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Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /Juil /2009 11:52

L’hostilité grandissante des Comoriens à l’égard de Yemenia n’incite pas d’autres compagnies à se positionner sur le Moroni - métropole. Air Austral, qui avait ouvert un Réunion - Mayotte - Moroni - Marseille en juin 2005, avait jeté le gant en octobre de la même année. La compagnie réunionnaise n’envisage pas de réouverture.

Toutes les compagnies s’y sont cassé les dents.

Depuis octobre 1999, au terme d’un accord signé avec les représentants de la République fédérale islamique des Comores, Yemenia est devenue le transporteur national de l’archipel. Yemenia n’a tenu aucun des engagements qu’elle avait pris en octobre 1999 en matière de formation d’équipages et de contrôleurs aériens comoriens, d’investissements dans le secteur du tourisme ou d’ouverture d’une agence locale. Elle a en revanche obtenu le privilège exorbitant d’être consultée sur l’arrivée de toute nouvelle compagnie et de fixer à sa guise les tarifs. Depuis des années, la compagnie yéménite n’a cessé d’accumuler les critiques. En mars dernier, le vice-président Idi Nadhoim, en charge des transports et du tourisme effectuait une visite officielle au Yémen. L’objet de la visite du vice-président était non seulement de renforcer les relations entre le Yémen et les Comores mais la question des conditions de transport à bord de Yemenia avait été au centre des discussions. Il s’agissait pour le vice-président d’obtenir de la compagnie des garanties pour améliorer l’accueil des passagers comoriens en transit à Sanaa et surtout de négocier des tarifs de vente de billets acceptables par les deux parties en basse et en haute saison. Après une valse-hésitation Yemenia a finalement décidé de maintenir sa desserte de Moroni. Les Comoriens devront faire avec car on ne se bouscule pas au portillon pour se poser à Hahaya. Toutes les compagnies aériennes s’y sont cassé les dents. Tour à tour, Air France, Corsair, Axis Airways, Air Bourbon ont dû renoncer aux vols long-courrier au départ de Moroni vers la France. Air Austral lors de la livraison de son troisième Boeing 777 200 ER avait inauguré en juin 2005 un Réunion - Mayotte - Moroni - Marseille. La compagnie, après avoir envisagé de remplacer en novembre de la même année Marseille par Paris comme bout de ligne, jetait finalement le gant. Officiellement Air Austral s’appuyait sur un rapport de l’aviation civile comorienne affirmant que la piste n’avait pas la portance suffisante. Depuis la compagnie réunionnaise se contente d’une rotation hebdomadaire le vendredi vers Moroni via Mayotte. “Nous n’envisageons pas dans l’immédiat de rétablir une liaison long-courrier au départ de Moroni, indiquait hier Gérard Ethève. Depuis 2005, nous avons rapatrié la totalité du matériel nécessaire à l’assistance du B.777 200 ER sur place. Nous n’avons pas été sollicités par les autorités, qu’elles soient françaises ou comoriennes. Cependant, nous sommes tout à fait disposés à nous mettre autour d’une table avec le gouvernement comorien si celui-ci en exprime le souhait.”

Alain Dupuis

 

Quand un journal arabe parle d’un missile français

Selon le quotidien Al-Sharq Al-Awsat, journal de langue arabe installé à Londres, l’Airbus A310 de la Yemenia n’a pas été victime d’un crash mais a été abattu par un missile de la marine française dont l’un des navires était présent dans la zone. Le journal cite comme source d’information un “fonctionnaire de l’île des Comores”. Le journal parle aussi de manœuvres militaires françaises et assure que l’avion se “trouvait au mauvais endroit au mauvais moment”. Cette information est-elle fiable ? Le quotidien Al-Sharq Al-Awsat n’indique pas s’il a ou non interrogé l’armée française. Autre élément qui permet de douter : le journal fait état des reproches des Comores à l’égard de la France “qui n’a pas coopéré suffisamment pour récupérer les corps des victimes et de trouver l’épave de l’avion”. Ce qui ne correspond pas vraiment à la réalité. A noter que depuis le crash, de nombreuses informations contradictoires circulent sur les sites d’information. On se souvient que Bahia, l’adolescente rescapée, a été présentée dans un premier temps comme un enfant de cinq ans et qu’un autre rescapé avait été annoncé retrouvé ; or, il n’en était rien. Dernière information en date sujette à caution, la boîte noire de l’Airbus aurait été, selon l’agence Associated Press, dimanche, détectée par un sous-marin. En lisant l’Agence France Presse, on apprend qu’un officier comorien a seulement évoqué le recours à un sous-marin pour récupérer les boîtes noires.

