élevée et qui aura causé ici et là des foyers de contamination de la dysenterie, typhoïde, fièvre, la toux, conjonctivites ...etc

Les prisonniers sont entassés par groupe de 150 par cellule. L'exiguïté des lieux oblige ces derniers à dormir à même par terre.

Ce qui occasionne d'énormes désagréments sur le plan hygiéno-
sanitaire et autres.

L'alimentation est de piètre qualité mais comble du malheur la quantité n'a jamais été au rendez-vous.
Ce qui cause des dégâts au niveau des pensionnaires de KOKI soumis au régime alimentaire.

L'eau courante est impropre. Et elle offre des risques majeurs de contamination de toutes sortes de maladie (typhoïde, Cholera etc ...)

Trois services de toilettes sont seulement mis à la disposition des 600-700 prisonniers de KOKI. Là aussi, les prisonniers en souffrent et par réaction à cela, chaque coin et recoin est transformé en chiotes, ce qui constitue aussi une source potentielle de transmission des maladies.

Les conditions d'hygiène sont critiques.
Tout est réuni dans ce « Guantanamo anjouanais » pour en faire des morts à petit feu, silence on tue.

Le ravitaillement en vivres n'est pas régulièrement assuré par les instances administratives compétentes. Des détenus restent très souvent sans le moindre contact avec leurs familles. Les raisons sont très simples :

- l'éloignement des familles par rapport au village pénitentiaire.
- les maigres revenus des familles des détenus ne les autorisent pas à faire le déplacement tous les jours et à approvisionner ces derniers eu égard à l'impact de la misère endémique qui sévit aux Comores.

De tout cela, cela pose un sérieux problème de gestion de l'espace, de ses occupants et de leurs conditions de détention et de séjour.

Si rien n'est fait, on risque fort de déplorer des morts. Déjà, l'hôpital de Hombo, à ce jour, aura enregistré et continue d'accueillir des patients issus du centre pénitencier de KOKI.

Ce phénomène de surpopulation carcérale avait contraint l'Autorité de l'Union des Comores à faire déporter de manière discrétionnaire 100 prisonniers à Moroni. Les conditions de l'enlèvement de ces 100 prisonniers ont été plus poussives. L'opération avait suscité émoi et consternation dans les rangs des détenus.

D'une séquestration, à deux convois de détenus (ont été) déportés à Moroni pour, soit disant alléger, les effectifs de KOKI, l'incompréhension est vive.

Ce jeudi 1er Mai 2008, il nous a été donné de constater et de voir se dérouler dans le camp de concentration un scénario digne d'un psychodrame. C'est la présence spontanée d'une demi section de militaires de l'Armée Nationale de Développement cherchant à s'assurer du gardiennage conjoint des détenus avec les Tanzaniens.

En tout cas, on a l'impression de voir se dessiner à l'horizon une nouvelle donne.

Les Forces coalisées sont de plus en plus en retrait, de manière progressive et l'initiative de la nouvelle situation semble graduellement passer au contrôle de l'Armée Nationale de Développement.

Cela donne à penser que le sort des détenus de KOKI revêt un caractère militaire ? On le saura dans les jours à venir.

Mais de l'avis de tout commun des mortels, il est inadmissible pour les Tanzaniens et le Soudan, pays contributaires des Forces d'intervention sur ANJOUAN, qui portent une responsabilité grave dans l'après débarquement, de ne pas s'impliquer dans les efforts de faire pacifier à défaut réconcilier les Comoriens.

Ils ne peuvent pas, n'ont pas le droit d'abandonner ANJOUAN dans son triste sort.

Par ailleurs, l'internement n'a que trop duré, les détenus sont quasiment à leur 40ème jour. C'est de trop et le comble est le fait que, les détenus n'ont jamais été notifiés des chefs d'inculpation qu'on leur reproche.

Cela s'apparenterait à une détention arbitraire. Tout observateur aura compris au moins une chose.

