Dimanche 11 mai 2008
INTRODUCTION

L'Union Africaine, après bien des déboires, dans la gestion des conflits dans le continent Africain, s'est refait une santé mitigée aux Comores. Quel est l'impact de cette virée militaire de l'Union Africaine sur la petite île d'Anjouan ?

L'Union Africaine peut s'enorgueillir d'avoir réussi un coup d'éclat susceptible de retarder sa chute en enfer ?

L'intervention militaire était-elle l'option la plus irréversible ? Toutes les voies de la médiation étaient-elles épuisées? Le recours à la force autrement n'était-il que la conséquence d'une situation de crise larvée ?

D'emblée, nous ne le pensons guère, puisque l'Union Africaine s'est résout de ne traiter qu'avec un seul partenaire, l'Union des Comores.

En procédant ainsi, l'Union Africaine a démontré des limites dans la gestion des mécanismes du contentieux Comorien. Elle aura, en tout cas, choisi son camp.

Ces pratiques partisanes ont fait de l'organisation Panafricaine, un club des chefs d'Etat. On n'est pas les seuls à le penser profondément.

Cet avis est partagé par bon nombre d'observateurs.

La faillite de l'Union Africaine vient en partie de la crise d'approche dans le règlement des crises.

Les Comores n'ont pas échappé à la règle. Et ANJOUAN à travers, le débarquement militaire du 25 mars 2008, en aura sensiblement fait les frais d'une opération aux conséquences substantielles.

« DEMOCRATIE COMORES » est la résultante d'un faisceau de faits événementiels empreints de contrevérités, de montages en tous genres pour capter ou orienter l'opinion nationale et internationale vers un point de non retour ?

Le débarquement militaire a eu lieu avec son corollaire de malheurs et après ?

L'Autorité de l'Union des Comores a mobilisé toutes les ressources humaines, matérielles et doctrinales pour arriver à ses fins.
La diplomatie Comorienne n'est jamais à la traîne.

Plutôt que de servir les intérêts du pays et ceux des Comoriennes et Comoriens, la diplomatie comorienne a été mise au service de la campagne propagandiste pour faire aboutir ses plans machiavéliques.

Il est à regretter que des pays tels que la Tanzanie et le Soudan aient été naïfs pour accéder au discours du Président SAMBI sur le caractère urgent du débarquement militaire à ANJOUAN.

Sans chercher à recueillir l'opinion de la cinquantaine des Etats membres de l'Union Africaine, le Conseil de Paix et de Sécurité a entériné unilatéralement le principe du recours à la force contre ANJOUAN.

La partie Anjouanaise n'a jamais été associée aux démarches de l'Union des Comores encore moins celles de l'Union Africaine.
Elle a été complètement exclue des travaux et des formalités en cours pour dégager un plan de règlement consensuel ou définitif dans le conflit Comoro-comorien.

Le parti pris de l'Union Africaine dans la crise Comorienne demeurera un précédent grave au devenir de notre organisme Panafricain.

L'un des petits Poucets des Etats membres de l'Union Africaine, ANJOUAN, a subi les affres dictatoriales de l'Union Africaine.

Les mêmes causes produisent les mêmes effets.
Que l'Union Africaine a fait du Kenya ? Que l'Union Africaine a fait du Zimbabwe ? Que l'Union Africaine a fait du Darfour soudanais? Que l'Union Africaine a fait de la Côte d'Ivoire ? Que l'Union Africaine a fait du RDC Congo ?
Et bien d'autres pays Africains en instance de transition politique.

A- Avant l'opération « DEMOCRATIE COMORES » sur l'Ile d'ANJOUAN

Dans le bras de fer qui a opposé l'Union des Comores à l'île d'ANJOUAN sur le caractère valide ou non du scrutin Présidentiel de l'île du 10 juin 2007, l'Afrique du Sud, par l'entremise respectivement du comité des pays de la Région, de l'Union Africaine, a eu, à conduire, en sa qualité de pays coordonnateur du processus de la Réconciliation Nationale et des efforts sur les Comores, la médiation, entre les parties comoriennes en conflit, (Comores – ANJOUAN), avant le refroidissement des relations entre l'Union des Comores et l'Afrique du Sud, sur les suites à donner à la problématique comorienne.