Par l'anjouanais
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Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /Juil /2009 11:48
 

C'était inévitable. »
Ibrahim, Comorien d'une quarantaine d'années, est sans appel : l'accident de l'A 310, au large du Yemen, était prévisible. Et les 150 voyageurs auraient pu avoir la vie sauve. Pour la petite communauté comorienne de Mon tpellier, rien de surprenant. « Depuis deux ans, je ne laisse plus mes enfants voyager ensemble, de peur de les perdre tous », explique Kalima, 45 ans. Car les anecdotes concernant la compagnie Yemenia ne manquent pas. Sonia, 23 ans, et Irchad, 20 ans, frères et soeurs, se rappellent d'un voyage, il y a un peu plus d'un an : « Après avoir atterri à Sanaa (au Yémen), on a changé d'avion, comme d'habitude. Et puis, sans aucune explication, on a atterri deux heures plus tard. On ne savait même pas où on était ! » Ibrahim a aussi
connu des voyages qui se sont transformés en cauchemar. « Il fallait être à l'aéroport de Marseille à 7 h. On nous annonce que l'avion ne partira qu'à 11 h, puis à midi. Finalement, on a décollé à 23 h. L'avion a atterri à Sanaa, à 6 h du matin. » L'attente, comme souvent, s'est alors éternisée dans une salle que les Comoriens appellent plus communément « la cave », endroit vétuste et non climatisé.
Selon certains, la compagnie prend l'habitude, sur le tarmac, d'utiliser des appareils interdits de vol en Europe. « Parfois, on entend la carlingue trembler et les ceintures ne fonctionnent pas », ajoute Kalina. Alors, certains, comme Ibrahim, ont décidé de prendre les devants : « J'ai décidé, après un voyage en juillet 2007, de ne plus partir avec cette compagnie. » Mais les quatre autres qui proposent le voyage sont plus onéreuses. Qu'importe pour cette petite communauté dont l'avion est « une véritable culture. Chez nous, c'est un moyen de transport usuel : pour se rendre au pays mais aussi pour voyager entre les trois îles des Comores », décrit Ibrahim. Pour le fils de Kalima, Elamine, 10 ans, l'accident est source continue de cauchemars. « J'ai peur quand mes frères et soeurs prennent l'avion. » Une peur que les Comoriens doivent surpasser, surtout en cette période de fête nationale propice aux retrouvailles et aux mariages. Sonia et Irchad partent la semaine prochaine.

Antoine GRENAPIN
Par l'anjouanais
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Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /Juil /2009 11:42

 

Le peuple comorien, célèbre aujourd'hui le 34e anniversaire de l'indépendance. Un anniversaire qui revêt une grande signification, illustrant le triomphe de la cause nationale et l'avènement d'une nouvelle ère de liberté et d'émancipation. Cet heureux anniversaire offre l'opportunité de méditer les leçons, les enseignements et la valeur citoyenne. L’indépendance des Comores est proclamée le 6 juillet 1975.C'est donc en ce jour mémorable, qui fait date dans l'histoire contemporaine de l'archipel des Comores et dont le souvenir restera à jamais dans la mémoire de tous les comoriens. Ce jour marqua en effet l'avènement de l'indépendance chèrement acquise au terme d'une longue et âpre lutte et de grands sacrifices ont été consentis par tous les wanantsi, et tenter de renforcer davantage leur détermination à défendre leur dignité et les symboles de la souveraineté nationale.

Ces mêmes vertus constituent aujourd'hui et constitueront pour toujours, les meilleurs atouts pour les îles Comores dans son combat pour le parachèvement de son intégrité territoriale, la préservation de sa souveraineté et de son unité, et l'édification d'un avenir prospère, insh'Allah.

Mais aujourd'hui, cet anniversaire est aussi une occasion pour le peuple comorien de rendre un vibrant hommage aux 152 victimes du crash d'un A310 de la compagnie Yémenia survenu le 30 juin au nord de la Grande comore. La fête a été célébrée dans la prière, la contemplation et le recueillement.

Cette cérémonie s'est déployée comme d'habitude sur la place mythique de l'indépendance dans la capitale comorienne, Moroni, en présence du président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, de l'ancien Chef de l'Etat, Le Colonel Assoumani Azali, des autorités religieuses, des représentants des forces de sécurité et du corps diplomatique.

Le programme voulu par le comité d’organisation de la fête nationale, s’est donc caractérisé par la sobriété et l’émotion : lecture en commun, par la foule présente Place de l’indépendance, du Saint Coran, la Surat Yassine plus précisément, suivie par les invocations et les prières du Grand Cadi, Saïd Mohamed Djelane et les discours dictées par la circonstance, du Cadi Saïd Mohamed Said Attoumane et du Chef de l’Etat, SEM Ahmed Abdallah Mohamed Sambi.

