Comores: Bacar a quitté Anjouan dans ces conditions "non éclaircies", selon Paris
La France a répondu jeudi aux accusations du parlement comorien d'avoir "exfiltré" l'ancien homme fort de l'île d'Anjouan, Mohamed Bacar, en assurant que les conditions de son départ vers l'île française de Mayotte étaient encore "non éclaircies".
"Malgré la présence à Anjouan d'importants contingents militaires comoriens et africains, M. Bacar a pu en partir dans des circonstances non éclaircies à ce jour et entrer illégalement à Mayotte", a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Pascale Andréani, en réponse à "certaines allégations".
Le parlement de l'Union des Comores a accusé mercredi la France d'avoir "exfiltré" vers Mayotte le président déchu de l'île d'Anjouan pour le "soustraire à la justice comorienne".
M. Bacar, président d'Anjouan depuis mars 2002 mais dont la réélection en juin 2007 a été jugée illégale par l'Union des Comores et l'Union africaine, a été renversé lors d'une opération militaire la semaine dernière et s'est réfugié à Moyotte le 26 mars.
Mme Andréani a ajouté que M. Bacar était aujourd'hui en résidence surveillée sur l'île française de la Réunion, et que sa demande d'asile était "examinée en urgence par l'Office Français des réfugiés et apatrides conformément aux règles de droit".
La porte-parole a souligné que la France a "condamné dès l'origine la tentative sécessionniste de l'île d'Anjouan et a suspendu depuis juin 2007 toute action de coopération avec les autorités de fait de cette fraction de l'Union des Comores".
Elle a rappelé que Paris avait apporté son soutien à l'opération militaire qui a permis de le chasser, en assurant notamment le transport de troupes tanzaniennes entre Dar es-Salam et la capitale comorienne Moroni.
La France a répondu jeudi aux accusations du parlement comorien d'avoir "exfiltré" l'ancien homme fort de l'île d'Anjouan, Mohamed Bacar, en assurant que les conditions de son départ vers l'île française de Mayotte étaient encore "non éclaircies".
Source: Jeune afrique
Commentaire:
Et si réellement ce sont les Comores qui ont aidé Bacar à s'échapper? Vous ne croyez pas que la France peut aussi accuser, à son tour le gouvernement comorien d'avoir laissé fuir Mohamed Bacar? Les accusations n'en finiraient jamais alors!