Faut-il rappeler, si besoin est, l'origine de la crise, qui est, fondamentalement juridico-institutionnelle ? (cf.article 80 du code Electoral, Constitution d'ANJOUAN...) et qui a amené l'Union des Comores conjointement avec l'Union Africaine, à commanditer une expédition militaire, au mépris du DROIT et de la MORALE sur l'Ile d'Anjouan.

Une étude va permettre un jour, de lever les ambiguïtés et les distorsions qui entourent les atermoiements d'une opération militaire à rebondissements.

En effet, les jours qui ont précédé le lancement de l'opération « DEMOCRATIE COMORES », du nom du débarquement des Forces coalisées, (TANZANIE, SOUDAN...) et les Forces comoriennes dans l'île d'ANJOUAN, pour déloger le colonel BACAR et faciliter la tenue de l'élection Présidentielle à ANJOUAN, les medias et la Presse internationaux, régionaux et nationaux, tous mobilisés car conditionnés par un tissu de mensonges de la part de l'Autorité de l'Union des Comores sur l'option militaire dans l'île d'ANJOUAN, se sont déchaînés contre ANJOUAN et son idéal, dans une campagne médiatique excessive.

Pas une journée ne s'écoulait sans qu'ANJOUAN ne fasse la une des journaux, pas une journée ne s'écoulait sans qu'ANJOUAN ne défraie la chronique dans les medias mettant en relief une situation de chaos et de désordre à ANJOUAN accusant tantôt ANJOUAN, d'île rebelle tantôt d'île séparatiste voire d'espace où l'on viole les DROITS Humains.

Une campagne de dénigrement au ton populiste qui rangeait ANJOUAN et ses dirigeants dans le clan des démons ainsi que leur mode opératoire et qui a eu comme conséquences immédiates dans les forums de faire rallier les alliés sceptiques des Comores à la démarche belliqueuse de l'Union des Comores.

La classe politique grand comorienne, au départ, divisée sur le contentieux électoral Anjouanais, a fini par se réconcilier avec les positions extrémistes de l'Union des Comores.

B- Au cours de l'opération « DEMOCRATIE COMORES » à ANJOUAN

La nuit du lundi 24 au 25 Mars, le Président SANBI s'adressera sur les ondes de l'O.R.T.C, la station Radio Comores, pour annoncer, solennellement le débarquement imminent à ANJOUAN.

Le cabinet militaire de la F.G.A (Force de Gendarmerie Anjouanaise) réuni en session extraordinaire, a examiné en profondeur le parachutage au-dessus de Mutsamudu des tracts invitant les Autorités politiques, les militaires ainsi que la population civile à cesser toute activité professionnelle et à rester enfermé dans leur foyer.

Par la suite, par la voix de son porte-parole du jour, le Gouvernement Anjouanais, invite au contraire, la population à ne pas céder à la panique et à vaquer à leurs occupations.

Aux alentours de minuit, le débarquement militaire a bel et bien commencé par l'occupation de la localité de Domoni dans l'est de l'île, par les Soudanais.

Les premiers obus et roquettes se sont faits sentir dans la baie de Ouani-Mutsamudu vers 4 heures du matin.

Plus aucun doute, l'Opération »DEMOCRATIE COMORES » est entrée dans sa phase exécutoire, l'étape opérationnelle proprement dite.

Les Forces coalisées ne se sont heurtées qu'à une faible résistance pouvant s'expliquer par la volonté manifeste des éléments de la Force de Gendarmerie Anjouanaise de se préserver et de battre en retraite.

Ce comportement a soulevé beaucoup d'interrogations.
1- Est-ce un mot d'ordre délibéré du commandement central de la Force de la Gendarmerie Anjouanaise ? et quel en est son contenu ?

2- Ou tout simplement un aveu d'impuissance de la Force de la Gendarmerie Anjouanaise après que cette dernière ait évalué les forces en présence ?

Toujours est-il que la progression des forces de la coalition a été très soutenue et sans heurts.
Cela a conduit ces dernières à contrôler et à sécuriser une grande proportion du territoire Anjouanais dans la seule journée du Mardi 25 Mars 2008.

Et comme cela semblait une évidence, les Anjouanais n'ont pas pris part au combat à l'instar de l'expédition militaire de 1997.

Bien au contraire, la majeure fraction de la population Anjouanaise a accueilli avec soulagement l'intervention des Forces de la coalition de l'Union Africaine. Et elle n'a pas manqué de le démontrer à travers les acclamations et les cris de joie.