Des banderoles de couleurs vertes, bleues, rouges, jaunes et blanches, gravées de versets du Coran évoquant le deuil, ainsi qu'un drapeau de l'Union des Comores décoraient la place des Buldings.  

Le président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi a demandé dans son discours à la population de garder son calme, sa quiétude et d'accepter cette catastrophe comme le "choix d'Allah ". Dans son discours le chef de l’Etat, Foundi Sambi a remercié les pays amis : la France, les Etats unis, Madagascar, et l’Italie qui participent à la recherche de l'Airbus A310.

M. Sambi a abordé aussi dans son discours la bisbille entre la France et l'Union des Comores concernant l'île comorienne de Mayotte. Il a déclaré : ‘‘ La France est un pays ami, mais nous ne cesserons jamais de revendiquer Mayotte, l’île comorienne, comme le reconnaissent les résolutions des Nations unies. Si la France veut louer l’île de Mayotte même pour une période de cinquante ans, j’accepterais, mais jamais nous ne céderons sur la question de l’unité du pays et de son intégrité’’.

Le peuple comorien considère toujours que Mayotte fait partie de l'archipel des Comores avec les îles de la Grande-Comore, de Mohéli et d'Anjouan. Et est soutenu par des organisations régionales comme la Ligue des Etats arabe ou l'Union africaine.

Lors de cette cérémonie, le président comorien a fait chevalier du Croissant vert des Comores un marin, Libounah Matrafi, qui a prêté secours à la seule rescapée du crash, la jeune Bahia Bakari, agée de 13 ans, évacuée sur la France peu après le crash.

L'ancien président de la Fédération comorienne, Assoumani Azali, a en effet, affirmé dans un commentaire accordé  à la chaine française de Télévision, I-Télé : “ Nous souhaitons que l'archipel, aille de l'avant sur la voie du développement et de la modernité, et qu'il accède au troisième millénaire, doté d'une vision prospective, en parfaite cohabitation et une entente réciproque avec nos partenaires, préservant son identité et sa capacité, sans se renfermer sur soi, dans le cadre d'une authenticité reconfirmée et d'une modernité qui ne renie guère nos valeurs sacrées ”. avant de poursuivre, "cette journée est très importante pour la nation comorienne mais aujourd'hui elle est reservée spécialement sous le signe d'un deuil national. "

Ainsi, si le combat de retrouver la liberté continu, la lutte pour le développement et le progrès puise sa force dans cette symbiose qui a toujours uni le peuple comorien, une symbiose qui permettra aujourd'hui à notre pays de relever les défis du nouveau millénaire.

 

So. Hwoussewesso

 

