L'ex-président d'Anjouan Bacar pourrait bientôt quitter la Réunion (avocate)
Le président déchu de l'île comorienne d'Anjouan, Mohamed Bacar, assigné à résidence dans une base aérienne à Saint-Denis, pourrait quitter la Réunion à partir de la fin de la semaine pour rejoindre le Bénin, a déclaré mardi son avocate.
"Des représentants de la préfecture ont annoncé lundi au colonel Bacar que le préfet envisageait d'abroger son assignation à résidence et de mettre à exécution un arrêté de reconduite à la frontière", a indiqué à la presse l'avocate du colonel Bacar, Me Marie Briot.
"Le colonel Bacar n'a pas vocation à rester en France. Nous l'avons rencontré pour lui demander ses observations sur son départ de la Réunion", a confirmé à l'AFP le secrétaire général de la préfecture Michel Theuil, soulignant qu'"aucun délai" n'a été évoqué.
Plusieurs médias de l'île ont cependant fait état mardi d'un départ imminent de l'ex-président d'Anjouan pour le Bénin.
"Le colonel Bacar n'y est pas opposé, mais il réclame des garanties de ne pas être renvoyé aux Comores une fois sur place. Il craint que le Bénin n'ait déjà conclu un accord avec l'Union des Comores pour qu'il soit extradé aux Comores", a déclaré Me Briot, indiquant que son départ pourrait avoir lieu à partir de vendredi.
Selon la préfecture de la Réunion, le gouvernement français "ne renverra pas le colonel Bacar aux Comores ni dans un pays susceptible de le renvoyer aux Comores".
"La France a pris attache avec les autorités de plusieurs pays qui pourraient l'accueillir. Le Bénin est une hypothèse parmi d'autres", a expliqué M. Theuil.
Une source informée à Cotonou avait confirmé en juin que les autorités béninoises ont été approchées par la France pour accueillir le colonel Bacar qui serait logé dans une villa non loin de la présidence.
Selon le secrétaire général de la préfecture, le colonel Bacar a "épuisé toutes les voies de recours" qui pouvaient suspendre l'application de l'arrêté de reconduite à la frontière.
Arrivé à la Réunion en compagnie des militaires de sa garde rapprochée fin mars, Mohamed Bacar a été condamné à 3 mois de prison avec sursis pour détention d'armes.
L'Ofpra (Office français pour la protection des réfugiés et apatrides) a refusé de lui accorder l'asile en France, tout en excluant son renvoi aux Comores.
Mohamed Bacar, président d'Anjouan depuis mars 2002 mais dont la réélection en juin 2007 a été jugée illégale par l'Union des Comores et l'Union africaine (UA) a été renversé fin mars par une opération militaire conduite par l'armée comorienne et des troupes mandatées par l'UA.
Il avait fui Anjouan avec 22 de ses hommes en direction de Mayotte, d'où ils ont été transférés à bord d'un avion de l'armée de l'air française à la Réunion pour y être assignés à résidence.
Outremer on Line
"Des représentants de la préfecture ont annoncé lundi au colonel Bacar que le préfet envisageait d'abroger son assignation à résidence et de mettre à exécution un arrêté de reconduite à la frontière", a indiqué à la presse l'avocate du colonel Bacar, Me Marie Briot.
"Le colonel Bacar n'a pas vocation à rester en France. Nous l'avons rencontré pour lui demander ses observations sur son départ de la Réunion", a confirmé à l'AFP le secrétaire général de la préfecture Michel Theuil, soulignant qu'"aucun délai" n'a été évoqué.
Plusieurs médias de l'île ont cependant fait état mardi d'un départ imminent de l'ex-président d'Anjouan pour le Bénin.
"Le colonel Bacar n'y est pas opposé, mais il réclame des garanties de ne pas être renvoyé aux Comores une fois sur place. Il craint que le Bénin n'ait déjà conclu un accord avec l'Union des Comores pour qu'il soit extradé aux Comores", a déclaré Me Briot, indiquant que son départ pourrait avoir lieu à partir de vendredi.
Selon la préfecture de la Réunion, le gouvernement français "ne renverra pas le colonel Bacar aux Comores ni dans un pays susceptible de le renvoyer aux Comores".
"La France a pris attache avec les autorités de plusieurs pays qui pourraient l'accueillir. Le Bénin est une hypothèse parmi d'autres", a expliqué M. Theuil.
Une source informée à Cotonou avait confirmé en juin que les autorités béninoises ont été approchées par la France pour accueillir le colonel Bacar qui serait logé dans une villa non loin de la présidence.
Selon le secrétaire général de la préfecture, le colonel Bacar a "épuisé toutes les voies de recours" qui pouvaient suspendre l'application de l'arrêté de reconduite à la frontière.
Arrivé à la Réunion en compagnie des militaires de sa garde rapprochée fin mars, Mohamed Bacar a été condamné à 3 mois de prison avec sursis pour détention d'armes.
L'Ofpra (Office français pour la protection des réfugiés et apatrides) a refusé de lui accorder l'asile en France, tout en excluant son renvoi aux Comores.
Mohamed Bacar, président d'Anjouan depuis mars 2002 mais dont la réélection en juin 2007 a été jugée illégale par l'Union des Comores et l'Union africaine (UA) a été renversé fin mars par une opération militaire conduite par l'armée comorienne et des troupes mandatées par l'UA.
Il avait fui Anjouan avec 22 de ses hommes en direction de Mayotte, d'où ils ont été transférés à bord d'un avion de l'armée de l'air française à la Réunion pour y être assignés à résidence.
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