Analyse,description et enjeux de la crise politique comorienne
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déclaration
Publié le
par achaha
COLLECTIF DES COMORIENS A L’ETRANGER HOSTILES AU DEBARQUEMENT (CCEHD) S/C CNFOC (AGECA) 177, rue de Charonne 75011 Paris
DECLARATION
Le débarquement annoncé n’a pas encore officiellement commencé que notre pays déplore déjà plusieurs victimes, de part et d’autre des belligérants, à la suite des incursions effectuées, ces derniers jours, par l’Armée nationale, dans l’Île Autonome d’Anjouan.
C'est donc, pétrifiés par la fièvre belliqueuse qui a gagné les dirigeants de notre pays et certains responsables politiques que nous, signataires de la présente déclaration, avons décidé d’exprimer, par la présente, notre profond désarroi.
Nous comprenons l'impatience des Autorités de l'Union des Comores face à ce qu’elles considèrent comme une intransigeance des Autorités de l'Île Autonome d'Anjouan ; Toutefois, nous redoutons les conséquences que peuvent engendrer, leur décision de faire usage de la force armée à Anjouan, à laquelle s’associent, malencontreusement, certains partenaires de la communauté internationale.
De plus, les conditions dans lesquelles le Président SAMBI mène son action, en dehors de toute considération de l’Assemblée de l’Union et des entités autonomes de Ngazidja et Mwali, et de tout débat démocratique, puisque tous ceux qui émettent un avis contraire au sien sont intimidés et pourchassés, nous laissent redouter le pire, c’est-à-dire : « La substitution d’une dictature par une autre, plus redoutable encore. »
Pourquoi tant de haine, tant d’acharnement ? Pour arriver à quels résultats ? Depuis quand un contentieux électoral, de surcroît une élection à caractère régional, mobilise-t-il tant de moyens humains et matériels, de la part de la communauté internationale pour aller faire la guerre ? Si ce sont les prétendues violations des droits humains à Anjouan qui préoccupent la Libye, Le Soudan, la Tanzanie et le Sénégal au point d’aller aider le Président Sambi à faire la guerre à Anjouan et « casser de l’Anjouanais », pourquoi ces pays ne diligentent-ils pas une commission d’enquête internationale, avant de sanctionner ?
Non ! il ne se pose pas un problème de séparatisme à Anjouan depuis la réconciliation nationale du 17 février 2001. Non ! Le Président SAMBI n’a jamais voulu négocier avec Mohamed Bacar, depuis l’élection contestée du 10 juin 2007. Pire, lorsque le Président de l’Île Autonome de Ngazidja a voulu le faire, il a été rappelé à l’ordre sur le champ.
Nous apportons notre soutien à l’action de Son Excellence Monsieur Thabo Mbeki, Président de la République d’Afrique du Sud, pour parvenir à une solution pacifique à la crise. Nous restons convaincus qu’une solution négociée est toujours possible, dans le respect de la Constitution de l’Union des Comores et l’esprit de la réconciliation nationale.
Autant, nous sommes d’accord que la restauration de l'autorité de l’Union à Anjouan est une condition sine qua non au règlement de la crise, autant, nous estimons que la paix véritable ne peut venir que par une volonté réelle d'apaisement, de réconciliation et de clémence.
Aussi, nous lançons un appel solennel à toutes les Organisations et personnalités, épris de paix et de justice, pour relayer notre modeste voix en vue de parvenir rapidement à une solution pacifique à laquelle tous les fils et filles des Comores, à travers leurs institutions et organisations représentatives, auront droit au chapitre.
Fait à Paris, le 18 mars 2008.
Signataires
Pour le CCEHD
M. SALIM HASSANE AHMED, ancien conseiller du Président de la République et ancien candidat aux élections présidentielles des Îles.