Par l'anjouanais
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Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /Juil /2009 11:38
Nous nous exusons de ne pas avoir pu maintenir votre blog jour ces dernières semaines . Votre blog fonctionnant uniquement  que sur  l'énergie et la volonté  que de deux  volontaires , connait par moment  des périodes de "vide" .
l'équipe
Par l'anjouanais
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Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /Juin /2009 15:55
Par l'anjouanais
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Lundi 1 juin 2009 1 01 /06 /Juin /2009 13:28
Au Comores, le « OUI » l'aurait emporté ! Paraît-t-il ! Du moins selon la Cour Constitutionnelle « incompétente » ! Et pourtant, pour une situation il est vrai pas tellement identique du point de vue du droit mais très analogue du point de vue politique, la Cour Constitutionnelle Nigérienne a débouté le Président de la République lui rappelant tout bonnement que la notion du « Peuple » souverain ne peut pas être fractionné ; par conséquent puisque c'est le même peuple qui a voté la Constitution du Niger qui fixe le mandat de cinq ans renouvelable une fois, alors Tanja Mamadou ne peut pas la modifier pour se proroger 3 ans comme Sambi aux Comores justifiant cela comme encore Sambi qu'il aurait des projets de développement à terminer ! Pour mieux comprendre l'analogie du Niger aux Comores, parcourons les normes constitutionnelles nigériennes et dans quelles circonstances elles ont été introduites dans la nouvelle constitution adoptée après l'assassinat du putschiste Baré Maïnassara.
En fait, après le coup d'Etat fait par Baré, tout le monde au Niger croyait que ce dernier allait organiser les élections et partir ; c'était sans compter avec l'ivresse du pouvoir ! Baré sera tué et celui qui l'a assassiné a accepté d'organiser des élections auxquelles il ne prendra pas part si et seulement si deux conditions sont incluses dans la nouvelle constitution : L'inscription noir sur blanc dans la constitution nigérienne que les actes commis lors des 2 derniers coups d'Etat sont amnistiés et que le mandat du Président soit renouvelable une fois seulement mais qu'aussi qu'il soit écrit dans la constitution que ces deux normes ne pourront pas faire l'objet de révision.
Ensuite, les membres de la Cour Constitutionnelle nigérienne sont tous des juristes. Le Président désigne un juriste, l'assemblée élit un magistrat, les avocats élisent un autre, les magistrats élisent 2, les professeurs des facultés de droit élisent un autre encore ainsi que les associations de défense des droits de l'homme élisent un magistrat. Ils prêtent tous serment sur le Coran. Leur mandat est de 6 ans non renouvelable. Ils perçoivent des indemnités et ont des avantages identiques aux Ministres pour leur permettre d'être indépendants et surtout de ne pas se sentir redevables vis-à-vis de ceux qui les ont élus puisqu'ils savent que 6 ans après ils partiront ! Alors, la Cour Constitutionnelle Nigérienne a donc débouté le Président Tanja contrairement à la Cour Comorienne qui s'est déclarée incompétente !
En tous les cas, pour les Comores et selon l'Union Africaine par l'inoxydable Madeira, une chose est sûre : la constitution de l'Union des Comores du 23 décembre 2001 est modifiée. Il reste maintenant à mettre en place les nouvelles institutions ainsi que les nouveaux mécanismes de fonctionnement !
Il faudra avant tout remarquer que les nouvelles dispositions constitutionnelles n'ont pas prévu de « dispositions transitoires » et même le cas de Mayotte n'est pas réglée comme ça l'a toujours été dans toutes les constitutions précédentes. En effet, les Conseillers de l'île de Mayotte est prévu dans la constitution mais le constituant a omis de préciser que cela restera sans effet « jusqu'au retour de Mayotte dans son ensemble comorien ».
Aussi, les nouvelles dispositions ont prévu le remplacement des « lois fondamentales des îles » par des « lois statutaires des îles » qui seront « établies librement par l'île ». Toutefois, avant « l'établissement libre » desdites lois statutaires, les nouvelles dispositions constitutionnelles n'ont pas réglé la période que l'Union Européenne et la France ont appelée « de transition » qui va de la promulgation de la constitution modifiée à la mise en place de toutes les institutions.
En plus, l'alinéa 15 du nouvel article 7-2 dispose que « La composition, l'organisation et le fonctionnement du Conseil de l'île ainsi que les modalités et conditions d'élection de ses membres sont fixés par la loi statuaire » et donc sans la loi statutaire, le Conseil de l'île ne peut ni être composé, ni organisé ni fonctionné.
L'alinéa 5 de l'article 20 dispose que « Les modalités et les conditions de désignation des représentants des îles autonomes à l'Assemblée de l'Union sont déterminées par le règlement intérieur du Conseil de l'île concerné... ». Donc, L'Etat ne pourra pas fonctionner d'autant que les nouvelles dispositions constitutionnelles n'ont pas prévu de dispositions transitoires.
Encore, les alinéas 4 et 5 du nouvel article 7-2 disposent que « Le Gouverneur est le Chef de l'île autonome. Il exerce par voie d'arrêté les compétences qui lui sont attribuées par la constitution et la loi statutaire de l'île autonome... ». Ainsi, sans la loi statutaire, le Gouverneur ne peut pas exercer une partie de ses compétences attribuées par la loi statutaire.
L'alinéa 14 du nouvel article 7-2 stipule que « Le mandat de Conseiller de l'île ne donne pas droit à rémunération. Toutefois des indemnités de déplacement et de présence pourront lui être attribuées par arrêté du Gouverneur dans la limite fixée par la loi statutaire ». Donc, sans la loi statutaire, le Conseil de l'île pourra ne pas être fonctionnel.
L'alinéa 16 du nouvel article 7-2 dispose que « Les conditions relatives aux attributions et au fonctionnement du Gouvernorat ainsi que les rapports entre le Gouvernorat et le Conseil de l'île sont fixés par la loi statutaire ». Ainsi donc, sans la loi statutaire, l'Exécutif et l'organe délibératif de l'île ne peuvent communiquer et exercer harmonieusement leurs compétences respectives.
