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APA-Cotonou (Bénin) Le gouvernement français a exprimé jeudi sa reconnaissance aux autorités politiques béninoises pour avoir accordé, depuis le samedi 19 juillet dernier, l’asile à l’ancien président déchu d’Anjouan, Mohamed Bacar, a appris APA de sources diplomatiques à Cotonou. « Sur la demande du gouvernement français, le Bénin a accepté d’accueillir sur son territoire le colonel Bacar, geste pour lequel la France est reconnaissante envers les autorités politiques béninoises », indique un communiqué de l’ambassade de France à Cotonou. Réélu président de l’île autonome d’Anjouan en 2007, au terme d’un scrutin non reconnu par les autorités de l’Union des Comores et par la communauté internationale, le colonel Mohamed Bacar a abandonné le pouvoir à la suite de l’opération militaire de l’Union africaine intitulée « Démocratie aux Comores», le 25 mars 2008. Après avoir abandonné le pouvoir, le colonel Bacar et son escorte avaient réussi à prendre la fuite et à rejoindre l’île de Mayotte, sous administration française. « Appréhendés puis transférés à la Réunion par mesure de sécurité le 27 mars dernier , M. Bacar et ses hommes ont été assignés à résidence, dans l’attente du traitement des demandes d’asile formulées auprès de l’Office française de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) et celles d’extradition formulées par les autorités comoriennes », explique la même source. Ainsi, à la suite de l’examen de ces demandes, explique la même source, l’OFPRA a refusé, le 5 mai dernier, d’accorder le statut de refugié aux intéressés, tout en excluant une reconduite vers l’Union des Comores en raison des risques encourus. De même, indique la même source, la Chambre d’instruction de la Cour d’appel de la Réunion a rejeté le 24 juin dernier la demande d’extradition formulée par les autorités comoriennes à l’encontre du colonel Bacar et de certains de ses compagnons. Cependant, précise le même document, le colonel Bacar et ses hommes ont été condamnés, le 29 mai dernier, à trois mois de prison avec sursis par la Cour d’appel de la Réunion pour détention, transport et importation illégale d’armes. « Une fois écoulé le délai d’appel relatif à la demande d’extradition, le gouvernement français a pris l’attache des autorités de plusieurs pays amis afin d’accueillir le colonel Bacar, qui se trouvait en situation irrégulière en territoire français et ne pouvait y séjourner », explique la même source. « Le transfert de M. Bacar au Bénin, ne préjuge en rien de l’hypothèse de le voir jugé par une juridiction africaine ou internationale, mais ceci doit être en premier lieu laissé à l’initiative du gouvernement de l’Union des Comores, en liaison avec l’Union africaine », ajoute la même source diplomatique. Ces explications officielles interviennent au moment où plusieurs Béninois s’interrogent sur l’utilisation de leur pays comme terre d’asile, rappelant qu’avant Mohamed Bacar, le Centrafricain François Bozizé, l’Ivoirien Ibrahim Coulibaly et l’ancien chef rebelle tchadien Goukouny Weddeye ont eu à bénéficier de l’hospitalité des autorité béninoises. |
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