TRIBUNE LIBRE PUBLIEE sur comorobeach: A trop vouloir prouver, on ne convainc personne

Publié le par habari

TRIBUNE LIBRE: A trop vouloir prouver, on ne convainc personne
Ceux qui ont accompagné le président Sambi dans son initiative de liberer Anjouan des mains de l'ancien dictateur d'Anjouan sont unanimes: se servir du demi-succès enregistré après l'opération '' Démocratie aux Comores'' pour modifier la Constitution et notamment '' la mort de la Tournante''.

Oui, je parle de demi-succès car jusqu'aujourd'hui, tout est flou sur la fuite de Bacar. Notre question est restée toujours sans réponse. Comment Bacar a pu s'échapper avec ses hommes et ses armes, quarante huit heures après le débarquement en présence de plus de 1400 soldats? Oui c'est un demi-succès car ce qu'on a cru mourir hante toujours les esprits des anjouanais appelés aux urnes pour choisir un nouveau président du moment où ils auront à leurs yeux le bulletin de l'ancien dictateur comme on l'appelle dans les milieux du pouvoir. Heureusement que dans la tête de nos dirigeants et de tous les comoriens, le seul ennemi qui est au coeur de ce feuilleton est la France. Mais cette thèse est-elle honnêtement valable?

Je sais que ce sont des questions qui fâchent mais j'estime qu'elles méritent d'être posées. Que chacun livre son point de vue sans insulter comme le suggèrent ici les responsables de comorobeach, un site qui se veut démocrate et objectif.

Je comprends parfaitement les défenseurs de Sambi et ses supporters qui ne souhaitent qu'entendre du bien de leur idole, mais comme dans ce contexte, l'histoire risque de se faire repeter, il y a lieu de soulever ces interrogations.

Sambi qui a parfaitement compris que le demi-succès de l'opération '' Démocratie aux Comores'', ne lui porte pas les fruits escomptés, cherche comme je l'ai noté sur ce forum, un autre terrain pour gagner l'opinion.
Ayant parfaitement compris que le souhait des comoriens et en particulier les wangazidja est de voir la prison remplie par tous ceux qui sont soupçonnés de détournement ou de complicité, il ne rate pas l'occasion de s'en prendre encore une fois aux magistrats. Il réussira sans doute sur ce terrain car tout le monde est convaincu du discours du premier magistrat ( Sambi) du pays, accusant tous les magistrats de corrompus. Malheureusement il voit son rêve s'envoler car le communiqué publié à Moheli par les présidents Abdouloihab et Mohamed Ali Said, lui fera réflechir mille fois. Celui dont Sambi accusait hier de traître après être parti à Anjouan à son insu dialoguer avec le diable ( Bacar), ne facilitera pas la tâche à son '' ennemi'' et '' ami'' d'hier, même si ouvertement avec son gouvernement, ils ont soutenu le débarquement. Cette Table ronde inter-comorienne voulue et annoncée par Sambi, s'annonce difficile. Sambi qui, sur la chaîne Aljazira, déclare, je cite '' je n'ai pas l'intention de m'éterniser au pouvoir, mais si les comoriens le veulent je vais rester''.

Sambi continue de déclarer que nos malheurs d'aujourd'hui sont dûs en grande partie à la Constitution de décembre 2001. Or, cette constitution a eu l'aval de tous les acteurs politiques. Sambi qui disposait largement de moyens de communication à Anjouan, a-t-il eu le courage un jour de dénoncer cette Constitution? Qui trompe qui? Oui quatre ans c'est peu Mr le président, mais vous êtes élu sur les textes de cette même constitution. Qu'on se dise la vérité avant qu'il ne soit tard. Si j'ai un conseil à donner aux sambistes chevronnés et à lui même, c'est de promulguer toutes les lois comme il l'avait promis et tester la vraie autonomie voulue par la Constitution, au lieu de s'acharner sur les textes. Et qu'il laisse les mohéliens continuer leur précampagne pour la Tournante, à moins que les pays qui ont soutenu le débarquement reviendront encore pour liberer Mwali.

Pour rappel, cette Constitution jugée '' incohérente'' aujourd'hui, a fait l'unanimité de tous à l'exception du parti Shuma. Je me rappelle, en pleine campagne de décembre 2001, avoir entendu un ancien premier ministre de l'ancienne RFIComores, et ancien ministre des affaires étrangères qui a soutenu le débarquement dans un discours sur la place de l'indépendance, accuser la France d'être à l'origine de nos maux, et a saisi l'occasion pour s'en prendre à la Constitution qu'il a qualifié hier d'idéal. Dans un meeting en novembre 2001, il est allé loin car il exhortait les gens à l'adopter car à ses yeux, c'était l'unique moyen de faire partir le colonel puchiste de l'époque, Azali;

Donc, je suppose ici que le temps n'est pas à la démagogie, ni à la politique politicienne mais à la sincerité de tout ce qui peut contribuer à l'unité nationale.

L'histoire de notre pays nous a enseigné qu'il faut avoir le courage d'affronter la vérité et être attentif aux critiques sévères de certains dans notre société qui dans le passé ont eu à assumer de hautes responsabilités, et qui, aujourd'hui, par le biais du séparatisme, veulent se faire une peau neuve. Quel dommage?

Que notre cher président de la République, Oustadh A.A.M.Sambi, arrête un peu cette politique spectacle comme ça été écrit ici car à force de vouloir convaincre: je suis '' l'homme de la situation''; '' le guérisseur de tous vos maux''; ''l'homme d'un toit pour tous''; '' l'homme d'un travail pour chacun''; '' le messager de Dieu''; '' le seul honnête parmi tous ceux qui ont été à la tête de ce pays''; mais cette Constitution.......; Mohamed Bacar de Baracani........: la France........: les français noirs de notre pays..............; la Tournante...........; les caisses retrouvées vides............; et ces magistrats corrompus.......................
Bref, à force de vouloir convaincre en deux ans de mandat, Sambi a fini de n'avoir convaincu personne et surtout avec ces '' mais'' comme excuses.
''RAMBILWA WUKAYA SHEHIRWA YE WUKOZO MWINYI MDU ''

Djamal
Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article