M. ALI SAADI, ancien Ministre Conseiller à l’Ambassade des Comores à Paris.
M. ABDOUL WAHAB AHMED, ancien Vice-Président de l’Assemblée fédérale des Comores
Pour tout contact : Tel : + 336 50 61 81 71 / 06 61 83 96 01 Email : ccehd_08@yahoo.fr
HOSTILES AU DEBARQUEMENT (CCEHD)
S/C CNFOC (AGECA)
177, rue de Charonne 75011 Paris
DECLARATION
Le débarquement annoncé n’a pas encore officiellement commencé que notre pays déplore déjà plusieurs victimes, de part et d’autre des belligérants, à la suite des incursions effectuées, ces derniers jours, par l’Armée nationale, dans l’Île Autonome d’Anjouan.
C'est donc, pétrifiés par la fièvre belliqueuse qui a gagné les dirigeants de notre pays et certains responsables politiques que nous, signataires de la présente déclaration, avons décidé d’exprimer, par la présente, notre profond désarroi.
Nous comprenons l'impatience des Autorités de l'Union des Comores face à ce qu’elles considèrent comme une intransigeance des Autorités de l'Île Autonome d'Anjouan ; Toutefois, nous redoutons les conséquences que peuvent engendrer, leur décision de faire usage de la force armée à Anjouan, à laquelle s’associent, malencontreusement, certains partenaires de la communauté internationale.
De plus, les conditions dans lesquelles le Président SAMBI mène son action, en dehors de toute considération de l’Assemblée de l’Union et des entités autonomes de Ngazidja et Mwali, et de tout débat démocratique, puisque tous ceux qui émettent un avis contraire au sien sont intimidés et pourchassés, nous laissent redouter le pire, c’est-à-dire : « La substitution d’une dictature par une autre, plus redoutable encore. »
Pourquoi tant de haine, tant d’acharnement ? Pour arriver à quels résultats ? Depuis quand un contentieux électoral, de surcroît une élection à caractère régional, mobilise-t-il tant de moyens humains et matériels, de la part de la communauté internationale pour aller faire la guerre ? Si ce sont les prétendues violations des droits humains à Anjouan qui préoccupent la Libye, Le Soudan, la Tanzanie et le Sénégal au point d’aller aider le Président Sambi à faire la guerre à Anjouan et « casser de l’Anjouanais », pourquoi ces pays ne diligentent-ils pas une commission d’enquête internationale, avant de sanctionner ?
Non ! il ne se pose pas un problème de séparatisme à Anjouan depuis la réconciliation nationale du 17 février 2001.
Non ! Le Président SAMBI n’a jamais voulu négocier avec Mohamed Bacar, depuis l’élection contestée du 10 juin 2007. Pire, lorsque le Président de l’Île Autonome de Ngazidja a voulu le faire, il a été rappelé à l’ordre sur le champ.
Nous apportons notre soutien à l’action de Son Excellence Monsieur Thabo Mbeki, Président de la République d’Afrique du Sud, pour parvenir à une solution pacifique à la crise. Nous restons convaincus qu’une solution négociée est toujours possible, dans le respect de la Constitution de l’Union des Comores et l’esprit de la réconciliation nationale.
Autant, nous sommes d’accord que la restauration de l'autorité de l’Union à Anjouan est une condition sine qua non au règlement de la crise, autant, nous estimons que la paix véritable ne peut venir que par une volonté réelle d'apaisement, de réconciliation et de clémence.
Aussi, nous lançons un appel solennel à toutes les Organisations et personnalités, épris de paix et de justice, pour relayer notre modeste voix en vue de parvenir rapidement à une solution pacifique à laquelle tous les fils et filles des Comores, à travers leurs institutions et organisations représentatives, auront droit au chapitre.
Fait à Paris, le 18 mars 2008.
Signataires
Pour le CCEHD
M. SALIM HASSANE AHMED, ancien conseiller du Président de la République et ancien candidat aux élections présidentielles des Îles.
M. ALI SAADI, ancien Ministre Conseiller à l’Ambassade des Comores à Paris.
M. ABDOUL WAHAB AHMED, ancien Vice-Président de l’Assemblée fédérale des Comores
Pour tout contact :
Tel : + 336 50 61 81 71 / 06 61 83 96 01
Email : ccehd_08@yahoo.fr