Parmi les détenus sinon tous, des personnes sont ou individuellement ou collectivement visées et donc placées et qu'on chercherait par la suite à fomenter des chefs d'accusation. Cela est palpable de par les approximations et les flottements liés à la gestion de l'affaire en cours.

De tout ce qui précède, les forces qui ont encadré les Comores dans l'expédition militaire du 25 Mars 2008, doivent s'assumer pour revendiquer, au pire des cas, un procès équitable. Auquel cas, nous les tiendrons pour responsables d'avoir contribué à faire entamer et de manière durable l'Unité des Comoriens.

En conclusion, en dépit de la convention de Genève sur la gestion des prisonniers, les détenus de KOKI ne peuvent se prévaloir d'aucun droit. Ils ne sont soumis qu'au règne de l'intimidation, de la contrainte et de toutes les formes de violation sur la personne humaine.




UN REGARD VERS L'ELECTION DU PRESIDENT DE L'ILE D'ANJOUAN SOUS LA SUPERVISION DES FORCES COALISEES TANZANIE-SOUDAN

Il serait regrettable que le pays qui préside l'Union Africaine actuellement continue à se laisser endormir par les Autorités Comoriennes.

La Présidence de l'UA a diligenté un débarquement militaire destructif à ANJOUAN avec pour cause corriger une élection qui serait tenue en l'absence du groupe des candidats qui s'opposeraient à M.BACAR.

1- Autour de l'élection projetée, on assiste à l'instauration du non droit aux Comores : de la nomination du Président par intérim à la mise en place du Gouvernement de transition et de la commission insulaire électorale.

2- L'élection serait encadrée par les Forces coalisées certes avec l'incarcération de tous ceux qui incarnent l'opposition Anjouanaise vis-à-vis du système SAMBI.

On est en passe d'éduquer les Anjouanais à s'orienter inéluctablement vers le système politique à parti unique. Un système qui fomente des candidats à l'intérieur du même parti.

M.B. Rene
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Samedi 10 mai 2008
APA - Moroni (Comores) Le président de l'Union des Comores Ahmed Abdallah Mohamed Sambi a procédé ce samedi à de nouvelles nominations dans les medias publics de son pays avec notamment le remplacement de la directrice générale de l'office de radiotélévision des Comores (Ortc) par l'actuel directeur général du Protocole à la présidence de la République.

L'ancienne directrice générale de l'Ortc Mme Radhuia Abdou est l'épouse du président de l'île de Ngazidja, Mohamed Abdouloihabi, dont les relations avec l'exécutif de l'Union se sont nettement dégradées ces derniers temps.

Elle paie surtout, à travers ce licenciement, ses nombreuses absences au travail, parce que souvent occupée par ses activités de première Dame de Ngazidja (œuvres caritatives, voyages). Son licenciement est intervenu alors qu'elle accompagne son epoux pour une visite officielle en France.

Le Directeur du quotidien d'Etat Al - Watwan, Mohamed Boudouri, nommé en juillet 2006, a été lui aussi relevé de ses fonctions. Il a été remplacé par M. Djaé Ahamada, directeur général de l'information jusqu'à sa nouvelle nomination. Il a été informé de son remplacement par un de ses confréres.

Il lui est reproché la liberté de ton du quotidien qu'il manage et ses attaques régulières contre certaines mesures du gouvernement central.

Dans un article consacré à la crise entre la France et les Comores sur la question de Mayotte, le journal a ouvertement accusé les autorités nationales d'avoir « violé la constitution » en acceptant la reconduite aux frontières des ressortissants comoriens résidents à Mayotte.


IM/of/APA
10-05-2008
par habari
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Samedi 10 mai 2008

MORONI - Une élection présidentielle sera organisée les 15 et 29 juin dans l'île comorienne d'Anjouan pour remplacer l'ancien président et homme fort de l'île Mohamed Bacar, destitué par la force fin mars, selon un décret du président de l'Union des Comores publié à Moroni samedi.

"Les élections se dérouleront les 15 et 29 juin", a confirmé au téléphone à l'AFP le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Ali Saïd.