L'alinéa 12 du nouvel article 7-2 dispose que « Les Conseillers de l'île sont élus avec leur suppléant au scrutin uninominal majoritaire à un tour pour un mandat de 5 ans. Une loi de l'Union détermine le nombre de circonscriptions et les modalités du scrutin ». Donc, avant l'organisation des élections des Conseillers des îles, une loi de l'Union doit nécessairement être adoptée pour l'organisation du scrutin.
L'alinéa 13 du nouvel article 7-2 dispose que « le nombre des Conseillers de l'île ne saurait dépasser : 9 pour Mwali, 11 pour Maoré, 19 pour Ndzouani, 23 pour Ngazidja. Donc, sans la loi citée ci-dessus, il est impossible de connaître le nombre exact des Conseillers dans chaque île.
Le nouvel article 7-3 dispose que « L'île Autonome comprend des collectivités territoriales qui s'administrent librement par des organes, exécutif et délibératif élus, selon les modalités et conditions fixées par la loi de l'Union ». Donc, sans cette loi de l'Union, l'exercice de l'une des compétences attribuées par la constitution aux gouverneurs des îles à savoir « l'administration des collectivités locales », ne sera pas possible.
L'alinéa 3 de l'article 9 de la constitution dispose que « Pour l'exercice de leurs compétences, les îles autonomes tirent leurs recettes propres de la perception des droits et taxes intérieurs sur les biens et services conformément à la loi des finances ». Donc, une nouvelle loi des finances doit être adoptée pour permettre le fonctionnement régulier des îles autonomes.
Il faut noter que l'alinéa 4 de l'article 20 dispose que « Une loi électorale précise les modalités du scrutin ainsi que le découpage des circonscriptions électorales, dont le nombre ne peut être inférieur à 3 par îles ». Ainsi, sans cette loi électorale, il est impossible de connaître le nombre exact « pas inférieur à 3 » des circonscriptions électorales des îles pour les élections législatives.
Et enfin, « ... Le Président et les Vice-présidents sont élus ensemble au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans renouvelable dans le respect de la tournante... En tous les cas, une primaire ne peut s'organiser deux fois de suite dans une même île ». Ici l'on ne comprend rien du tout : En effet, ou bien le mandat est renouvelable auquel cas la dernière disposition dudit article serait en contradiction avec la première ; ou bien le mandat du Président de l'Union et de ses Vice-président n'est pas renouvelable auquel cas celle-ci serait en contradiction avec la dernière disposition.
Plus grave encore est la différence entre ce que pensaient faire les constituants de Beït-Salam et ce qu'ils ont écrit. En effet, le nouvel article 46 dispose que « L'élection du Président de l'Union se déroulera en même temps que celle des Gouverneurs ». La première remarque est difficilement saisissable mais très subtile. Le terme « L'élection du Président de l'Union » n'existe pas dans le droit constitutionnel comorien ; plutôt c'est « l'élection du Président de l'Union ensemble avec des vice-présidents » ; est-ce que Sambi veut, en sourdine, éliminer les vice-présidents ou les constituants les ont omis ?
La seconde encore plus gave que l'autre c'est que les constituants de Beït-Salam ont voulu permettre au Président Sambi comme Tanja du Niger, à proroger, sans élection, son mandat pour 1, 2, 3 ou 5 ans. Pour cela, ils ont imaginé cette formule selon laquelle les futurs députés et conseillers réunis en Congrès fixeront la date de la tenue de « l'élection du Président de l'Union et des Gouverneurs ». Mais, mais, mais..., qui peut dire que cette « élection du Président de l'Union » a une quelconque relation avec l'actuel Président Sambi ?
Rappelons que le Congrès cité ne vient pas fixé la date du terme du mandat de l'actuel Président de l'Union Sambi ; plutôt il vient « fixer le calendrier de l'élection du Président de l'Union et des Gouverneurs » sans préciser lesquels !
Ainsi, l'Etat Comorien est bloqué ! Rien ne peut se faire juridiquement parlant !
Que faire ? Sambi aura enfoncé l'Union des Comores jusqu'à la rendre tout simplement non fonctionnelle !
Voilà où en sommes-nous ! Courage Sambi, chef de l'inculte ! Les Comores ont élu aux années 60 Saïd Mohamed Cheikh, un docteur en médecine et en 2006, ils ont tout bonnement élu un Président qui n'a pas fait la classe de terminale ! Ah, ce pays où tout est permis !
Par l'anjouanais
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Lundi 1 juin 2009 1 01 /06 /Juin /2009 08:39
MADEIRA décidément , cela fait plus de 10 ans que vous essayez de jouer le diplomate au service des comores ..Mais après plus de dix ans ,Vous restez toujours immatures et peu convaincants dans vos déclarations.. Je sais même pas si on peut vous accorder une crédibilité. Vos propos sont indignes d'un diplomate...Comment pouvez vous affirmer que l'élection s"est passée de façon digne , ayant vu vous même que le peuple n' a pas voté , et qu'il n y a eu qu'un bourrage d'urnes! Vous savez que le gouvernement via l'AND a cautionné  des manoeuvres de fraude inimaginables! que les urnes ont été bourrés de façon scandaleuse au vu et au su de tout! vous savez que le peuple a voté à hauteur de 10 à 20%.... et que le gouvernement affiche un taux de participation 5 fois supérieurs ...je dis bien cinq fois supérieur ...mais ces pratiques  scandaleuses et indignes ne vous dérangent pas et vous en tant que représentant de l'union africaine , vous cautionnez ces pratiques  en félicitant les comoriens de leur maturité en matière d'airganisation d'éléctions !
 le PNUD s'est écarté de manière digne de ces élections à cause de ce genre de pratique , vous auriez du prendre exemple !
 on dit de vous que vous êtes malhonnettes, menteur et peu fiable ( propos des anciens présidents des iles de NGAZIDJA,Anjouan, MOheli). je n y ai jamais cru , mais aujourd'hui je me pose sérieusement de questions... Quel genre de diplomate êtes vous? faites vous de la diplomatie pour remplir vos poches ou pour aider les pays à s'en sortir?
Et vous croyez qu'avec l'adoption de cette constitution controversée , les problèmes allaient disparaitre?

