Vers la présidentielle de Ndzuwani

Publié le par habari

Les électeurs se réservent...
Aussitôt après la chute du régime dictatorial de Bacar à Ndzuwani, le débat sur la tenue prochaine d'une élection libre et transparente dans l'île prend le dessus. Tout le monde, à l'intérieur comme à l'extérieur du pays, s'attendait à cette échéance qui devra consacrer l'arrimage de Ndzuwani aux normes constitutionnelles de la République, doter l'île d'un chef exécutif légalement choisi par la population comme c'est le cas à Ngazidja et Mwali depuis dix mois.
Suivre Sambi...
A croire que pour certains, le débarquement se faisait sur fond de campagne électorale. Car, deux jours après que la Cour constitutionnelle s'est prononcée, le samedi 12 avril, sur la liste définitive des candidats, la fièvre électorale semble avoir gagné la grande majorité des Anjouanais.
Le paradoxe est que, au moment où les candidats se lancent dans la précampagne en s'activant et affinant leur stratégie et argumentaire électorale, la majorité de la population se livre à la spéculation politique. Chacun donne l'impression de vouloir s'abstenir lorsqu'il s'agit de se prononcer pour tel ou tel candidat. ''Je vais d'abord savoir qui est le candidat qui a la faveur de Sambi'', dit-on dans la rue, les places publiques et le transport en commun. Les plus acharnés vont jusqu'à enfoncer plus loin le clou en ces termes ''dans cette élection, j'ai l'impression qu'il y a un piège par conséquent je n'ai rien à dire tant que le président Sambi ne se sera prononcé sur le nom de son candidat''. Ou encore ''je voterais n'importe qui si Sambi ne lève pas le voile sur son candidat''.
Si les Anjouanais conditionnent leur suffrage à la réponse que donnerait le président par rapport à la question : ''qui est le candidat de Sambi?'', cela montre, certes, qu'il y a une parfaite adhésion entre le peuple et le chef de l'Etat comorien. Pour autant la question n'a pas sa raison d'être. Il y a lieu de se rappeler qu'en mai 2007, Sambi n'avait pas donné explicitement une réponse à cette question. Certains suivaient le regard du chef de l'Etat à travers une quelconque sympathie de son épouse pour un tel ou tel candidat. On se souvient de cette fameuse phrase de la première dame : ''je voterai pour Moussa Toybou car mon mari m'a dit que c'est son candidat de cœur même s'il n'empêche personne de voter pour un autre candidat''.
On se demande alors ce que veulent les Anjouanais au juste? Ce sont les partisans de certains candidats qui continuent toujours à s'entêter dans cette quête éperdue.
Finalement, on se demande si le président pourra continuer à faire l'économie d'une déclaration publique sur ce sujet? Il en va peut-être de sa réussite.
Abidhar Abdallah
Al-Watwan

notre commentaire: Venant d'un jounaliste d'alwatwan , cela n'étonne personne lorsqu'il affirme que les anjouannais attendent que le président sambi se prononce en faveur d'un tel ou tel candidat  pour décider  qui  ils iront voter. hônnetement c'est pas sérieux de la part d'un journaliste d'affirmer une telle affirmation.
Aller dire qu'il y a une parfaite adhésion entre les anjouannais et sambi ..c'est aller encore plus loin

Ce qui est vrai c'est que sambi a ses partisans , qui le défendront , en plus il bénéficie de  l'effet de victoire sur le régime bacar .Mais les anjouannais sont un peuple très complexe!!! Et figurez vous Mr le journaliste ,SAMBI sait qu'il y a beaucoup d'anjouannais qui n'ont pas confiance en lui .la plupart des anjouannais sont contents que MOHAMED Bacar ne soit plus là, car il a fatigué presque tous les anjouannais !!!
Nous espérons que le régionalisme ne prendra pas le dessus  sur les idées de fond , et que les gens iront voter par conviction pour le meilleur candidat !!!!
Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article