Sambi, la ruse, la démagogie et l’intégrisme
Ambition dévorante, franc-parler populiste, promesses démesurées, Sambi-le-chiite dépareille face à son rival déchu, Bacar-le-sunnite. Et pourtant, si le religieux a raté son retour d’Iran en ne cachant pas ses véritables intentions pour les Comores, ce qui lui vaudra quelques jours de prison, le voilà rebondissant avec succès quelques années plus tard en se faisant élire président de l’Union. Sa recette : calmer les ardeurs révolutionnaires de sa grande marche vers une République islamiste des Comores, à l’image de son idole, l’ayatollah imam Khomeiny. Fort de ses nouveaux apparats et de son nouveau discours, il devient aujourd’hui pour beaucoup de Comoriens un ange se servant des versets du Coran pour cacher ses ambitions. Ne termine-t-il pas chacun de ses discours par une prière qui dit ceci : “Que Dieu nous donne un dirigeant qui respectera la loi de Dieu”… la charia. Il est né le 5 juin 1958 à Mutsamudu (Anjouan) dans une famille de sept enfants, dont 5 filles, et un environnement familial très religieux. Surnommé très vite “Ayatollah” à son corps défendant, ou encore “Aya”, c’est un élève de l’université islamique de Médine, en Arabie Saoudite. Il fréquente ensuite l’université Al Azhar et Charif en Egypte. Puis, c’est le Soudan et enfin quatre années à Qom, en Iran. Un parcours difficile aujourd’hui à adoucir. Si, quelques années plus tôt, élu député, il défile pancarte à la main à Moroni en 1997 pour fustiger le débarquement militaire en préparation contre Anjouan, aujourd’hui, faisant fi de l’opposition du leader de l’Union Africaine, l’Afrique du Sud, il vient de réussir, lui le chiite, à obtenir l’aval et le soutien de l’Iran, de la Libye, de la Tanzanie, du Soudan, des Etats-Unis, et de la France. Attention, cet homme est dangereux !
B.A
Source: CLICANOO
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