Réflechissez vous avant de sortir vos propos de la bouche?
Si c'est cela l'image que vous donnez de l'union africaine ! et bien on comprend pourquoi l'union africaine n'avancera jamais!

équipe habari
Par l'anjouanais
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Lundi 1 juin 2009 1 01 /06 /Juin /2009 08:29
Le désaveu public de Madeira par l'ambassadeur sud africain aux comores nécessite que madeira soit remplaçé aux comores. En effet il sera illogique et honteux , voire mafieux que l'union africaine continue à envoyer ce dernier aux comores pour négocier .Son incompétence et ses mensonges se sont révélées au grand jour. madeira qui a déclaré que le référendum s'est déroulé dans la transparence et que le taux de participation a frôlé les 55% s'est tout simplement mis hors jeu tout seul. le pire , il est même allé jusqu'à féliciter sambi publiquement  d'avoir reussi à organiser des éléctions transparentes. Tout le monde sait que le boycott a été massif et que les urnes ont été bourrés .l'ambassadeur sud africain l'a carrément dit en public en sortant de son droit de réserve.pire il a contredit mot par mot le mozambicain Madeira. nous esperons que l'union africaine tirera les conséquences en renvoyant ce dernier , car hélas au lieu de remplir une mission de démocrate , il devient un parisan de Sambi et donne hélas une image négative de l'union africaine!
Par l'anjouanais
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Lundi 1 juin 2009 1 01 /06 /Juin /2009 08:28






L'IFC, la société financière internationale, qui fait partie du Groupe de la Banque mondiale, supervise des audits financiers auprès des deux sociétés phares des Comores : Comores télécoms et la comorienne des hydrocarbures.

La rapport attendu en juin prochain s’annonce catastrophique…

La Sfi, qui, depuis une quinzaine d’années plaide pour la privatisation de deux sociétés s’en frotte les mains. L’Etat comorien a prouvé encore une fois son incapacité à gérer les activités marchandes ou de services, confondant le capital et les dividendes et entraînant les sociétés d’Etat dans un gouffre, par des dépenses hasardeuses, des détournements des fonds et des investissements inopportuns.

Pour la première fois de son histoire, les Comores télécoms, dirigés de main de fer par le directeur va réaliser l’exploit d’afficher un bilan négatif en 2008.

La société peut se targuer d’avoir investi 4 milliards dans le projet de la fibre optique, le câble sou marin du projet qui Easy qui reliera les Comores au monde du haut débit, mais le président Azaly peut aussi se prévaloir d’avoir investi 4 milliards pour la téléphonie mobile sans avoir laissé une société structurellement déficitaire.

Aux hydrocarbures, c’est la descente aux enfers. La direction est dans l’incapacité de prouver les dépenses effectuées ou de présenter une situation cohérente. Sfi, est surpris de voir que le directeur de la Sch bluffe sur tout : sur les missions mêmes des hydrocarbures, sur sa gestion au quotidien que sur ses perspectives. Du jamais vu !

Si je peux me permettre un conseil. Au vu des résultats de la gestion des finances publiques et des sociétés d’Etat, le gouvernement devrait se fixer comme priorité des priorités la réhabilitation de la prison centrale de Moroni.

