Lettre ouverte aux Comoriens et au gouvernement de l'Union des Comores
Comoriens, Comoriennes,
Le lancement de l'opération « démocratie aux Comores » a bien mis fin à la rébellion et à l'autocratie à Anjouan; créant du même coup un espoir de renouveau avec l'annonce de la reprise du processus des élections de l'exécutif de l'île à Anjouan.
Hélas, nous assistons ces derniers jours à Anjouan à un début d'une campagne de violation de la démocratie. Cela est d'autant plus inquiétant qu'elle est menée par celui la même qui nous promettait des élections libres et démocratiques. En effet le garant de la démocratie, le premier magistrat de notre pays, le Président Sambi a ouvertement pris position pour un des candidats à l'exécutif d'Anjouan.
Il n'est plus un secret que le président Sambi a renoncé à se mettre au dessus des partis et à rester le Président de tous les Comoriens. De ce fait il renoue avec les pratiques détestables et honnies d'un passé récent et de la « démocrachat ».
Non seulement il ne laisse pas les Anjouanais décider librement de « la prise » du pouvoir par les bulletins de vote comme il l'a encore rappelé récemment au Stade de Missiri, mais il va jusqu'à se contredire en lançant lui-même une campagne d'intimidation contre ceux qui soutiendraient un autre candidat que celui qu'il a décidé de porter à bout de bras. N'affirmait –il pas il y a moins d'une semaine, haut et fort, n'avoir autorisé le moindre licenciement ?
Aujourd'hui des secrétaires généraux, des directeurs, des hauts fonctionnaires, des simples agents dans le public et les sociétés d'Etat sont menacés de licenciement. Sans craindre de se ridiculiser, il est allé jusqu' à menacer de « couper les ailes » à un des deux Vice présidents, faute de pouvoir l'éjecter!
D'ores et déjà, les moyens de l'Etat sont mis au service d'un des candidats : véhicules de l'administration, billets d'avion, crédits de téléphone, achat de terrain à Sangani....
Comoriens, Comoriennes, le Président a parfaitement le droit de soutenir la personne de son choix. Mais son statut de Président qui le place au dessus des partis, lui interdit de se prononcer publiquement au profit d'un candidat. Encore moins de le promener à travers les villes et villages d'Anjouan en le tenant par la main. Sera-t-il là dans deux ans pour continuer à tenir par la main ce candidat- bébé? Pourquoi cette volonté de faire gouverner Anjouan par une marionnette après la dictature de Mohamed Bacar?
Par ailleurs, cet engagement du chef de l'Etat dans la campagne à la place d'un des candidats met à nu sa sincérité et son honnêteté intellectuelle.
En effet ne reconnaît- il pas que le député Mohamed Djanfari s'est beaucoup investi dans la lutte contre le rebelle Mohamed Bacar et son régime ? En effet tant à l'Assemblée de l'Union, que dans la mobilisation de l'opinion nationale et internationale, Mohamed Djaanfari a été l'un des rares hommes politiques à œuvrer pour faire accepter comme inéluctable l'utilisation de la force contre le pouvoir rebelle. De ce fait le Président Sambi n'exagère pas en disant que sans Mohamed djaanfari peut être qu'il n'aurait pas mis les pieds à Anjouan.
Au total, les partis politiques, les militants et sympathisants, qui luttent derrière le candidat Mohamed Djaanfari déplorent cette attitude antidémocratique que notre chef de l'Etat se livre en vue de mettre en chantier la machine de fraude électorale à Anjouan.
NOUS VOULONS DES ELECTIONS LIBRES SANS AUCUNE INTERFERENCE NI INFLUENCE DE SAMBI ET DE SON ENTOURAGE.
VOTONS POUR UN CANDIDAT CAPABLE DE DEFENDRE NOS INTERETS.
Mutsamudu le 03 mai 2008
Les partis et les sympathisants soutenant le candidat Mohamed Djaanfari
Le lancement de l'opération « démocratie aux Comores » a bien mis fin à la rébellion et à l'autocratie à Anjouan; créant du même coup un espoir de renouveau avec l'annonce de la reprise du processus des élections de l'exécutif de l'île à Anjouan.
Hélas, nous assistons ces derniers jours à Anjouan à un début d'une campagne de violation de la démocratie. Cela est d'autant plus inquiétant qu'elle est menée par celui la même qui nous promettait des élections libres et démocratiques. En effet le garant de la démocratie, le premier magistrat de notre pays, le Président Sambi a ouvertement pris position pour un des candidats à l'exécutif d'Anjouan.
Il n'est plus un secret que le président Sambi a renoncé à se mettre au dessus des partis et à rester le Président de tous les Comoriens. De ce fait il renoue avec les pratiques détestables et honnies d'un passé récent et de la « démocrachat ».
Non seulement il ne laisse pas les Anjouanais décider librement de « la prise » du pouvoir par les bulletins de vote comme il l'a encore rappelé récemment au Stade de Missiri, mais il va jusqu'à se contredire en lançant lui-même une campagne d'intimidation contre ceux qui soutiendraient un autre candidat que celui qu'il a décidé de porter à bout de bras. N'affirmait –il pas il y a moins d'une semaine, haut et fort, n'avoir autorisé le moindre licenciement ?
Aujourd'hui des secrétaires généraux, des directeurs, des hauts fonctionnaires, des simples agents dans le public et les sociétés d'Etat sont menacés de licenciement. Sans craindre de se ridiculiser, il est allé jusqu' à menacer de « couper les ailes » à un des deux Vice présidents, faute de pouvoir l'éjecter!
D'ores et déjà, les moyens de l'Etat sont mis au service d'un des candidats : véhicules de l'administration, billets d'avion, crédits de téléphone, achat de terrain à Sangani....
Comoriens, Comoriennes, le Président a parfaitement le droit de soutenir la personne de son choix. Mais son statut de Président qui le place au dessus des partis, lui interdit de se prononcer publiquement au profit d'un candidat. Encore moins de le promener à travers les villes et villages d'Anjouan en le tenant par la main. Sera-t-il là dans deux ans pour continuer à tenir par la main ce candidat- bébé? Pourquoi cette volonté de faire gouverner Anjouan par une marionnette après la dictature de Mohamed Bacar?
Par ailleurs, cet engagement du chef de l'Etat dans la campagne à la place d'un des candidats met à nu sa sincérité et son honnêteté intellectuelle.
En effet ne reconnaît- il pas que le député Mohamed Djanfari s'est beaucoup investi dans la lutte contre le rebelle Mohamed Bacar et son régime ? En effet tant à l'Assemblée de l'Union, que dans la mobilisation de l'opinion nationale et internationale, Mohamed Djaanfari a été l'un des rares hommes politiques à œuvrer pour faire accepter comme inéluctable l'utilisation de la force contre le pouvoir rebelle. De ce fait le Président Sambi n'exagère pas en disant que sans Mohamed djaanfari peut être qu'il n'aurait pas mis les pieds à Anjouan.
Au total, les partis politiques, les militants et sympathisants, qui luttent derrière le candidat Mohamed Djaanfari déplorent cette attitude antidémocratique que notre chef de l'Etat se livre en vue de mettre en chantier la machine de fraude électorale à Anjouan.
NOUS VOULONS DES ELECTIONS LIBRES SANS AUCUNE INTERFERENCE NI INFLUENCE DE SAMBI ET DE SON ENTOURAGE.
VOTONS POUR UN CANDIDAT CAPABLE DE DEFENDRE NOS INTERETS.
Mutsamudu le 03 mai 2008
Les partis et les sympathisants soutenant le candidat Mohamed Djaanfari
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