Mohamed Bacar, président d'Anjouan depuis mars 2002 mais dont la réélection en juin 2007 avait été jugée illégale par l'Union des Comores et l'Union africaine (UA), a été renversé fin mars lors d'une opération militaire baptisée "Démocratie aux Comores" conduite par l'armée comorienne et des troupes mandatées par l'UA.

Il était reproché à M. Bacar d'avoir maintenu l'organisation du scrutin de juin 2007 alors que l'Union en avait demandé le report après des affrontements en mai 2007 entre l'armée comorienne et des gendarmes fidèles à M. Bacar. Depuis lors, M. Bacar avait refusé d'organiser un nouveau scrutin.

"La campagne électorale débutera le 30 mai et sera close le 13 juin", a précisé Ali Saïd ajoutant que "pour le second tour, la campagne ira du 18 au 27 juin".

Depuis le renversement de l'homme fort d'Anjouan, c'est le président de la Cour d'appel d'Anjouan, Lailizamane Abdou Cheik, qui occupait les fonctions de président par intérim de l'île, avec pour mission d'organiser de nouvelles élections.

Les présidents des îles autonomes de Grande Comore, de Moheli et d'Anjouan, composant la fédération comorienne, sont placés sous l'autorité d'un président et d'un gouvernement de l'Union comorienne.

L'Union des Comores est secouée depuis des années par des conflits de compétence entre les trois îles de cet archipel pauvre de l'océan Indien, dotées chacune de ses propres institutions, et l'Etat fédéral.

Anjouan avait fait sécession en 1997, avant de rentrer dans le giron des Comores fin 2001.

par habari
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Vendredi 9 mai 2008

Loin du discours officiel selon lequel le séparatisme est mort, les anciens acteurs de la sécession de Ndzuani n'ont pas renoncé à "l'autonomie" de leur île. Doivent-ils être traités en tant que force politique légitime ou considérés comme des hors-la-loi ? Après la chute de Mohamed Bacar, un débat national s'impose.



Le séparatisme est mort", a lancé le 5 avril dernier le président de l’Union des Comores Ahmed Abdallah Sambi, de retour à Ndzuani après onze mois d'interdiction “de territoire” par le régime Bacar, et dans l'euphorie de l'après débarquement. Plus qu'un slogan, il s’agit là d’une conviction partagée par une partie de l'opinion comorienne, qui voyait en la personnalité du colonel Bacar, à la tête de l'exécutif anjouanais depuis 2001, l'incarnation du séparatisme insulaire. La victoire militaire du 25 mars contre l'ancien président a donc brisé un mythe. Celui de la citadelle imprenable, et de la théorie séparatiste de la fin de l'Histoire qui avait rallié le 3 août 1997 autour d'une lame de fond contestatrice, les gueux et les nantis, l'illusion et l'utopie, la légitimité et la manipulation. De ce point de vue, l'opération de la coalition a effectivement porté un coup dur aux certitudes qui ont permis aux séparatistes de tenir plus de dix ans sur leurs intransigeances autonomistes. Etait-ce pour autant un coup fatal ?

"Ce discours n'est pas seulement naïf, il est surtout démagogique", analyse Anli Yachourtu Jaffar 1. Militant séparatiste radical, ancien membre de l'Organisation pour l'indépendance d'Anjouan (OPIA), son propos ne se démarque pas de ce qu'on entend communément dans les rues de Ndzuani. "Bacar a certes fauté pour avoir humilié, torturé ses frères anjouanais et dilapidé les fonds publics, mais dans le même temps, il a affirmé la personnalité anjouanaise et bien défendu les intérêts de l'île vis-à-vis de l'Union", soutient Mouhtar, un jeune cadre qui ne porte pas l'étiquette de séparatiste et qui ne peut être soupçonné d’être un pro-Bacar.  Selon Mouhtar, "les Anjouanais se sont ralliés à l'intervention du 25 mars pour renverser un régime qui leur était devenu insupportable, mais pas pour remettre en cause les acquis d'une autonomie gagnée depuis dix ans".