Mieux que cela, à certains endroits, la population Anjouanaise a coopéré et souvent servi d'éclaireurs pour traquer les militaires de la Force de Gendarmerie Anjouanaise.

Dans cet élan d'euphorie, cette même population a activement joué un rôle actif aux scènes de pillage et à la démolition des biens des cadres et des dignitaires du régime déchu, elle a aussi participé aux actes mollestage, de vandalisme, de vol du patrimoine administratif et là où le bats blesse, au lynchage de certains sympathisants et personnalités proches de BACAR.

De comportements démesurés en actes républicains, la population Anjouanaise vouée à la cause du Président SAMBI, s'est donc rendu coupable d'actes d'agression caractérisés aux militants de rang inférieur se réclamant de la mouvance BACAR, d'insultes et de pugilats, une attitude inqualifiable digne d'un conflit aux allures inter-ethniques.

Une chasse à l'homme, tous azimuts et sans précédent a été enclenchée menée conjointement par « les escadrons de la mort », les milices parallèles et l'A.N.D (Armée Nationale de Développement) et visant les membres du gouvernement, le cabinet Présidentiel, les élus, les cadres et les dignitaires, a été particulièrement de plus musclée.

Les arrestations sont opérées sans mandat express et de grâce par l'Armée Nationale de Développement.

L'Armée Nationale de Développement, détachement militaire, a vigoureusement procédé aux interpellations en usant des moyens de coercition faisant rappeler les pratiques des goulags russes, quadrillage du périmètre incriminé, tirs de sommation, saccage des lieux et enlèvement des personnes recherchées ..., voire séquestration, s'ensuivent le passage à tabac, les pires sévices corporels par des lieux indiqués comme le Port de Mutsamudu, les Brigades de gendarmerie de Ouani et de Domoni.

Des camps de torture sont établis un peu partout dans l'île servant de transit forcé avant l'admission à la maison d'arrêt de KOKI.

Les militaires comoriens ayant accompagné les militaires tanzaniens et les militaires soudanais se sont servis de ces derniers pour régler leur compte
vis-à -vis de tous les collaborateurs de BACAR et des gendarmes de la Force de Gendarmerie Anjouanaise.

D'une opération annoncée en grandes pompes par le Conseil de Paix et de Sécurité (C.P.S) de l'Union Africaine, les dérives totalitaires ont été légion et auront entamé sérieusement la crédibilité de l'opération.

Tout à fait dans un autre registre et plus grave encore, les medias et la Presse étrangers se sont lamentablement tus alors que se défile devant nos yeux un drame humanitaire.

Une vague d'arrestations particulièrement virulentes est initiée par les troupes des forces coalisées en renfort avec l'Armée Nationale de Développement.

Le caractère policier qui a entouré la série d'interpellations à l'endroit des proches de M.BACAR est une remise en cause à l'esprit de l'opération amorcée de par son contenu et son appellation comme le rétablissement de l'ordre constitutionnel dans une partie du territoire national.

Pendant qu'on mettait en avant les valeurs de Démocratie, il est établi sur le terrain que des actes graves violant les principes élémentaires de DROIT mêmes, sont entrain d'être perpétrés en présence des journalistes étrangers et des représentants des organismes non gouvernementaux, expatriés et nationaux.

Le point d'orgue « des opérations d'épuration ... » qui a suivi le débarquement militaire est la démission flagrante de ces mêmes medias et de la Presse étrangers sur le drame humanitaire et qui a pris des proportions de génocide à l'endroit de tout proche et sympathisant de M.BACAR.

L'histoire est témoin. Mais R.F.I, tout comme R.F.O Mayotte, la presse Mahoraise et Réunionnaise ...etc auront des comptes à rendre un jour ou peut être qu'une force occulte ayant parrainé toute la pression médiatique de perversion sur ANJOUAN provoquera des dommages collatéraux à ses commanditaires.
A qui profite ce crime ?

C- Après l'Opération « DEMOCRATIE COMORES »

Après le passage incontournable des prisonniers, civils ou militaires dans les camps de torture à savoir le Port de Mutsamudu, les Brigades de Ouani et de Domoni.

