et si AHA échouait
On a assisté depuis plusieurs semaines à un déferlement d'opinions et d'analyses d'autant plus belliqueuses que l'on s'achemine vers l'heure du débarquement annoncé de l'île d' Anjouan ; en fait, très peu d'opinions ou d'avis modérés et réalistes ont été diffusés dans les médias sites et blogs comoriens.
Tout se passe comme si l'on avait enfin trouvé la solution à tous les maux des Comores. Et pourtant, si AHA échouait...
Cette hypothèse, aucun des va-t-en-guerre ne l'envisage, alors qu'il faut savoir parfois envisager l' inenvisageable, surtout en matière de conflits ou de guerres pour lesquels victoire se conjugue avec défaite, où la joie se couple de peine et de douleur, où la vie côtoie la mort...
Et pourtant, l'histoire est si riche en issues de guerres imprévues : ni l'armement, ni le nombre, ni le soutien, ni même la justesse d'une guerre ne peuvent garantir à coup sûr, la victoire finale.
Rappelons-nous en 1997, la supériorité de l'armée de Taki sur tous les plans, supériorité reconnue de tous sur les résistants d'Anjouan, mal équipés, disparates, non organisés...et l'issue désastreuse pour l'armée comorienne et tous les malheurs qui ont découlé de cette guerre.
Alors, si l'échec de AHA n'était pas une lubie, on devrait pouvoir se pencher sur les conséquences de ce désastre.
Qu'est-ce que les Comores gagneraient d'une telle défaite ? Quels risques pour Anjouan et les Comores ?
Il ne s'agit pas ici d'une mauvaise politique-fiction mais de la nécessité d'avoir un regard réaliste sur une question grave qui engage l'avenir et le destin des Comoriens; devant un tel enjeu, aucune censure n'est recevable...
La première conséquence d'une défaite d' AHA à Anjouan, sera de renforcer l'aura de Mohamed Bacar et lui donner une légitimité difficilement contestable. Son pouvoir militaire sera encore plus arrogant et cela contribuera à soumettre la population anjouanaise à sa dictature pour une longue période.
Mohamed Bacar, fera tout pour éloigner encore plus Anjouan des autres îles, en faisant tout pour donner vie à son ambition rattachiste.
Alors qu'adviendraient des Comores ? Ceux qui sont si prolixes sur l'unité ne devraient pas faire l'impasse sur cette question.
La deuxième conséquence possible quelque soit l'issue de la guerre, ce sont les pertes en vies humaines, au niveau des soldats grand-comoriens et anjouanais ; comment les familles grand-comoriennes vont vivre le nouveau sacrifice de leurs enfants en terre anjouanaise ? N'est-ce pas là un autre ingrédient en faveur des haines et déchirements qui risquent de suivre.
Enfin la dernière conséquence d'un échec de AHA, c'est le sort de celui-ci à la Grande-Comore : il y a des fortes chances qu'il soit déposé de gré ou de force, ou même éliminé et dans ce cas-là, qu' adviendront les institutions actuelles et par voie de conséquence encore une fois l'unité des Comores et le devenir de celles-ci ?
Quelque soit l'angle par lequel on considère un échec d' AHA, on entrevoit les périls qui menacent notre pays au point qu'on peut dire avec certitude que les Comores ne peuvent en aucun se permettre l'échec du débarquement.
Mais comme la victoire ne peut être certaine, doit-on prendre le risque d'un échec et d'un plus grand mal encore.
Quant à ceux qui font déjà des plans sur la dépouille d' Anjouan, comme le fait par exemple de supprimer de nouvelles élections, en cas de défaite de Bacar, j'espère qu' AHA saura garder la tête froide pour ne pas jouer à Néron après une victoire à la Pyrrhus.
Comité de réflexion pour une vraie unité nationale
Tout se passe comme si l'on avait enfin trouvé la solution à tous les maux des Comores. Et pourtant, si AHA échouait...
Cette hypothèse, aucun des va-t-en-guerre ne l'envisage, alors qu'il faut savoir parfois envisager l' inenvisageable, surtout en matière de conflits ou de guerres pour lesquels victoire se conjugue avec défaite, où la joie se couple de peine et de douleur, où la vie côtoie la mort...
Et pourtant, l'histoire est si riche en issues de guerres imprévues : ni l'armement, ni le nombre, ni le soutien, ni même la justesse d'une guerre ne peuvent garantir à coup sûr, la victoire finale.
Rappelons-nous en 1997, la supériorité de l'armée de Taki sur tous les plans, supériorité reconnue de tous sur les résistants d'Anjouan, mal équipés, disparates, non organisés...et l'issue désastreuse pour l'armée comorienne et tous les malheurs qui ont découlé de cette guerre.
Alors, si l'échec de AHA n'était pas une lubie, on devrait pouvoir se pencher sur les conséquences de ce désastre.
Qu'est-ce que les Comores gagneraient d'une telle défaite ? Quels risques pour Anjouan et les Comores ?
Il ne s'agit pas ici d'une mauvaise politique-fiction mais de la nécessité d'avoir un regard réaliste sur une question grave qui engage l'avenir et le destin des Comoriens; devant un tel enjeu, aucune censure n'est recevable...
La première conséquence d'une défaite d' AHA à Anjouan, sera de renforcer l'aura de Mohamed Bacar et lui donner une légitimité difficilement contestable. Son pouvoir militaire sera encore plus arrogant et cela contribuera à soumettre la population anjouanaise à sa dictature pour une longue période.
Mohamed Bacar, fera tout pour éloigner encore plus Anjouan des autres îles, en faisant tout pour donner vie à son ambition rattachiste.
Alors qu'adviendraient des Comores ? Ceux qui sont si prolixes sur l'unité ne devraient pas faire l'impasse sur cette question.
La deuxième conséquence possible quelque soit l'issue de la guerre, ce sont les pertes en vies humaines, au niveau des soldats grand-comoriens et anjouanais ; comment les familles grand-comoriennes vont vivre le nouveau sacrifice de leurs enfants en terre anjouanaise ? N'est-ce pas là un autre ingrédient en faveur des haines et déchirements qui risquent de suivre.
Enfin la dernière conséquence d'un échec de AHA, c'est le sort de celui-ci à la Grande-Comore : il y a des fortes chances qu'il soit déposé de gré ou de force, ou même éliminé et dans ce cas-là, qu' adviendront les institutions actuelles et par voie de conséquence encore une fois l'unité des Comores et le devenir de celles-ci ?
Quelque soit l'angle par lequel on considère un échec d' AHA, on entrevoit les périls qui menacent notre pays au point qu'on peut dire avec certitude que les Comores ne peuvent en aucun se permettre l'échec du débarquement.
Mais comme la victoire ne peut être certaine, doit-on prendre le risque d'un échec et d'un plus grand mal encore.
Quant à ceux qui font déjà des plans sur la dépouille d' Anjouan, comme le fait par exemple de supprimer de nouvelles élections, en cas de défaite de Bacar, j'espère qu' AHA saura garder la tête froide pour ne pas jouer à Néron après une victoire à la Pyrrhus.
Comité de réflexion pour une vraie unité nationale
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