Des prélèvements sur salaire pour financer le secteur privé comorien

Publié le par habari

                                                                                        LIBRE OPINION

Y a-t-il un pilote dans l'avion?
Mise en cause des fonctionnaires, attaques contre les présidents qui ont dirigé le pays depuis lindépendance, instrumentalisation de l'histoire......... Le sambisme double sa bataille idéologique d'une strategie de casse de tout ce qui serait suceptible de mettre en cause sa politique spectacle ou de faire émerger une alternative. Une derive démagogique inscrite dans la conception sambiste du pouvoir qui continue à enfoncer le pays dans un chaos profond.
Ceux qui redoutent une crise profonde dans notre pays voient leurs craintes redoubler. Deux ans après avoir pris le pouvoir Sambi nage dans le tatonnement. Dans son discours qui marque son deuxième anniversaire du pouvoir, à un moment critique de notre histoire, le président Sambi n'a rien proposé aux comoriens qui attendent toujours de propositions concrètes par rapport à la crise qui leur menace dûe à la hausse des prix des denrées de première necessité. Il n'a trouvé de mieux que de relancer le secteur privé en mettant la main sur les salaires d'une certaine categorie des fonctionnaires pour créer '' des entreprises''. Encore une fois, Sambi crée un autre terrain d'entraînement pour tester le degré de la naïveté des comoriens. La politique spectacle du maître de Beit Salam continue à endormir les moins avertis et nous voilà le dos au mur.
Dans ce discours fort attendu par les comoriens, Sambi a parlé pendant 60 minutes et rien de concret. Il a mis l'accent sur un bilan qui n'est pas le sien mais comme il continue à ignorer la tradition sur la continuté de l'Etat, Sambi s'est approprié tout et tant mieux pour lui.
Quarante huit heure avant que le président Sambi s'adresse à la nation, la Convention pour le Renouveau des Comores ( CRC), a signé un pamphlet comme ça été dit ici contre le pouvoir actuel de l'Union, sous formes de tableaux pour comparaison. A lire ce rapport, j'avoue que partout dans la capitale, ceux qui ont attendu Sambi démentir le contenu de ce rapport accablant et qu'il a passé outrement, repètent la même chose '' Qu Allah nous pardonne car nous avons pêché, le fait d'insulter et de huer l'ancien régime alors que celui dont nous avons cru pour le changement nous enterre vivant''.
Dans ce rapport où tous les domaines sont exploités, toutes les interrogations sont permises sur la gestion du pays. Avec des chiffres à l'appui, la CRC a permis à tout le monde de prendre connaissance du danger qui guête le pays et ceci sans partie prise. Que Sambi et son équipe nous prouve le contraire. Le peuple est interessé par le contenu et s'en fiche du statut des auteurs. Le débat est relancé. Ici on suppose que Sambi a commencé à tirer les leçons de ce rapport car il vient de nommer par décret une commission chargée pour '' la crise alimentaire''. A la lecture des deux premiers tableaux de ce rapport, on constate une dégradidation totale de ces deux dernières années sur la vie quotidienne du comorien par rapport aux années precédentes.
Le plus surprenant dans son discours fleuve, Sambi pour la première fois a évité de parler d'un thème qui lui tient à coeur, la justice '' Mahakama ya kwelu''. Piqué par une crise après avoir lu le rapport de la CrC l'accusant de détournements de fonds et de la corruption, Sambi se sent déja devant un juge d'instruction et comme la fin de son mandat s'approche, il prefère éviter le sujet. Les comoriens ont cru que son discours serait accès sur la question maoraise après différentes manifestations l'accusant de haute trahison mais le professeur Sambi a évité le sujet. Le peuple est déçu car il a esperé avoir des explications sur la volonté déliberée de Sambi de brader Mayotte contre des euros et surtout autoriser les autorités françaises à expulser les comoriens de chez eux. Les plus déçus du discours de Sambi sont les partis qui l'ont soutenu pendant le débarquement et qui ont cru que ce 25 mai 2008 est le jour ''J'' où le président Sambi allait annoncer un geste d'ouverture. Malheureusement non. Réunis devant la télevision nationale dans leurs Quartiers Généraux, certains n'ont pas fini le discours et se sont tous '' barrés'' comme le disent ici les curieux.
Personnellement et cela n'engage que moi, j'ai fini par comprendre que la politique, c'est d'abord de convictions. Et c'est pourquoi, je trouve courageux et salutaire le geste de la CRC après avoir été hué enfin de mandat, accusée de voleurs, humiliée, bannie, jetés en prison, pourtant elle a su garder ses convictions et continuer à jouer son rôle d'opposant. C'est bon pour la démocratie, contrairement aux autres partis qui n'attendent que le fameux remaniement mais n'ont rien à proposer.
Bref, cette aventure à la sambiste nous offre malheureusement le spectacle suivant: nous voilà tous, embarqués dans un avion qui vole à haute altitude, sans pilote ni équipage. Les spécialistes continuent à nous faire croire que nous allons reter en plein ciel jusqu'à 2010 mais le risque de voir le kérozène finir et nous trouver dans un désert quelconque, est fortement probable. Si j'ai conseil pour nous tous, c'est d'enterrer la hache de guerre, la haine, le mépris, l'arrogance et sauver les femmes et les hommes qui se trouvent dans cet avion sans repère avant qu'il ne soit tard. La contribution de chacun dans ce sens est vivement souhaité car le pire s'approche avec ces milliers de personnes qui ne demandent rien que du riz, des cuisses de poulet ou des mabawa, du ciment pour construire.
Je pense que nous avons été séveres et avons oublié Allah et nous payons cher aujourd'hui. Qu'Allah nous Pardonne.

signé: djamal

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