commentaire d'un bloggueur

Publié le par le mohelien

Mdahoma, Posté le dimanche 15 juin 2008 19:03

Le scrutin de l'île comorienne d'Anjouan relatif à l'élection de son président a commencé ce matin et selon les nouvelles, ça va de mal en pis. L'armée nationale de développement intimide les électeurs et obligent ces derniers à voter pour le candidat de Sambi c'est à dire Moussa Toybou. En tout cas c'est ce quon ous fait croire. Maintenant il reste à voir la réaction des habitants d'Anjouan. Mais le B-mol c'est que les pro Mde Bacar sont embétés car force est de constater que Mde Djanffar est la bête noire des Bacaristes s'il y en a des pro Bacar, il va s'en dire que les Barakaniens ne voteront pas pour Djanffar. La ville de Mde Bacar s'oppose à tout ce qui touche à Djanffar et ce qui est aussi difficile c'est que Moussa Toybou le candidat de prédilection du régime en place de l'union s'est vu refuser d'organiser un meeting dans ce village dont il est originaire Mde Bacar. Mais toujours est-il que pour pallier à cette situation Sambi s'est permis de libérer les prisonniers séparatistes moyennant l'apport de leur voix au candidat Moussa Toybou. L' Etat de droit est bafoué d'autant plus que Sambi lui même veut modifier la constitution de l'union des Comores en sa faveur. Celle-ci stipule une présidence tournante au niveau des îles. Grande a d'ores et déjà régné avec Azali, Anjouan est en phase de toucher à son terme et il reste la part du gateau de Mohéli. Mais quand la part de Mohéli arrive à pas de géant, on veut malheureusement changer la constitution. Aujourd'hui, puisque c'est Mohéli qui va regner, la constitution est mauvaise. Ah oui? Quelle injustice!!!
Je lance un appel vibrant à tous les Comoriens en l'occurence les cadres et politiciens comoriens de faire preuve de civilité afin d'éviter tout débordement liée à cette injustice. Certes, Mohéli n'est pas Anjouan comme on dit mais toujours est-il que négliger ce fait portera atteinte à la stabilité et l'équilibre des îles, qui est d'ailleurs l'ancêtre du séparatisme à Anjouan et à Mohéli. Celui de Mohéli n'a pas duré car c'est une petite île sans perspective d'avenir et celui d'Anjouan a prosperé pendant 11 ans et continue à couver dans les coulisses de l'île d'Anjouan. Il ne faut se leurrer, le séparatisme n'est pas mort avec le débarquement de Sambi. On l'a blessé peut être mais pour que cette blessure ne cicatrise pas, pour que cette cicatrice soit mortelle il faut être en mesure de bien gérer ce scrutin à Anjouan. Faisons attention à la France et à Mde Bacar car ils ne sont pas morts il sont là entrain de vous observer à la loupe.
De l'équité, de la responsabilité et de la démocratie qui est le socle de l'Etat de droit. Ne dénouons pas une crise pour en créer une autre...............

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