Un discours dont la portée politique n'est pas négligeable puisqu'il est au cœur du positionnement de l'électorat intellectuel de l'île, qui aura à se déterminer lors de la prochaine élection présidentielle annoncée pour la fin jun. "Nous avons soutenu Sambi, mais nous ne voulons pas un chef de l'île qui lui serait soumis", ajoute Ahmed. Le propos n'est pas éloigné de celui d'Anli Yachourtu Jaanfar. "On veut faire passer le soi-disant séparatisme comme étant le fait de personnalités qu'il suffirait d'éliminer ou d'écarter de la scène politique pour que tout soit réglé. On veut de ce fait nier la réalité économique, sociale et politique de ce mouvement qui se nourrit d'injustice, d'iniquité et de frustrations, un mouvement de fond, qui propulse pour la première fois, sur la scène politique, les grandes masses défavorisées d'Anjouan. Rien ne peut plus être comme avant", prévient l'ancien militant de l'OPIA.

Dans l'euphorie des premiers jours de l'opération "Démocratie aux Comores", la foule qui exulte et savoure la chute d'un régime qui l'avait murée dans le silence, se garde bien de commenter l'avenir. Mais certaines scènes prises sur le vif révèlent une réalité complexe. Dans une rue de Mutsamudu, une banderole orpheline flotte au vent. On peut y lire : "Le séparatisme est enterré". Comme pour accentuer l'ironie du slogan, à quelques pas de là, Fundi Abdallah Ibrahim, l'homme de la proclamation de l'indépendance de l'île le 3 août 1997, premier président de "l'Etat d'Anjouan", marche d'un pas alourdi par l'âge, mais dans la quiétude. Alors que les sous-fifres du régime Bacar se planquent pour échapper à la vindicte populaire -quand ils n’ont pas été arrêtés-, les chantres du séparatisme déambulent librement.

(la suite dans Kashkazi n°72)



 

2008-05-09

par habari
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Vendredi 9 mai 2008
The Foreign and Commonwealth Office today changed its travel advice to Comoros. We no longer advise against all travel to Anjouan and all but essential travel to the rest of Comoros as the situation has calmed since the election, though Anjouan remains tense. We now advise against all but essential travel to Anjouan. The relevant summary point now reads:

"We advise against all but essential travel to the island of Anjouan. Following disputed elections on the island of Anjouan in June 2007, troops invaded on 24 March 2008."

Notes for Editors

Full details of the revised travel advice for Comoros are available on the Foreign Office website (http://www.fco.gov.uk).

FCO Travel Advice can also be obtained on the following telephone number: 0845 850 2829.

FCO Travel Advice is kept under constant review. This advice is based on our latest assessment of the situation in Comoros.

Press Office,
Downing Street (West),
London SW1A 2AL



Source: 7th space.com
par habari
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Vendredi 9 mai 2008

HARARE (AFP) — Le président sud-africain Thabo Mbeki est arrivé vendredi à Harare pour ses premières discussions avec son homologue zimbabwéen Robert Mugabe depuis l'annonce des résultats du premier tour de la présidentielle il y a une semaine.

M. Mbeki a été accueilli par M. Mugabe à l'aéroport international de Harare. Les deux hommes se sont rendus ensuite au siège de la présidence zimbabwéenne, selon la même source.

Selon les résultats publiés le 2 mai, Mugabe a perdu le premier tour de l'élection présidentielle du 29 mars face au chef de l'opposition Morgan Tsvangirai, mais devrait se présenter au second, dont la date n'est pas encore fixée.

.Les avocats du parti au pouvoir et de l'opposition se retrouvent par ailleurs au tribunal électoral au sujet des recours déposés contre les résultats des législatives du 29 mars dans la moitié des circonscriptions.

