Ndzuwani: Sambi "le magnifique " entend ''recadrer'' les choses
''Beaucoup de choses ont été faites ici et à mon insu par le gouvernement de transition. Mais je ne peux pas accepter que certains, par opportunisme, privilégient des intérêts politiques au point même de porter un mauvais coup à la réussite de la transition''.
Dimanche 27 avril, le stade Missiri de Mutsamudu a accueilli un autre rassemblement des Anjouanais autour du président Sambi. C'est à l'occasion de la remise officielle aux autorités insulaires d'une partie du bitume offert par la Libye. (Lire nos précédentes éditions). C'est un total de 1.196 tonnes qui a été remis à l'île de Ndzuwani au cours de la cérémonie à laquelle ont pris part, également, le chef de l'Autorité de transition, Lailizamane Abdou, le premier conseiller à l'ambassade de la Libye à Moroni M. Hussein Al-Mizdawi, et le ministre d'Etat chargé de l'Aménagement du territoire, Nailane Mhadji.
Dans son discours le chef de l'Etat a indiqué qu'il n'a pas libéré Ndzuwani pour laisser la place ''au désordre ou à qui que ce soit pour faire ce qu'il veut''. ''Le temps, a-t-il dit, est à la mise en place des jalons susceptibles d'asseoir l'Etat de droits et la bonne gouvernance''. Le président Sambi a déclaré ''beaucoup de choses ont été faites ici et à mon insu par le gouvernement de transition. Mais je ne peux pas accepter que certains, par opportunisme, privilégient des intérêts politiques au point même de porter un mauvais coup à la réussite de la transition''. Il soulignera, en substance, qu'il n'a jamais dit de limoger qui ce soit de son poste de travail. Du coup il rappellera ses priorités actuelles au sujet de Ndzuwani : ''l'effort fourni pour la libération doit servir à la reconstruction et à la lutte contre l'ignorance... je suis venu pour mettre de l'ordre''. S'adressant à ceux qui tiennent le pouvoir intérimaire il a lancé : ''ces responsabilités ne sont pas des cadeaux'' avant de conclure sur un ton ferme : ''Celui qui ne m'a pas aidé hier ne doit pas me détruire aujourd'hui et celui qui n'est pas prêt à suivre ma politique n'a qu'à le dire''. Selon l'assistance, le fait que le président a ''haussé le ton n'a toutefois pas gâché la fête''.
Le lendemain 28 avril le président Sambi a visité certaines administrations notamment le Trésor, le service de la douane, le port et la société des hydrocarbures.
La situation politique et sociale qui prévaut actuellement à Ndzuwani, trente jours après la libération, ne laisse personne indifférente dans l'île. Depuis trois semaines la population crie à l'incompréhension, les propos d'intervenants à l'Ortc Anjouan diffusés le 26 avril dernier en sont la preuve. Par ailleurs, certains faits contribuent à alourdir la situation.
Tout à commencer par la libération de certains rebelles après que le procureur de la République auprès du tribunal de première instance de Mutsamudu, Ahmed Maendhu, a soutenu que leur emprisonnement ''ne se justifiait pas''. Par ailleurs, certains secrétaires généraux font fi de la spécificité de tout gouvernement par intérim et s'autorisent à procéder à des nominations ou licenciements. On se rappelle la cacophonie qui a régné à Mutsamudu lorsqu'un secrétaire général a voulu remplacer le directeur de l'Eda pourtant nommé par décret du président par intérim. Sans parler de ceux à qui l'on confie un poste pour le remplacer deux semaines plus tard.
Abidhar Abdallah
Dimanche 27 avril, le stade Missiri de Mutsamudu a accueilli un autre rassemblement des Anjouanais autour du président Sambi. C'est à l'occasion de la remise officielle aux autorités insulaires d'une partie du bitume offert par la Libye. (Lire nos précédentes éditions). C'est un total de 1.196 tonnes qui a été remis à l'île de Ndzuwani au cours de la cérémonie à laquelle ont pris part, également, le chef de l'Autorité de transition, Lailizamane Abdou, le premier conseiller à l'ambassade de la Libye à Moroni M. Hussein Al-Mizdawi, et le ministre d'Etat chargé de l'Aménagement du territoire, Nailane Mhadji.
Dans son discours le chef de l'Etat a indiqué qu'il n'a pas libéré Ndzuwani pour laisser la place ''au désordre ou à qui que ce soit pour faire ce qu'il veut''. ''Le temps, a-t-il dit, est à la mise en place des jalons susceptibles d'asseoir l'Etat de droits et la bonne gouvernance''. Le président Sambi a déclaré ''beaucoup de choses ont été faites ici et à mon insu par le gouvernement de transition. Mais je ne peux pas accepter que certains, par opportunisme, privilégient des intérêts politiques au point même de porter un mauvais coup à la réussite de la transition''. Il soulignera, en substance, qu'il n'a jamais dit de limoger qui ce soit de son poste de travail. Du coup il rappellera ses priorités actuelles au sujet de Ndzuwani : ''l'effort fourni pour la libération doit servir à la reconstruction et à la lutte contre l'ignorance... je suis venu pour mettre de l'ordre''. S'adressant à ceux qui tiennent le pouvoir intérimaire il a lancé : ''ces responsabilités ne sont pas des cadeaux'' avant de conclure sur un ton ferme : ''Celui qui ne m'a pas aidé hier ne doit pas me détruire aujourd'hui et celui qui n'est pas prêt à suivre ma politique n'a qu'à le dire''. Selon l'assistance, le fait que le président a ''haussé le ton n'a toutefois pas gâché la fête''.
Le lendemain 28 avril le président Sambi a visité certaines administrations notamment le Trésor, le service de la douane, le port et la société des hydrocarbures.
La situation politique et sociale qui prévaut actuellement à Ndzuwani, trente jours après la libération, ne laisse personne indifférente dans l'île. Depuis trois semaines la population crie à l'incompréhension, les propos d'intervenants à l'Ortc Anjouan diffusés le 26 avril dernier en sont la preuve. Par ailleurs, certains faits contribuent à alourdir la situation.
Tout à commencer par la libération de certains rebelles après que le procureur de la République auprès du tribunal de première instance de Mutsamudu, Ahmed Maendhu, a soutenu que leur emprisonnement ''ne se justifiait pas''. Par ailleurs, certains secrétaires généraux font fi de la spécificité de tout gouvernement par intérim et s'autorisent à procéder à des nominations ou licenciements. On se rappelle la cacophonie qui a régné à Mutsamudu lorsqu'un secrétaire général a voulu remplacer le directeur de l'Eda pourtant nommé par décret du président par intérim. Sans parler de ceux à qui l'on confie un poste pour le remplacer deux semaines plus tard.
Abidhar Abdallah
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