France/Comores L'affaire du colonel Bacar au cœur des discussions
Le ministre français ne l'a pas caché, la venue du colonel Bacar sera au centre des discussions qu'il aura avec le président tanzanien Kikwete et le président Sambi à la tête de l'Union des Comores. Paris voudrait bien en finir le plus rapidement possible avec cette affaire.
La France est en effet accusée par les Comoriens d'avoir protégé et même exfiltré le colonel indésirable alors qu'elle a prêté ses avions pour permettre aux troupes de l'Union africaine d'intervenir militairement sur l'île d'Anjouan.
Trouver un pays d'accueil
Aujourd'hui l'affaire du colonel Bacar a fait un pas de plus. De peur que sa sécurité soit compromise, l'ex-homme fort d'Anjouan ne sera pas renvoyé aux Comores. C'est ce que vient de décider l'Ofpra (L'Office français de protection des réfugiés et apatrides), mais la France ne lui accordera pas non plus l'asile politique.
Reste à lui trouver un autre pays d'accueil, pays qui sera probablement africain et qui devrait être choisi avec l'aval de l'Union des Comores et de l'Union africaine.
La décision administrative de l'Ofpra compromet en tout cas un peu plus les chances de voir valider la demande d'extradition formulée par les Comores. Une demande qui fait l'objet d'une autre procédure judiciaire, cette fois, toujours en cours.
Soure: RFI