Ce lundi 21 avril 2008, presque un mois après les rafles « des acolytes » de M.BACAR s'opèrent toujours par centaine à travers les différentes localités de l'Ile.
Ces procédés, d'une autre époque, n'épargnent personne, petits ou grands, filles ou garçons, personnes adultes ou âgées, hommes et femmes, tous dans le collimateur des troupes de l'Armée Nationale de Développement, sont sommairement interpellables pour n'importe quel prétexte.

Les traques sont extrêmement impitoyables, elles s'opèrent de jour comme de nuit dans une atmosphère de terreur généralisée.

Elles sont l'expression vivante de tant de rancune, de rancœur et de haine accumulées par les oppositions d'approche et de style entre les camps BACAR et SAMBI.

Pour les prisonniers civils ou militaires, l'admission dans le village pénitentiaire est une délivrance masquée dans le contexte de l'heure.

La maison d'arrêt de KOKI est un des rares établissements pénitentiaires de l'Ile d'ANJOUAN. Il a une capacité d'accueil estimé à 60 détenus. On s'attardera ultérieurement sur ces détails liés aux conditions de détention et de séjour dans la Prison de KOKI et le sort des 600 à 700 détenus de KOKI.

La maison d'arrêt de KOKI est tombée sous le contrôle des Forces tanzaniennes conformément aux clauses conclues entre le Gouvernement Comorien et les Forces de la coalition présentes sur le terrain des hostilités.

Elles assurent la sécurisation de l'ensemble des détenus admis dans la structure face aux risques d'agression des troupes de l'Armée Nationale de Développement, animées de mauvaise foi, de haine récurrente et vouées à régler des comptes envers les Bacaristes plutôt que sécuriser et rassurer la population, l'invitant au contraire dans sa campagne d'embrigadement et d'excitation dans sa course folle aux cycles de vendetta.

Ces cas ont été nombreux et signalés un peu partout, une atmosphère de violence s'est installée, le malaise est à son comble.

Plus que jamais, « DEMOCRATIE COMORES » s'est complètement métamorphosé, vidé de toute sa substance.

La violence physique, la violence des mots se lit manifestement dans les yeux des soldats comoriens. Et plus aucun organe de décision ne semblait être intéressé de chercher à calmer les ardeurs et les passions des militaires de l'Armée Nationale de Développement.

Toute la chaîne de commandement de l'Armée Nationale de Développement était informée voire même coupable de ces actes répréhensibles aux yeux du Droit mais aucune mise en garde n'a été de mise ni par l'état major, ni par le pouvoir politique encore moins par la justice. L'heure est grave et l'insouciance et le mutisme sont devenus la règle.

D'emblée, l'image, à première vue qui choque n'est autre que la surpopulation carcérale avec tout son corollaire de malheurs, des cellules qui ne sont pas aménagées pour accueillir une population aussi élevée et qui aura causé ici et là des foyers de contamination de la dysenterie, typhoïde, fièvre, la toux, conjonctivites ...etc

Les prisonniers sont entassés par groupe de 150 par cellule. L'exiguïté des lieux oblige ces derniers à dormir à même par terre.

Ce qui occasionne d'énormes désagréments sur le plan hygiéno-
sanitaire et autres.

L'alimentation est de piètre qualité mais comble du malheur la quantité n'a jamais été au rendez-vous.
Ce qui cause des dégâts au niveau des pensionnaires de KOKI soumis au régime alimentaire.

L'eau courante est impropre. Et elle offre des risques majeurs de contamination de toutes sortes de maladie (typhoïde, Cholera etc ...)

Trois services de toilettes sont seulement mis à la disposition des 600-700 prisonniers de KOKI. Là aussi, les prisonniers en souffrent et par réaction à cela, chaque coin et recoin est transformé en chiotes, ce qui constitue aussi une source potentielle de transmission des maladies.

Les conditions d'hygiène sont critiques.
Tout est réuni dans ce « Guantanamo anjouanais » pour en faire des morts à petit feu, silence on tue.

Le ravitaillement en vivres n'est pas régulièrement assuré par les instances administratives compétentes. Des détenus restent très souvent sans le moindre contact avec leurs familles. Les raisons sont très simples :

- l'éloignement des familles par rapport au village pénitentiaire.
- les maigres revenus des familles des détenus ne les autorisent pas à faire le déplacement tous les jours et à approvisionner ces derniers eu égard à l'impact de la misère endémique qui sévit aux Comores.

