Comores : Yves Jégo joue la détente à Moroni
Ahmed Abdallah Mohamed Sambi © AFP |
Les autorités comoriennes n’acceptaient plus le retour des Comoriens depuis l’affaire Mohamed Bacar il y a plus d’un mois. Hasard du calendrier, ou pas, hier, la France a pris acte de la décision de l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) qui a rejeté la demande d’asile déposée par l’ex-président déchu d’Anjouan, tout en excluant qu’il puisse être expulsé vers les Comores en raison des risques de persécution.
Les deux contentieux lié au sort du colonel déchu Bacar et de l’immigration vers Mayotte sont donc en passe d’être réglés, en tous cas sur le terrain diplomatique...
La France ne veut plus de la « logique d’affrontement »
"On veut vraiment tourner la page de la logique d’affrontement. On veut s’engager dans une relation qui prenne en compte les attentes de l’Union des Comores", a déclaré le secrétaire d’Etat français à l’Outre-mer, Yves Jégo, lors d’une conférence de presse commune avec le ministre comorien aux Relations extérieures, Said Ahmed Djaffar.
Le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer Yves Jégo © RFO |
De son côté, le chef de la diplomatie comorienne a indiqué que le président français Nicolas Sarkozy se rendrait aux Comores l’année prochaine. "Au début de l’année 2009, le président Nicolas Sarkozy se rendra en visite aux Comores. D’ici là, il n’est pas exclu que le président (comorien Ahmed Abdallah Sambi, ndlr) se rende à Paris et y rencontre le président Sarkozy", a-t-il déclaré.
Ancienne colonie française, les Comores ont plusieurs contentieux avec Paris, notamment sur Mayotte - île de l’archipel demeurée française par référendum et revendiquée par Moroni. Mayotte avait décidé de rester française alors que le reste des Comores devenait indépendant en 1975.
Timothy Mirthil (avec AFP)