ELECTIONS PRESIDENTIELLES A NDZOUWANI
Sauf revirement de dernière minute, le dispositif pour l'élection du président d'Anjouan est en place. D'ores et déjà, les postulants au poste, sont sur les starting-blocks. Dans son discours prononcé à Ndzouwani le Président SAMBI a promis des élections libres et démocratiques. Tous les candidats seront paraît-il, placés au même pied d'égalité. Nous n'avons aucune raison de mettre en doute la parole du RAIS mais, si l'on doit se référer au passé électoral de notre pays, on s'aperçoit que sans exception, les présidents ont toujours publiquement soutenu un favori. Lors des dernières élections présidentielles organisées dans les îles, le Président SAMBI n'a pas dérogé à cette «règle». A part les hypocrites, les comoriens doivent reconnaître que la préférence du RAIS pour ABDOULWAHAB à Ngazidja et Moussa TOIYIBOU à Ndzouwani ne faisait aucun doute.
Si en qualité de citoyen, le RAIS a parfaitement le droit de soutenir la personne de son choix, son statut de président qui le place en principe, au dessus des partis, lui interdit de se prononcer publiquement au profit d'un candidat. D'autre part, nous savons tous qu'en pareilles circonstances, l'appareil de l'Etat et ses moyens (véhicules administratifs, billets d'avion, fonds secrets) sont mis à la disposition de celui qui a été préalablement choisi. Comme si cela ne suffisait pas, des manoeuvres d'intimidation sont exercées à l'encontre des fonctionnaires qui refusent de cautionner cette mascarade de démocratie. Ne nous voilons pas la face, c'est de cette manière que les élections se sont toujours déroulées aux Comores.
Nous restons persuadés que dans cette période délicate de reconstruction de l'unité nationale qui a été des années durant, gravement soumise à rude épreuve, le RAIS SAMBI commettrait une grave erreur, je dirais même une faute politique à renouer avec les pratiques détestables du passé. Si la probité du président et sa volonté farouche de lutter contre toute forme de corruption ne fait aucun doute, il n'en est pas de même pour certains courtisans qui sont eux, capables de lui suggérer de mauvaises solutions à un vrai problème.
Aux Comores, il n'existe pas de financement public de la vie politique. Aussi, toutes les dépenses inhérentes à la campagne électorale, sont à la charge exclusive des candidats qui doivent les assumer personnellement. Le rôle de l'Etat doit strictement, se résumer à l'organisation matérielle et à la fourniture des moyens logistiques. Nous serons donc très vigilants, sur les faits suivants même si la liste n'est pas exhaustive :
- Mettre des véhicules de l'Etat ou tout autre moyen à la disposition d'un candidat ou d'une personne qui le soutient
- Détourner de deniers publics, notamment les «fonds secrets» pour animer la campagne électorale d'un candidat
- Payer des billets d'avion avec des fonds publics pour permettre à un candidat ou à ses supporters de se déplacer
- Intimidation, tentative d'intimidation ou licenciement de fonctionnaire qui n'auraient pas suivi les consignes de vote émanant de sa hiérarchie ou toute autre personne ayant autorité.
En définitive, l'élection qui va avoir lieu à Anjouan nous servira de test grande nature et nous donnera une idée précise de la sincérité des discours et de la ligne politique du Président SAMBI. Ce dernier détient l'occasion de nous démontrer qu'il est le Président de tous les comoriens et non celui d'une caste et que sa volonté de rupture avec les pratiques désuètes et préjudiciables pour la démocratie est bien réelle. Sa seule consigne doit être la suivante : QUE LE MEILLEUR GAGNE !!
En tout état de cause, nous resterons très vigilants et nous ne manquerons jamais de rappeler le Président SAMBI à ses contradictions si d'aventure, il devrait nous trahir. TAREHI NDE HAKIMOU / NARIKE HACHIRI.
Si en qualité de citoyen, le RAIS a parfaitement le droit de soutenir la personne de son choix, son statut de président qui le place en principe, au dessus des partis, lui interdit de se prononcer publiquement au profit d'un candidat. D'autre part, nous savons tous qu'en pareilles circonstances, l'appareil de l'Etat et ses moyens (véhicules administratifs, billets d'avion, fonds secrets) sont mis à la disposition de celui qui a été préalablement choisi. Comme si cela ne suffisait pas, des manoeuvres d'intimidation sont exercées à l'encontre des fonctionnaires qui refusent de cautionner cette mascarade de démocratie. Ne nous voilons pas la face, c'est de cette manière que les élections se sont toujours déroulées aux Comores.
Nous restons persuadés que dans cette période délicate de reconstruction de l'unité nationale qui a été des années durant, gravement soumise à rude épreuve, le RAIS SAMBI commettrait une grave erreur, je dirais même une faute politique à renouer avec les pratiques détestables du passé. Si la probité du président et sa volonté farouche de lutter contre toute forme de corruption ne fait aucun doute, il n'en est pas de même pour certains courtisans qui sont eux, capables de lui suggérer de mauvaises solutions à un vrai problème.
Aux Comores, il n'existe pas de financement public de la vie politique. Aussi, toutes les dépenses inhérentes à la campagne électorale, sont à la charge exclusive des candidats qui doivent les assumer personnellement. Le rôle de l'Etat doit strictement, se résumer à l'organisation matérielle et à la fourniture des moyens logistiques. Nous serons donc très vigilants, sur les faits suivants même si la liste n'est pas exhaustive :
- Mettre des véhicules de l'Etat ou tout autre moyen à la disposition d'un candidat ou d'une personne qui le soutient
- Détourner de deniers publics, notamment les «fonds secrets» pour animer la campagne électorale d'un candidat
- Payer des billets d'avion avec des fonds publics pour permettre à un candidat ou à ses supporters de se déplacer
- Intimidation, tentative d'intimidation ou licenciement de fonctionnaire qui n'auraient pas suivi les consignes de vote émanant de sa hiérarchie ou toute autre personne ayant autorité.
En définitive, l'élection qui va avoir lieu à Anjouan nous servira de test grande nature et nous donnera une idée précise de la sincérité des discours et de la ligne politique du Président SAMBI. Ce dernier détient l'occasion de nous démontrer qu'il est le Président de tous les comoriens et non celui d'une caste et que sa volonté de rupture avec les pratiques désuètes et préjudiciables pour la démocratie est bien réelle. Sa seule consigne doit être la suivante : QUE LE MEILLEUR GAGNE !!
En tout état de cause, nous resterons très vigilants et nous ne manquerons jamais de rappeler le Président SAMBI à ses contradictions si d'aventure, il devrait nous trahir. TAREHI NDE HAKIMOU / NARIKE HACHIRI.
A PARIS, LE 23/04/2008 / AHMED/BIMBINI
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