élection présidentielle sous haute tension

Publié le par l'anjouannais

Les Anjouanais votent dans un contexte difficile ce dimanche, pour le second tour de l'élection présidentielle. Les rivalités politiques entre les deux candidats et la crise au sein la Cour constitutionnelle détériorent le climat sur l’archipel. Le vote se déroulera sous surveillance de la communauté internationale, qui souhaite en faire un scrutin modèle après le renversement militaire de l’ancien président en mars dernier. L'élection devrait également officialiser l'adhésion de l'île d'Anjouan à l'Union des Comores

Avec notre envoyée spéciale aux Comores, Juliette Rengeval

L’enjeu de la présidentielle à Anjouan a largement débordé l’île. D’abord parce que le candidat  Moussa Toybou, arrivé en deuxième position le 15 juin (40,12% des voix), est soutenu par le président Sambi en personne, et que son adversaire, Mohamed Djaanfari (44% des voix) a, lui, le soutien de l’opposition politique et de l’exécutif des îles de la Grande Comore et de Mohéli.

Ensuite, parce que la communauté internationale, qui supervise le scrutin, veut faire de ce vote un rendez-vous politique exemplaire, après l’intervention militaire de mars dernier, soutenue par l’Union africaine. Cette élection doit terminer de réinstaller Anjouan dans le giron de l’Union des Comores.

La campagne électorale s’est déroulée dans un climat tendu : échanges agressifs, accusations de fraudes lancées par le candidat Djaanfari et pour finir, une crise au sein de la Cour constitutionnelle, juge des élections. Le malaise est suffisamment sérieux pour que le président Sambi rassemble la communauté internationale à Moroni. L’élection devrait tout de même avoir lieu dimanche.

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