Le ministre de l’Education demande un budget d’urgence pour Anjouan

Publié le par habari


APA-Moroni (Comores) Les autorités comoriennes veulent aujourd’hui arrimer l’île d’Anjouan au système éducatif national et mettre de l’ordre dans un secteur qui, jusqu’à la chute du colonel Mohamed Bacar, échappait complètement à leur contrôle.

Depuis cinq ans, les examens de fin d’année ont toujours fait l’objet de marchandages à Anjouan entre le ministère de l’éducation et les familles des étudiants.

Beaucoup d’histoires parfois invraisemblables circulent autour de ce laisser-aller, comme celle de cette jeune fille qui a décroché son baccalauréat l’année dernière alors qu’elle ne s’était même pas présentée à l’examen.

« Beaucoup de mal a été fait à Anjouan, mais ce qui s’est passé au niveau de l’éducation est une catastrophe », a déclaré M. Mbaraka Abdallah Charif, doyen de la faculté de lettres de l’université des Comores.

Le ministre de l’Education nationale, Abdourahim Said Bakar, demande un plan et un budget d’urgence pour vite remettre à flot l’école à Anjouan.

« La priorité des priorités est la réintégration et le paiement des salaires des enseignants qui avaient été abusivement licenciés », a-t-il dit.

Parmi les questions cruciales du moment figure la réintégration de l’université de Patsy (Anjouan) au sein de l’université des Comores. L’Etat comorien envisage, en effet, de délocaliser certaines filières de l’université dans les deux autres îles de l’archipel.

« Nous entendons encourager la mobilité des étudiants entre les îles ; cela permettra de lutter contre les velléités séparatistes », a poursuivi le ministre Said Bacar.



Notre commentaire:

Tous les prétextes sont maintenant permis!
Je dirais même plus que tous les coups sont maintenant permis! Les comoriens aiment exagerer. On dirait que c'est Mohamed Bacar qui a instauré ce système de marchandage!

J'ajoute aussi que les étudiants ajouanais ont toujours étudié à l'université des Comores et que ce n'est pas Mohamed Bacar qui les aurait empêcher de s'y rendre. Il y a l'ecole de Patsi qui fonctionne à merveil. Ceux qui ont préféré et qui préfèrent rester pour étudier le faisaient librement. C'est une école supérieure qui a tout pour offrir un enseignement solide et ça été prouvé! Anjouan est une île qui a des atouts et qui n'a jamais cessé d'avancer. Qu'on ne vienne pas nous dire le contraire car on ne l'acceptera pas. Ce n'est pas jourd'hui(après la chute de Mohamed Bacar) qu'on veut nous apprendre à dire bonjour ou à saluer son prochain: nous sommes civilisés!

Ne serait-ce pas plutôt une autre stratégie pour casser à Anjouan ses ailes au profit de l'Union? La gestion de l'éducation revient  aux autorités des îles autonomes! Patsi est donc une uvniversité d'Anjouan alors que l'Université des Comores doit servir l'Union! Cela n'empêche donc pas les étudiants mohéliens ou grand-comoriens à aller étudier à Anjouan. L'état comorien ne doit pas sentir Patsi comme un concurrant; au contraire il peut même l'aider à aller plus loin, à se surpasser. S'il veut l'aider, Anjouan serait partant; mais il n'y a pas question de le reintegrer au sein de l'Union! Si le gouvernement comorien veut déplacer quelques départements ou filières à Anjouan, il aura alors à construire des établissements propre à ces filières: et il peut le faire sans contrainte! Mais on ne touche pas à Patsi! Cette université fait la fierté des Anjouanais!

Question-réponse:

Quelle mobilité des étudiants comoriens entre les îles? Y a-t-il une université à Mohéli? Non il n'y en a pas! Ni pour l'état comorien ni pour le gouvernement de Mohéli! Comment se ferait alors cette mobilité? Nous savons tous que les étudiants mohéliens(surtout) et les étudiants anjouanais ont toujours fait la navette entre Moroni et leurs îles! S'il y avait une université à Mohéli, certains étudiants auraient le choix entre rester à Mohéli ou partir à la Grande-Comores! Mais ils sont tous obliger d'y aller! Si vraiment l'Etat veut une mobilité, il faut qu'il oblige les étudiants grand-comoriens à aller étudier à Moheli et à Anjouan! Comment cela se ferait-il? Tout simplement (comme je viens de lire ci-haut) en construisant de nouveaux bâtiments ou établissements propore à l'Université des Comores dans les deux autres îles! Ceci permetterait les échanges entre les étudiants comoriens sans pour autant porter atteinte à l'autonomie des îles.
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