arrestation de certains ministres anjouannais
APA-Moroni(Comores) Des proches du président autoprclamé de l’île d’Anjouan, Mohamed Bacar, ont été arrêtés suite aux accrochages qui opposaient encore à la mi-journée l’armée comorienne et les forces de l’Union africaine d’une part à la garde rapprochée de Bacar, a appris APA dans la capitale Moroni.
Barakani, le village natal de l’homme fort d’Anjouan, n’est pas encore tombé aux mains de l’armée comorienne qui attend un renfort de plusieurs éléments pour venir à bout de cette poche de résistance.
D’après des sources dignes de foi, le ministre de la Justice du gouvernement anjouanais a été arrêté et serait actuellement entre les mains de l’armée comorienne, de même que certains proches du colonel Mohamed Bacar, dont l’homme d’affaires Abdoulkarim Abdérémane alias « le roi fort ».
Parmi les proches de Bacar arrêtés, il y a aussi MOUSSOUAB, Maire de la Ville de Ouani où se trouve l’aéroport, le lieutenant Saïd Ibn Toyb dit Adé et le Major Youssouf Abdallah dit Moilo.
A Domoni, une ville anjouanaise située sur la côte est de l’île, où les soldats de l’armée loyaliste ont pris position tôt mardi matin, on assiste à des scènes de liesse d’une population fraternisant avec les militaires.
Quelque 1500 soldats de l’armée nationale comorienne et de l’Union Africaine (composées de Sénégalais, de Tanzaniens, de Soudanais et de Libyens) ont envahi tôt mardi matin l’île rebelle d’Anjouan pour en déloger le président autoprclamé Mohamed Bacar.
L’UA avait tenté une médiation pour mettre fin à la crise, née de l’annonce par le dirigeant autoproclamé de l’Ile d’Anjouan, Mohamed Bacar de sa victoire à l’issue d’un scrutin illégal qu’il avait organisé en juin 2007.
L’organisation continentale avait refusé de reconnaître cette élection sur l’île tropicale qui avait essayé en 1997 de se séparer des autres îles avant de les rejoindre en 2001.