De tout cela, cela pose un sérieux problème de gestion de l'espace, de ses occupants et de leurs conditions de détention et de séjour.

Si rien n'est fait, on risque fort de déplorer des morts. Déjà, l'hôpital de Hombo, à ce jour, aura enregistré et continue d'accueillir des patients issus du centre pénitencier de KOKI.

Ce phénomène de surpopulation carcérale avait contraint l'Autorité de l'Union des Comores à faire déporter de manière discrétionnaire 100 prisonniers à Moroni. Les conditions de l'enlèvement de ces 100 prisonniers ont été plus poussives. L'opération avait suscité émoi et consternation dans les rangs des détenus.

D'une séquestration, à deux convois de détenus (ont été) déportés à Moroni pour, soit disant alléger, les effectifs de KOKI, l'incompréhension est vive.

Ce jeudi 1er Mai 2008, il nous a été donné de constater et de voir se dérouler dans le camp de concentration un scénario digne d'un psychodrame. C'est la présence spontanée d'une demi section de militaires de l'Armée Nationale de Développement cherchant à s'assurer du gardiennage conjoint des détenus avec les Tanzaniens.

En tout cas, on a l'impression de voir se dessiner à l'horizon une nouvelle donne.

Les Forces coalisées sont de plus en plus en retrait, de manière progressive et l'initiative de la nouvelle situation semble graduellement passer au contrôle de l'Armée Nationale de Développement.

Cela donne à penser que le sort des détenus de KOKI revêt un caractère militaire ? On le saura dans les jours à venir.

Mais de l'avis de tout commun des mortels, il est inadmissible pour les Tanzaniens et le Soudan, pays contributaires des Forces d'intervention sur ANJOUAN, qui portent une responsabilité grave dans l'après débarquement, de ne pas s'impliquer dans les efforts de faire pacifier à défaut réconcilier les Comoriens.

Ils ne peuvent pas, n'ont pas le droit d'abandonner ANJOUAN dans son triste sort.

Par ailleurs, l'internement n'a que trop duré, les détenus sont quasiment à leur 40ème jour. C'est de trop et le comble est le fait que, les détenus n'ont jamais été notifiés des chefs d'inculpation qu'on leur reproche.

Cela s'apparenterait à une détention arbitraire. Tout observateur aura compris au moins une chose.

Parmi les détenus sinon tous, des personnes sont ou individuellement ou collectivement visées et donc placées et qu'on chercherait par la suite à fomenter des chefs d'accusation. Cela est palpable de par les approximations et les flottements liés à la gestion de l'affaire en cours.

De tout ce qui précède, les forces qui ont encadré les Comores dans l'expédition militaire du 25 Mars 2008, doivent s'assumer pour revendiquer, au pire des cas, un procès équitable. Auquel cas, nous les tiendrons pour responsables d'avoir contribué à faire entamer et de manière durable l'Unité des Comoriens.

En conclusion, en dépit de la convention de Genève sur la gestion des prisonniers, les détenus de KOKI ne peuvent se prévaloir d'aucun droit. Ils ne sont soumis qu'au règne de l'intimidation, de la contrainte et de toutes les formes de violation sur la personne humaine.




UN REGARD VERS L'ELECTION DU PRESIDENT DE L'ILE D'ANJOUAN SOUS LA SUPERVISION DES FORCES COALISEES TANZANIE-SOUDAN

Il serait regrettable que le pays qui préside l'Union Africaine actuellement continue à se laisser endormir par les Autorités Comoriennes.

La Présidence de l'UA a diligenté un débarquement militaire destructif à ANJOUAN avec pour cause corriger une élection qui serait tenue en l'absence du groupe des candidats qui s'opposeraient à M.BACAR.

1- Autour de l'élection projetée, on assiste à l'instauration du non droit aux Comores : de la nomination du Président par intérim à la mise en place du Gouvernement de transition et de la commission insulaire électorale.

2- L'élection serait encadrée par les Forces coalisées certes avec l'incarcération de tous ceux qui incarnent l'opposition Anjouanaise vis-à-vis du système SAMBI.

On est en passe d'éduquer les Anjouanais à s'orienter inéluctablement vers le système politique à parti unique. Un système qui fomente des candidats à l'intérieur du même parti.

M.B. Rene
par habari
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