La justice française confirme l'arrêté d'expulsion contre l'ex-président d'Anjouan, Mohamed Bacar
LEMONDE.FR avec AFP
Le tribunal administratif de Saint-Denis-de-La-Réunion a confirmé, dimanche 6 avril, un arrêté de reconduite à la frontière qui vise le président déchu anjouanais, Mohamed Bacar, ainsi que 22 hommes qui l'accompagnent.
Le tribunal administratif de Saint-Denis-de-La-Réunion a confirmé, dimanche 6 avril, un arrêté de reconduite à la frontière qui vise le président déchu anjouanais, Mohamed Bacar, ainsi que 22 hommes qui l'accompagnent.
L'ancien homme fort d'Anjouan, l'une des trois îles autonomes de l'Union des Comores, avait déposé une requête contre un arrêté du préfet de la Réunion, qui prévoit son expulsion du territoire français "vers un pays où il serait légitimement admissible". La mesure d'expulsion ne peut toutefois être mise en œuvre tant que l'Office français des réfugiés et apatrides (OFPRA) n'a pas statué sur la demande d'asile formulée par M. Bacar et ses compagnons.
L'ex-président d'Anjouan et 21 de ses hommes sont incarcérés dans deux prisons de La Réunion depuis le 4 avril. Un autre de ses hommes est assigné à résidence. Mohamed Bacar a été renversé fin mars par une opération militaire de l'Union des Comores appuyée par des troupes mandatées par l'Union africaine et soutenue logistiquement par la France. Il s'était enfui en territoire français, arrivant sur l'île de Mayotte, avant d'être transféré à La Réunion.
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