DECLARATION DE MOHAMED DJANFFARI SUR LE LIMOGEAGE DES MEMBRES DU SECRETARIAT ADMINISTRATIF PERMANENT

Publié le par le mohelien

Par décision du ministre de l'Intérieur de l'Union les deux membres du Secrétariat Insulaire Administratif Permanent (SAP), SOULAIMANA COMBO et ASSIATI de Ouani sont limogés et remplacés par messieurs Abdelkader Charicane et Attoumane Mohamed sans explication ni concertation aucune.

Conformément à l'article 50 du Code électoral, l'un de ces fonctionnaires était nommé sur proposition de l'Union et l'autre par le gouvernement de l'île. Cette révocation unilatérale du ministre de l'Union, à quelques jours du scrutin du 15 juin, est inquiétant quand on sait que ces personnes sont particulièrement chargées de la supervision des opérations relatives aux listes électorales et à l'établissement et distribution des cartes d'électeur, entre autres tâches d'appui aux commissions électorales.

Toujours est il que cette décision est rejetée par les autres instances chargées de l'organisation des élections créant quelque peu un flottement à un moment où le pouvoir central n'a pas toujours débloqué sa part de contribution financière comme l'a déclaré il y a quelques jours le président de la commission insulaire.

Cherchera t-on à paralyser le bon fonctionnement des commissions électorales? Dans quel but ? Cette décision marque t elle le début des grandes manœuvres tant murmurées pour frauder les élections ? La réponse à ces interrogations s'impose d'elle même quand on apprend qu'il est de notoriété publique que les deux nouveaux nommés sont des partisans du candidat soutenu par le pouvoir de l'Union.

En tout cas, cet acte est inacceptable et les autorités de transitions de l'île se doivent de réagir. Car en bafouant une des dispositions de la loi électorale, le gouvernement de l'Union vient de porter un coup à l'équité et à la transparence des élections de l'île d' Anjouan qu' ils ont la responsabilité d'organiser.

Par ailleurs, jusqu'à ce jour, aucun calendrier de déploiement du MAES, force neutre, chargée de la sécurisation des élections, n'est publié.

Ces deux faits tendent au total à corroborer l'idée selon laquelle les vieux démons ressurgissent annonçant une fraude organisée du scrutin du 15 juin.

Nous protestons énergiquement contre la décision du ministre de l'intérieur de l'Union et exigeons le retour au SAP de Soulaimana et de Assiati.

Nous rendons le gouvernement de l'Union entièrement responsable des conséquences qui résulteraient des décisions injustes et impartiales qu'il sera amené à prendre pour influer sur le choix des électeurs anjouanais et pour modifier le résultat des urnes.

Nous appelons la population d'Anjouan à rester vigilant face aux manœuvres d'intimidation et de menaces qui ont débarqué récemment à Anjouan dans les valises de ceux qui sont venus de Moroni et de plus loin soutenir un candidat qui a de la peine à s'imposer sur le terrain par lui-même et par son propre programme pour convaincre les Anjouanais à le choisir.

Mutsamudu le 03 juin 2008
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M
qui a dit que sambi etait un saint? cet homme est dangereux! sambi est plus dangereux qu'un lion affamé!!
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