APA-Moroni (Comores) Les Anjouanais se rendront aux urnes les 15 et 29 juin prochains pour élire le
nouveau président de l'île après la chute du colonel Mohamed Bacar, chassé du pouvoir à l'issue d'une opération militaire conjointement menée par l'armée comorienne et des forces de l'Union
Africaine.
Pour le premier tour, la campagne débute le 30 mai pour s'achever le 13 juin tandis que les candidas admis au second tour disposeront de 9 jours, à compter du 18 juin, pour battre campagne.
Cinq candidats sont en lice : Mohamed Djanfari, ancien vice-président de l'assemblée nationale ; Moussa Toybou, ex-ministre sous le régime Djohar ; Bacar Abdou, député à l'assemblée de l'île
d'Anjouan ; Bastoine Soulaimane, magistrat de formation et ancien président de la Cour d'appel à Anjouan et Soundi Abdoulatuf, retraité de l'armée française.
Le présidant sortant, le colonel Mohamed Bacar, aujourd'hui sous le coup d'un mandat d'arrêt international lancé par le gouvernement comorien, a été disqualifié par la Cour constitutionnelle.
M. Bacar a dirigé l'île d'Anjouan entre 2002 et 2008. Il s'était toujours rebellé contre l'Etat central, à Moroni, et décida, en mai 2007, de passer outre le décret du président des Comores, Ahmed
Abdallah Sambi, portant report de l'élection présidentielle à une date ultérieure.
Il fit organiser un scrutin «qualifié de « mascarade d'élection », à l'issue de laquelle il se proclama président d'Anjouan. La médiation de la communauté internationale pour l'organisation d'un
autre scrutin sur l'île, ne changea rien à la position de Bacar, jusqu'à l'intervention armée de mars dernier qui le fit partir du pouvoir
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