Les dirigeants du régime Azali qui ont séjourné dans la prison la plus inhumaine d’Afrique, en savent quelque chose.

Même après leur libération, ils regrettent de ne pas y avoir pensé avant et souhaitent au fond du cœur le même sort qu’à Sambi et ses disciples.

Parce que Sfi est complètement perdu. Sa mission première est de fournir des services de conseil aux pays membres pour promouvoir des projets durables. Des projets profitables à l’économie, sur les plans financiers et commerciaux et viables sur les plans environnemental et social.

Dans ses conclusions, Sfi condamne sans appel les deux sociétés à la PRIVATISATION…

Les deux PGG des deux sociétés s’appuient sur des conseils d’administration mis en place, sans autre utilité que celle d’enregistrer les jetons de présence et d’entériner les bilans et les budgets.

Tous les jours, les deux directeurs pénètrent à la présidence, pour satisfaire les dépenses extrabudgétaires du président, pensant que par leurs accointances, ils resteront impunis pour l’éternité.

Un conseil : tout en construisant leurs villas, entretenant leurs dulcinées, le peloton de Sambi doit penser à la réhabilitation de la prison...

Au risque de chier dans leurs frocs, les prisons n’ont pas de chiottes.

Fensso

Par l'anjouanais
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Dimanche 31 mai 2009 7 31 /05 /Mai /2009 18:24
Comme tout le monde l'a vécu, le Président Ahmed Abdallah Mohamed SAMBI a tenu son referendum constitutionnel le 17 mai dernier. C'est un hold-up électoral aux conséquences incalculables en matière de démocratie, d'Etat de droit ou tout simplement de recherche du consensus national encore indispensable à la consolidation du processus de réconciliation nationale.
Jamais dans ce pays un régime n'a été aussi antidémocratique en matière électorale, même le pouvoir mercenarial des années 80 n'a pas fait pire.
Nous n'allons pas nous attarder sur les faits car le peuple les a vécus à ses dépens. Disons tout simplement que tous les acquis en matière d'élections libres, démocratiques et transparentes, acquis laborieusement conquis 20 années durant, ont été dilapidés pour être remplacés par des pratiques que tout Comorien croyait irréversiblement révolues, à savoir :
• Arrestations, Intimidations et répressions de la part des forces de l'ordre ;
• Bourrage d'urnes ;
• Achat de conscience des membres de bureaux de vote ; etc.
Sont victimes de cette farce électorale :
• Au premier chef, le peuple, qui voit ainsi fondre un capital démocratique conquis de haute lutte. C'est une perte que rien ne saurait combler surtout de la part des marchands d'illusions ;
• Viennent ensuite notre religion et son Coran qui n'ont jamais été aussi instrumentalisés. Faut-il rappeler que les principaux acteurs de cette mascarade ont prêté serment sur le Coran pour déclarer se conformer au droit et à la justice en toutes circonstances ? Proclamer l'Islam comme religion d'Etat et commettre dans les minutes qui suivent un tel parjure, n'est –ce pas là une véritable hérésie ?
• Nos vaillants soldats, enfin, sont les autres victimes. En effet, face à l'alignement inconditionnel de la hiérarchie militaire, nos militaires et gendarmes ont immanquablement un cas de conscience.

Et enfin, le fond de la loi référendaire elle-même qui était censée venir régler les problèmes de compétences, diminuer sensiblement les dépenses de l'Etat et harmoniser les calendriers électoraux entre autre, est un échec total. Rien, absolument rien n'est réglé, au contraire !

En effet, les nouvelles dispositions constitutionnelles, loin de clarifier certaines situations dites confuses, ont plutôt rendu la constitution du 23 décembre 2001 illisible, pire, elles l'ont rendue inapplicable. Sont apparus des difficultés purement normatives et institutionnelles ainsi que des manquements et des contradictions qui font de la constitution du 23 décembre 2001, un ensemble de normes dont seules la confusion et l'incertitude quant à leur mise en pratique constituent leur lien.
Pour ne citer que quelques exemples, l'alinéa 2 de l'article 7 dispose que « dans le respect de la constitution de l'Union, chaque île établit librement sa loi statutaire... ». Ces lois statutaires n'existant pas encore mais les lois fondamentales des îles étant remplacées, on est en droit de se demander sur quelle base juridique fonctionnent les îles autonomes.

