Comores: début de l'élection présidentielle sur l'île d'Anjouan

Publié le par le mohelien

                                 Ici des femmes (anjouanaises) apportent leur soutient au candidat Mohamed Djaafari 

MUTSAMUDU (AFP) — Les Anjouanais ont commencé à voter avec du retard dimanche pour élire leur président, une élection clef pour sortir cette île comorienne de la crise après le renversement militaire en mars de son ex-homme fort, Mohamed Bacar, a constaté un correspondant de l'AFP.

Près de 128.000 électeurs, sur une population d'environ 250.000 personnes, sont appelés aux urnes dans 240 bureaux de vote répartis sur cette île montagneuse, la plus pauvre et la plus peuplée des îles de l'archipel des Comores (Grande-Comore, Mohéli, Anjouan).

Le vote, qui devait s'ouvrir à 07h00 locales (04h00 GMT), a commencé avec une heure de retard dans la capitale anjouanaise Mutsamudu et la deuxième ville de l'île Domoni, à cause d'un retard dans l'acheminement du matériel électoral.

"Nous sommes passés à plusieurs reprises depuis 04h00 du matin, mais il n'y avait ni superviseur, ni président de bureau de vote", a ainsi déploré à l'AFP Kassim Houmadi, membre de la Commission électorale insulaire (CEI) d'Anjouan.

Anjouan avait été le théâtre en mars d'une opération de l'armée comorienne soutenue par des troupes mandatées par l'UA, qui a conduit au renversement du colonel Bacar.

L'officier avait pris le pouvoir à Anjouan par un coup d'Etat en 2001. Il avait été élu président de l'île en mars 2002. Sa réélection en juin 2007 avait été jugée illégale par l'Union des Comores et l'UA. Il est actuellement assigné à résidence dans une base militaire de l'île française de la Réunion.

Selon les premières estimations, les électeurs ne se pressaient pas dans les bureaux de vote dimanche matin pour ce scrutin présidentiel, auquel 5 candidats participent. Un éventuel deuxième tour est prévu le 29 juin.

Parmi les favoris figurent Mohamed Djaanfari, homme d'affaires spécialisé dans le transport maritime et farouche opposant à M. Bacar, et Moussa Toybou, ingénieur des travaux publics peu connu sur la scène politique.

Cette élection, censée ouvrir une nouvelle ère à Anjouan, se déroule sous la supervision d'une mission de l'Union africaine (UA). Des soldats tanzaniens patrouillaient dimanche à Mutsamudu tandis que des soldats soudanais étaient postés dans d'autres régions.

 

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