NOM DE CODE: OPERATION DEMOCRATIE AUX COMORES
Au cours d'une Conférence de presse, le Chef d'Etat-major de l'AND, a confirmé que les deux infiltrations de l'armée nationale à Anjouan constituent une étape couronnée de succès avant le déclenchement de l'opération « Démocratie-aux-Comores »Au cours d'une conférence de presse tenue lundi matin au Relais de Singani, lieu qui sert de Quartier Général à l'Armée Nationale de Développement (AND) à Mwali, le Colonel Salimou Mohamed Amir, Chef d'Etat-major de l'AND, a confirmé que deux infiltrations ont effectivement été effectuées par des éléments de l'armée nationale à Anjouan, d'abord à Sima du 9 au 10 mars, à Domoni ensuite, du 14 au 16 mars. « Tous les éléments qui ont participé à ces opérations ont regagné Mwali sains et saufs ».
« Au cours de ces opérations, nos troupes ont fait preuve d'efficacité et d'homogénéité. Elles n'ont manifesté aucun signe de dysfonctionnement ni d'esprit régional. Ce qui est de nature à renforcer la cohésion des groupes et à maintenir le moral des troupes et constitue un démenti aux divisions supposées au sein des troupes.
« L'offensive n'a pas encore commencé, mais il s'agissait d'une étape de préparation et de reconnaissance du terrain qui a été couronnée de succès et dont l'AND peut être fière »
Pour le Colonel Salimou, la situation sur le terrain est contraire à ce l'on croit puisque les éléments de l'AND ont pu débarquer sans problème, progresser sans accroc, pour aller attaquer la gendarmerie de Domoni et se replier en bon ordre. C'est lors de ce repli que deux soldats de l'AND ont été blessés. Les autres éléments qui avaient continué leurs patrouilles sur place, ont été récupérés très loin à Moya au cours d'une opération ultérieure, elle aussi couronnée de succès, malgré les vaines tentatives des forces rebelles.
Le Colonel Salimou a également expliqué que la mission de Domoni n'avait pas pour but de libérer des prisonniers. « Des prisonniers ont pu s'échapper aux cours de l'opération, mais ce n'en était pas le but. La mission visait plutôt à évaluer la réactivité des adversaires, à délivrer un message fort de l'AND à Bacar et enfin, à lui prouver, lui et ses troupes, leur vulnérabilité » Pour le cas de Domoni, « nos éléments étaient à quelques dizaines de mètres de Bacar » mais la mission ne consistait pas à le capturer, a révélé le Colonel Salimou.
Le Chef d'Etat-major de l'AND a indiqué en outre, que "les patrouilles et les missions de reconnaissance sur le terrain allaient se poursuivre autant de fois que nécessaire".
Pour lui et l'AND, le souci majeur reste aujourd'hui de voir se terminer un conflit et apparaître un autre, notamment les règlements de comptes.
« L'AND fera donc ce qui est nécessaire, pour préserver la sécurité et la paix civile et faire respecter la Loi, en instaurant, au besoin et aussi longtemps qu'il le faudra, un couvre feu jusqu'à ce que la Justice soit en mesure de faire son travail ».
« Ceux qui pensent que le débarquement ne se justifie pas doivent bien admettre malheureusement que toutes les voies ont été épuisées et que Mohamed Bacar n'a même pas daigné saisir la dernière chance qui lui a été offerte » a poursuivi le Chef d'Etat-major.
Le Colonel estime « que Mohamed Bacar aura compris qu'il était fragile et qu'il ne lui restait plus que deux alternatives : partir ou nous attendre. J'espère qu'il va nous attendre », a-t-il ajouté.
Pour se résumer Le Colonel Salimou a jugé que du point de vue tactique, les deux opérations ont été un succès. « J'en assume toute la responsabilité mais le mérite revient à toute l'AND dans son ensemble ».
« Pour ceux qui ont toujours besoin de pêcher en eau trouble, et qui estiment que j'en prends trop à mon aise, je dirai simplement que je connais les limites de mes responsabilités et que je n'ai pas besoin d'une autorisation pour effectuer des reconnaissances. Je suis resté dans le cadre de mes responsabilités ».
Pour conclure, enfin, Le Chef d'état-major a indiqué que dans 48 heures toutes les troupes seront regroupées à Mwali d'où le départ sera donné. Il ne restera plus que le feu vert de SEM le Chef de l'Etat pour ordonner à l'AND de continuer sa mission et lancer l'opération dont le Colonel salimou a révélé le nom de code à la presse à la fin de la conférence : La-démocratie-aux-Comores
SOURCE: Beit-salam
Publicité