communiqué RTA:LA RÉALITÉ SUR LA NOUVELLE CRISE COMORIENNE

Publié le par achaha

UNION DES COMORES Mutsamudu, le 10 mars 2008
Unité-Solidarité-Développement

ILE AUTONOME D'ANJOUAN
Solidarité-Justice-Travail
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MINISTÈRE DE LA COOPÉRATION DÉCENTRALISÉE,
DE L'ENVIRONNEMENT, DU TRAVAIL,
DES POSTES ET TÉLÉCOMMUNICATIONS, CHARGÉ
DU TOURISME
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N°2008- 060 /MCDETPT-T----- R- MB
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Le Ministre

Le Ministère publie
le communiqué
du Gouvernement de l'Ile Autonome d'Anjouan
en date du 18 Mars 2008
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TEXTE

COMMUNIQUE DU GOUVERNEMENT
DE L'ILE AUTONOME D'ANJOUAN


Objet : Criminalité d'Etat projetée à Anjouan
L'Afrique face à sa conscience

 

Le Gouvernement de l'Ile Autonome d'Anjouan constate l'afflux aussi important à Moroni de différents contingents de soldats relevant d'un commandement de l'Union Africaine et qui seraient fournis par quatre
Pays, le Grand Soudan, la Grande Tanzanie, la Grande Jamahiriya et le Grand Sénégal.
Leur mission est d'accompagner l'AND du Simulateur Monsieur Sambi pour une expédition sanglante dans l'Ile Autonome d'Anjouan.
Le Gouvernement de l'Ile Autonome d'Anjouan :
- Exprime tout d'abord ses regrets quand l'Union Africaine, notre Organisation Continentale, accepte subir les simulations de Monsieur Sambi, le violeur des Constitutions et des lois, le violeur des droits de l'homme, des Libertés Individuelles et Collectives Kidnappeur, le Terroriste pour avoir diligenté entre autres des incendies criminelles à Anjouan, l'assassin pour avoir annoncé des mises à prix de têtes des Responsables Anjouanais.
- Exprime ensuite son indignation face au caractère illégal de l'entreprise de criminalité avérée en cours aux Comores orchestrée par le simulateur Monsieur Sambi et ses alliés de fortune Messieurs Madeira et Mourad, une entreprise qui ne bénéficie, ni d'une légalité nationale dès lors que l'Assemblée de l'Union des Comores n'est pas consultée, ni d'une légalité internationale car le Conseil de Sécurité des Nations - Unies n'est pas saisi, ni d'une légalité inspirée d'un quelconque accord bilatéral de défense pour ce qui est des Pays acquis pour faire couler le sang des Comoriens.
- Regrette enfin que l'Union Africaine ait accepté se faire emballer par les corrompus Madeira et Mourad pour engager notre Organisation Continentale commune à des actions qui ne peuvent aucunement honorer l'Afrique.
- L'Union Africaine ne pourrait que prêcher la Paix, l'Entente et la Réconciliation à travers le Continent. A défaut de réussite, l'Union Africaine pourrait bien solliciter d'autres implications positives pour proroger sa patience et éviter toute éventualité d'écoulement de sang.

Le Gouvernement de l'Ile Autonome d'Anjouan se sent préoccupé de l'adhésion de l'Union Africaine à des incursions de l'AND à Anjouan visant à des assassinats et enlèvements ciblés avec l'annonce de performances éhontées dont jouissent le simulateur Sambi et ses alliés nationaux et expatriés, malheureusement des performances en capacité de tuerie, de mobilisation de troupes, de logistiques et de détermination d'éradication idéologique de tout Anjouanais qui se dresserait sur leur passage.

Le Gouvernement de l'Ile Autonome d'Anjouan marque son étonnement quand la République Gabonaise présidente du Comité de sept de l'OUA sur le conflit Franco-Comorien de Mayotte poursuit encore le dialogue depuis une trentaine d'années, la même République Gabonaise aujourd'hui à la Présidence de la Commission de l'Union Africaine tolère une expédition sanglante à Anjouan pour un conflit électoral né il y a seulement neuf mois.

Le Gouvernement de l'Ile Autonome d'Anjouan voudrait rappeler que la validité d'un scrutin devrait relever d'un arbitrage juridico-constitutionnel et non d'une décision politique. Jusqu'à preuve de contraire, l'élection du Président Mohamed Bacar du 10 juin 2007 ne souffre d'une quelconque illégalité, ni même d'une inconstitutionnalité aucune.

Toutefois, le Gouvernement de l'Ile Autonome d'Anjouan reste disposé à tout dialogue et à la tenue éventuelle de toute élection qui découlerait d'une expertise juridico-constitutionnelle internationale sur le déroulement du scrutin du 10 juin 2007.
Les Anjouanais entendent aller jusqu'au bout pour défendre leur Constitution et le droit plus particulièrement le Code électoral en vigueur, malgré qu'il soit révisé unilatéralement par le simulateur Monsieur Sambi.

Mohamed Abdou Madi

 

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