La pression diplomatique s'accroît sur le Zimbabwe afin qu'il accepte des observateurs du monde entier au second tour de la présidentielle, dont la date reste inconnue, alors que le régime réfute les accusations d'attaques contre des opposants au président Robert Mugabe. L'opposition a dénoncé jeudi un accroissement des violences, avec 30 de ses militants tués depuis les élections générales du 29 mars. Une syndicaliste a fait état de 40.000 personnes déplacées par l'action de milices. Mais les forces de l'ordre ont minimisé la gravité des incidents.

Six jours après l'annonce des résultats du premier tour donnant Morgan Tsvangirai, 56 ans, chef du Mouvement pour le changement démocratique (MDC, opposition), devant Mugabe, 84 ans dont 28 au pouvoir, la commission électorale n'a toujours pas communiqué la date du second tour.

Tsvangirai, qui a revendiqué sa victoire dès le premier, a accusé le chef de l'Etat de terroriser les Zimbabwéens afin qu'ils votent en sa faveur au second et lui assurent un 6e mandat.

L'étau s'est resserré en outre autour des médias avec l'annonce jeudi de l'arrestation d'un photographe de l'agence de presse Reuters et du rédacteur en chef de l'hebdomadaire local The Standard. L'agence a précisé dans la soirée que son photographe, détenu depuis lundi, avait été libéré.

Dans son dernier bilan des violences, le MDC a fait état de 30 de ses militants tués par des partisans de Mugabe dans des zones rurales.

"Chaque jour apporte son nouveau lot d'histoires sanglantes sur des êtres humains maltraités. C'est inquiétant", a dénoncé le porte-parole du parti, Nelson Chamisa. "C'est pourquoi nous supplions à genoux la communauté internationale d'aider à faire cesser ce carnage."

Selon la secrétaire générale du Syndicat des ouvriers agricoles du Zimbabwe, Gertrude Hambira, des dizaines de milliers d'entre eux et leurs familles ont fui des attaques et actes d'intimidation de "miliciens vêtus d'uniformes militaires". "Depuis les élections, nous avons répertorié 40.000 déplacés (...) accusés d'avoir voté pour l'opposition", a-t-elle déclaré à Johannesburg.

Des organisations de défense des droits de l'homme, dont Amnesty International et Human Rights Watch, ont déjà accusé les forces de l'ordre d'être complices de ces violences.

Mais l'armée a affirmé qu'elle prenait "catégoriquement ses distances (...) vis-à-vis de telles activités". Et un porte-parole de la police, Wayne Bvudzijena, cité jeudi par le quotidien d'Etat The Herald, a mis en doute le bilan du MDC, affirmant: "trois des cas ne sont pas fondés, les autres font l'objet d'une enquête".

La communauté internationale se montre toutefois de plus en plus inquiète. La Maison Blanche a souligné jeudi que la "violence et l'intimidation doivent cesser", estimant que "Mugabe et ses partisans doivent s'abstenir d'agir ainsi contre ceux qui soutiennent l'opposition".

Egalement préoccupé, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a déclaré que les "futures étapes du processus électoral doivent être organisées de manière pacifique, crédible et transparente en présence d'observateurs internationaux".

Et le Premier ministre britannique Gordon Brown a demandé que le scrutin se déroule "sous la surveillance de la communauté internationale tout entière".

Des observateurs africains et de pays amis, tels que la Chine, avaient assisté au premier tour, mais pas ceux de l'Union européenne et des Etats-Unis, qui ont adopté des sanctions contre les dignitaires du régime après la réélection controversée de Mugabe en 2002.

Le second tour devrait théoriquement se tenir 21 jours après les résultats. Mais la commission électorale a déjà averti que cela pourrait prendre plus de temps.

par habari
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Vendredi 9 mai 2008
Le conseil de paix et de sécurité (Cps), de l'Union africaine réuni à Adis Abeba dans son 124ème réunion du 30 avril, s'est penché sur la situation aux Comores, après le succès de l'opération ''Démocratie aux Comores'' qui a rétabli l'ordre constitutionnel à Anjouan. Dans son rapport, Francesco Madeira préconise de ne pas se limiter aux seuls ''aspects sécuritaires'', mais ''d'apporter une assistance aux Comores dans le domaine de la gouvernance et du relèvement socio-économique''.

