Mohéli: Le débat de la tournante en 2010 est lancé

Publié le par habari

La tournante est sur toutes les lèvres à Mohéli et le sujet vedette sur toutes les places publiques. Dans toutes les régions, on parle des tentations à la candidature et des ‘‘candidables’’ et on fait même des pronostics. Côté Nioumachioi, la ville du président Mohamed Ali Said, les candidatures de Bianrifi Tarmidhi, ingénieur en bâtiment et ancien premier ministre, Ben Massoundi Rachide, ingénieur agronome et ancien vice-président de l’Union semblent être les plus en vue. Selon certains, le poids de Mohamed Ali Saïd pourrait faire pencher la balance vers l’un ou l’autre dans quel cas l’un des deux aurait toutes les chances d’atteindre le deuxième tour.

Dans la région de Djandro, on évoque les candidatures de Said Dhoifir et Abdou Djabir. Si le premier qui est président du parlement de l’Union reste mystérieux sur le sujet, le second et candidat malheureux à la dernière présidentielle de l’île de Mwali est quasiment en campagne depuis… des mois. Mais, de l’avis de beaucoup, il n’a aucune chance de briller dans une compétition où les idéalistes sans moyens financiers sont assurés de ne pas être vus à la ligne d’arrivée.

Dans la ville de Djoiezi, les trois cousins Oucacha, Ikililou et Ali Said Mdahoma veulent se lancer dans cette course où le troisième larron, actuel président de la commission nationale électorale, semble être battu avant même qu’il n’ait déposé sa candidature. Les deux autres espèrent survivre grâce au soutien que le Chef de l’Etat voudra bien apporter à l’un ou à l’autre. A Bangoma, Fazul et Boléro aimeraient bien être de la partie, mais ils sont tous les deux victimes d’ennuis judiciaires (affaire des hydrocarbures) qui, sauf miracle, les priveraient du droit d’être candidat.

A Fomboni, c’est tout simplement le trop plein. Du côté de la banlieue populaire, le populiste Chabouhane se dit prêt mais il doit aussi faire face aux mêmes ennuis judiciaires que Fazul.

Au centre ville, Soidri Salime, l’ancien responsable de l’action gouvernementale de Taki qui réside actuellement à Paris parle d’une candidature soutenue par les Takistes et par l’Ump, parti au pouvoir à Paris, deux critères qui seraient la bienvenue pour une candidature qu’on dit morte née tout comme la candidature de Fouad Mohadji dont la personnalité est jugée ‘‘plutôt indécise’’.

Autre candidature qui, à défaut de ralliement, fait grand bruit, est celle du Colonel Mohamed Anrifi Ben Moustoifa Bacar à qui il ne faut surtout pas rappeler l’obligation du code électorale faite aux militaires de démissionner de l’armée cinq ans avant de pouvoir être candidat à une élection. Le commandant régional de l’And à Mohéli croit dur comme fer qu’il sera le troisième colonel après Azali et Bacar et le troisième Mohamed de Mohéli après Fazul et Ali Said à être président. Sans rigoler…

Enfin lors de son maoulida annuel, Mohamed Hassanaly aurait annoncé sa candidature. Il est vrai que le ‘‘vieux lion’’ a perdu beaucoup de son charisme.

Selon toute vraisemblance ici, les dés sont jetés. Mais comme on le sait comme d’habitude, le chemin qui mène à Beit-Salam est long et plein de surprises

doudou, Posted on Tuesday, 22 April 2008 at 19:10  sur  comorobeach
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