Aussi, puisque chaque île autonome « établit librement » sa loi statutaire et que c'est la loi statutaire de chaque île qui fixe « la composition, l'organisation et le fonctionnement du Conseil de l'île ainsi que les modalités et conditions d'élection de ses membres », mais également que « les conditions relatives aux attributions et au fonctionnement du Gouvernorat ainsi que les rapports entre le Gouvernorat et le Conseil de l'île sont fixés par la loi statutaire », il est impératif qu'un large consensus se dégage afin que l'organisation des élections législatives et celles des conseillers des îles, soit effective et respectueuse des principes démocratiques d'un Etat de droit.

Et enfin, il faut noter qu'à la première lecture de la Constitution de l'Union des Comores du 23 décembre 2001, modifiée le 17 mai 2009, les Chefs des Exécutifs des îles seraient dénommés « Gouverneurs des Iles Autonomes » en lieu et place de « Présidents des Iles Autonomes ». Toutefois, sans des dispositions transitoires, les présidents des îles autonomes seraient dénommés gouverneurs en application des nouvelles dispositions constitutionnelles et donc les mêmes dispositions en feraient de l'actuel Président de l'Union, le Président de l'Union futur alors que celui-ci sera élu ensemble avec 3 vice-président. Sans donc des dispositions spécifiques qui fixeraient des nouvelles règles de jeux pendant cette période de transition, l'Etat ne pourra plus fonctionner régulièrement.

Des dispositions de l'article 14 parlent des « Assemblées des îles » alors que les mêmes nouvelles dispositions constitutionnelles les ont remplacées par des « Conseils des îles ».

Au total, le 17 mai 2009 est ouverte une nouvelle période sombre dans l'histoire de ce pays. A cette fin, aucun état d'âme n'est permis comme l'a montré avec éloquence la répression aveugle dont Mohéli a été victime. Est-ce irréversible ? Absolument pas. Rien n'est en effet irréversible face à la volonté et à la détermination du peuple. Les séparatistes anjouanais l'ont appris à leurs dépens. Le pouvoir autocratique de SAMBI l'apprendra immanquablement à ses dépens.
Aussi les signataires de la présente déclaration saisissent-ils cette opportunité pour :
• Saluer l'esprit de maturité dont a fait preuve la population comorienne des 3 îles et dont l'expression pratique, le boycott des urnes, a été ressentie comme un séisme par le pouvoir de SAMBI. Tous les observateurs honnêtes s'accordent pour faire état d'un taux d'abstention record ;
• Se féliciter pour avoir modestement concouru à cette déroute électorale du pouvoir SAMBI ;
• Exprimer sa constante et profonde détermination à poursuivre avec le peuple le combat contre les visées autocratiques du président SAMBI et pour la préservation de l'Accord de Fomboni du 17 février 2001 pour la Réconciliation nationale ;
• Dénoncer, à cet effet, les adeptes des voltes face de tout bord ;
• S'insurger contre la doctrine de « servir un homme » que la hiérarchie militaire entretient et lui demander de revenir sur des dispositions propres à une armée républicaine ;
• Rendre hommage à toute la communauté internationale notamment, à l'Union Européenne et aux pays amis des Comores au premier chef desquels l'Afrique du Sud, la Tanzanie et la France pour le respect scrupuleux des dispositions pertinentes de l'accord cadre de Fomboni pour la Réconciliation Nationale aux Comores, la bonne gouvernance et la légalité constitutionnelle seul gage de stabilité et de consolidation d'un Etat de droit aux Comores ;

A cet effet les partis signataires :

• Exhortent les Chefs des Exécutifs de l'Union et des Iles Autonomes à se mettre autour d'une table pour arrêter les modalités d'une gestion concertée et consensuelle de l'Etat pendant cette période de transition ouverte par la réforme constitutionnelle du 17 mai 2009 ;
• Appellent à la mise en place des mécanismes consensuels transparents pour l'organisation des élections législatives et des conseillers des îles dans les meilleurs délais ;
• Invitent la communauté internationale à s'impliquer davantage et sans partie pris dans ce processus de transition ouvert par la réforme constitutionnelle du 17 mai 2009 ;
• Affirment leur volonté, leur détermination et leur résolution à affronter ensemble les prochaines échéances électorales en présentant des candidats uniques dans toutes les circonscriptions électorales sur l'ensemble du territoire ;
• Lancent un appel à toutes les autres formations politiques patriotiques à se joindre à eux dans ce combat républicain et légitime pour la préservation de la démocratie et l'Etat de droit.

Fait à Moroni, le 25 mai 2009.
CHUMA, MDA, CNA, MPT, COMUNA Mwali, PARI, CRC, PCCP, DJAWABU YA KOMORI, RDP, DUDJA, RIDJA, FAR, RND RENOVATEUR, KASIYA, RPC, MCJP, SHAWIRI, MCUD, UDZIMA
Par l'anjouanais
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