Le conseil décide ''de proroger le mandat de la Mission d'assistance électorale et sécuritaire pour une période additionnelle de six mois''. La Maes va ''appuyer les efforts des autorités comoriennes en vue de la collecte des armes et munitions à Anjouan'' (détenus par des civils) et ''apporter l'assistance requise'' en vue de l'organisation de l'élection du président d'Anjouan. Sa présence dissuasive va, selon le CPS, ''contribuer à la création des conditions sécuritaires requises en vue de la tenue d'élections libres, régulières et transparentes''.
A ce propos, le porte-parole du gouvernement de l'Union, A S. Bakar a précisé qu'''une centaine de militaires soudanais resteront pour appuyer les quelques 200 militaires tanzaniens sur place depuis le début...''.

Processus interrompu

''Les dates indicatives pour les élections à Anjouan, précise-il, sont courant mai, pour le premier tour et juin pour le second tour. Tout est fin et il ne reste que l'impression des bulletins''. Abdourahim Said Bakar indique que ''le gouvernement a introduit une requête auprès de la Cour constitutionnel pour disqualifier le colonel Mohamed Bacar de la course aux élections présidentielles, pour les crimes qu'il a commis''.

La classe politique comorienne est plutôt divisée quant aux modalités de déroulement du scrutin présidentiel à Anjouan, tel qu'envisagé par la Cour constitutionnelle. Dans son discours d'installation du président intérimaire à Anjouan, le président de la Cour constitutionnel, Mouzaoir Abdallah, avait démontré la nécessité d'un retour rapide à la légalité, jugeant nécessaire de reprendre le processus électoral au stade où il a été interrompu, le 10 juin 2007. Pour sa part, Idriss Mohamed, l'un des leaders du Front Démocratique, estime que ''le processus électoral à Anjouan, interrompue par la rébellion doit être repris dans sa totalité pour permettre à tous ceux qui le veulent de faire acte de candidature''.

La mission de la Maes apportera son assistance pour ''aider à la mise en place d'une force de sécurité intérieure à Anjouan'' après la dissolution des Forces de la gendarmerie d'Anjouan et soutenir, ''dans la limite de ses capacités'', la réorganisation de l'Armée nationale de développement. Cette mission doit, également, après les élections, ''appuyer les travaux du Comité inter-comorien sur la détermination des compétences constitutionnelles entre l'Union et les Iles autonomes, ainsi que les efforts visant à rationaliser les arrangements institutionnels actuels aux Comores''.

Le rapport présenté par Francesco Madeira qui a abouti aux résolutions du conseil de paix et de sécurité, préconise de ne pas se limiter aux seuls ''aspects sécuritaires'', mais ''d'apporter une assistance aux Comores dans le domaine de la gouvernance et du relèvement socio-économique''. C'est dans ce cadre qu'il est prévu de dépêcher aux Comores, ''le plus rapidement possible'', une mission de la Commission, à laquelle seraient associées les institutions compétentes partenaires de l'Ua, notamment la Ligue des Etats arabes, l'Union européenne, les Nations unies et la Francophonie, ''pour une évaluation conjointe plus précise des besoins et pour une meilleure coordination de l'action des uns et des autres''.
Dans une lettre datée du 7 avril dernier et adressé au président de la commission de l'Ua, le président Sambi, souligne que l'espoir né du rétablissement de l'autorité de l'Etat à Anjouan ''ne peut se pérenniser sans un examen et une solution aux multiples problèmes auxquels se trouve confronté'' l'île d'Anjouan, la plus pauvre des Comores.

Si le président promet de ''lancer un grand chantier visant à assurer la relance socio-économique de l'île'', il lance un appel solennel à la communauté internationale dans son ensemble pour qu'elle appuie, avec la même détermination, ''l'oeuvre de reconstruction qui doit être entreprise à Anjouan, pour aider la population de l'île à sortir de la misère et de la précarité''.

Ahmed Ali Amir
Al-Watwan
par habari
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