L'ex-président d'Anjouan visé par un arrêté de reconduite à la frontière
Le président déchu de l'île comorienne d'Anjouan, Mohamed Bacar, assigné à résidence à La Réunion, fait l'objet d'un arrêté de reconduite à la frontière, a-t-on appris mercredi auprès de ses avocates.
Pris mardi par le préfet de La Réunion, l'arrêté concerne aussi les 22 hommes qui accompagnent l'ancien homme fort d'Anjouan, depuis qu'il a quitté l'île après son renversement par une opération militaire le 25 mars.
Les avocates de Mohamed Bacar ont annoncé leur intention de déposer jeudi une requête contre cet arrêté devant le tribunal administratif de Saint-Denis-de-La-Réunion.
Mercredi, le tribunal saisi d'un recours contre un précédent arrêté de reconduite à la frontière, datant du 28 mars, a constaté que le préfet de La Réunion l'avait abrogé, avant de le remplacer par celui qu'il a signé mardi.
Le premier arrêté prévoyait que Mohamed Bacar et ses hommes seraient renvoyés aux Comores, où des menaces pèsent sur leur intégrité physique.
Le tribunal de Saint-Denis a rejeté la demande des avocates de l'ex-président anjouanais visant à ce que ce dernier obtienne une autorisation provisoire de séjour.
Mohamed Bacar et ses hommes, hébergés sur la base aérienne 181 de La Réunion, ont formulé lundi une demande d'asile politique à la France et le préfet de La Réunion a demandé à l'Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) de l'examiner selon la procédure d'urgence.
"Je fais confiance à la justice française", a déclaré à l'AFP l'ex-président Bacar venu assister mercredi à l'audience du tribunal administratif.
"La Réunion est une île démocratique, sécurisée, où personne ne pourra attenter à nos jours. C'est aussi parce que nous sommes menacés que nous demandons l'asile politique à la France", a-t-il dit.
Si la procédure d'urgence est adoptée, l'Ofpra disposera de quinze jours pour répondre à la demande de Mohamed Bacar et de ses hommes.
Source: Outremer on Line
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Pris mardi par le préfet de La Réunion, l'arrêté concerne aussi les 22 hommes qui accompagnent l'ancien homme fort d'Anjouan, depuis qu'il a quitté l'île après son renversement par une opération militaire le 25 mars.
Les avocates de Mohamed Bacar ont annoncé leur intention de déposer jeudi une requête contre cet arrêté devant le tribunal administratif de Saint-Denis-de-La-Réunion.
Mercredi, le tribunal saisi d'un recours contre un précédent arrêté de reconduite à la frontière, datant du 28 mars, a constaté que le préfet de La Réunion l'avait abrogé, avant de le remplacer par celui qu'il a signé mardi.
Le premier arrêté prévoyait que Mohamed Bacar et ses hommes seraient renvoyés aux Comores, où des menaces pèsent sur leur intégrité physique.
Le tribunal de Saint-Denis a rejeté la demande des avocates de l'ex-président anjouanais visant à ce que ce dernier obtienne une autorisation provisoire de séjour.
Mohamed Bacar et ses hommes, hébergés sur la base aérienne 181 de La Réunion, ont formulé lundi une demande d'asile politique à la France et le préfet de La Réunion a demandé à l'Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) de l'examiner selon la procédure d'urgence.
"Je fais confiance à la justice française", a déclaré à l'AFP l'ex-président Bacar venu assister mercredi à l'audience du tribunal administratif.
"La Réunion est une île démocratique, sécurisée, où personne ne pourra attenter à nos jours. C'est aussi parce que nous sommes menacés que nous demandons l'asile politique à la France", a-t-il dit.
Si la procédure d'urgence est adoptée, l'Ofpra disposera de quinze jours pour répondre à la demande de Mohamed Bacar et de ses hommes.
Source: Outremer on Line
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