Comores: élection présidentielle à Anjouan les 15 et 29 juin

Publié le par habari

Comores: élection présidentielle à Anjouan les 15 et 29 juin
MORONI - Une élection présidentielle sera organisée les 15 et 29 juin dans l'île comorienne d'Anjouan pour remplacer l'ancien président et homme fort de l'île Mohamed Bacar, destitué par la force fin mars, selon un décret du président de l'Union des Comores publié à Moroni samedi.

"Les élections se dérouleront les 15 et 29 juin", a confirmé au téléphone à l'AFP le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Ali Saïd.

Mohamed Bacar, président d'Anjouan depuis mars 2002 mais dont la réélection en juin 2007 avait été jugée illégale par l'Union des Comores et l'Union africaine (UA), a été renversé fin mars lors d'une opération militaire baptisée "Démocratie aux Comores" conduite par l'armée comorienne et des troupes mandatées par l'UA.

Il était reproché à M. Bacar d'avoir maintenu l'organisation du scrutin de juin 2007 alors que l'Union en avait demandé le report après des affrontements en mai 2007 entre l'armée comorienne et des gendarmes fidèles à M. Bacar. Depuis lors, M. Bacar avait refusé d'organiser un nouveau scrutin.

"La campagne électorale débutera le 30 mai et sera close le 13 juin", a précisé Ali Saïd ajoutant que "pour le second tour, la campagne ira du 18 au 27 juin".

Depuis le renversement de l'homme fort d'Anjouan, c'est le président de la Cour d'appel d'Anjouan, Lailizamane Abdou Cheik, qui occupait les fonctions de président par intérim de l'île, avec pour mission d'organiser de nouvelles élections.

Les présidents des îles autonomes de Grande Comore, de Moheli et d'Anjouan, composant la fédération comorienne, sont placés sous l'autorité d'un président et d'un gouvernement de l'Union comorienne.

L'Union des Comores est secouée depuis des années par des conflits de compétence entre les trois îles de cet archipel pauvre de l'océan Indien, dotées chacune de ses propres institutions, et l'Etat fédéral.

Anjouan avait fait sécession en 1997, avant de rentrer dans le giron des Comores fin 2001.


Commentaire : Jusqu'à présent, on ne sait pas si la Communauté internationale laissera à Sambi imposer son poulain par des éléctions que tout le monde connait d'avance de mascarade.Toutes fois, le peuple Anjouanais a confiance à cette dernière pour qu'elle oeuvre à des éléctions Démocratiques et Transparentes .On vient d'apprendre par des sources crédibles que les proches de Bacar qui se trouvent actuellement dans les geoles de Koki ont fait une coalition pour représenter l'opposition à Anjouan.Le Nom de Ibrahim Halidi ancien premier ministre et candidat malheureux aux présidentielles de 2006 est supposé être le chef de l'opposition. Il reste à se demander si vraiment cette nouvelle coaltion qui représente l'opposition à Anjouan participera aux prochaines éléctions du moi de juin ? Et si l'opposition Anjouanaise ne fait pas parti aux éléctions, peut-on vraiment parler d'éléctions libres ? Qui devrait vraiment accèpter à ce qu'il y ait des nouvelles candidatures ? C'est la cour constitutionnelle ou bien le gouvernemet de Sambi ? On nous parle des nouvelles dates ,d'une nouvelle commission insulaire, ....mais non pas des nouvelles candidatures.On va observer et attendre si vraiment, il va y avoir des éléctions Démocratiques et Transparantes comme a toujours oeuvrer la Communauté Internationnale.On lance un vibre appel à la France, l'Afrique du Sud, les Pays de la région,l'Union Européenne et l'UA qui ont toujours soutenu les Comores de maintenir à ce qu'il y ait des éléctions libres et que tous les partis politiques Anjouanaises puissent se représenter au scrutin du mois de juin.

SOURCE: IANJOUANPRESID
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