des grèves qui vont se généraliser
Le secteur de la santé et celui de l'éducation sont en grève à Ngazidja. Les autres îles risquent d'être contaminées.
Si les revendications des uns et des autres sont différentes, tous les grévistes ont un point commun : ils accusent tous 6 mois d'arriérés de salaires.
Si les revendications des uns et des autres sont différentes, tous les grévistes ont un point commun : ils accusent tous 6 mois d'arriérés de salaires.
Education
L'examen d'entrée en sixième a bel et bien eu lieu le mercredi 2 juillet dans l'ensemble des trois îles, malgré la menace de boycotte des enseignants. Si les 12 836 candidats à l'examen d'entrée en sixième ont pu passer leur examen, les enseignants ont menacé de ne pas remplir les bulletins de passage jusqu'au versement des arriérés de salaires dont les deux mois pris en charge par l'Union européenne. L'incertitude reste maintenant pour les candidats au baccalauréat et au BEPC à Ngazidja, où le syndicat des professeurs du secondaire de Ngazidja (Snpc) est en grève depuis le 26 juin dans l'ensemble des lycées et collèges de l'île. Le ministre de la Fonction public de l'île de Ngazidja avait décidé de ne pas payer deux mois de salaire (février et mars 2008) pour raison de grève. Ce qui a déclanché le mouvement de grève.
Santé
Le personnel paramédical du Centre médico-chirurgical de Mitsamiouli (Cmc) observe, depuis le mardi 1er juillet, un arrêt de travail. Ici les grévistes exigent « le départ immédiat du Directeur de l'établissement, en la personne de Kassim Abdallah et le renouvellement des membres du Conseil d'Administration dont le mandat a expiré depuis plus d'une décennie ».
Dans une lettre en date du 19 juin 2008, adressée au ministre de la Santé de l'île de Ngazidja, le collectif des fonctionnaires exerçant au Cmc a souligné que ce centre hospitalier souffre de tous les maux : “gestion financière opaque, absence de plan de gestion des ressources humaines, ruptures permanentes des médicaments et autres produits de laboratoire et de radiologie, absence de perspective d'avenir, climat délétère entre le directeur et le personnel caractérisé par des conflits permanents de toute nature, incompétence, arrogance et mépris''.
A l'hôpital El-Maarouf, le syndicat des médecins et celui des paramédicaux qui avaient déposé le mercredi 2 juillet un préavis de grève au ministère de la Fonction publique de l'Union, ont déclanché une grève illimitée depuis le lundi 7 juillet. Toutefois un service minimum est maintenu à l'Hôpital El-Maarouf, principal centre hospitalier des Comores, pour ne pas pénaliser les malades.
Pour la première fois, le syndicat national des médecins comoriens (Synamec) et le syndicat national des agents de santé (Synas) luttent ensemble pour le statut du personnel médical et paramédical et pour l'amélioration de leurs conditions de travail.
“Nous ne sommes même pas reconnus comme étant professionnels mais des bénévoles ; la preuve je perçois un salaire de 113 000 fc”, a indiqué à Al-watwan, le docteur Issa Soulé, gynécologue.
Une assemblée générale est prévue ce mercredi pour évaluer les réactions des autorités. Si ces derniers ne réagissent pas, la grève risque de se généraliser dans l'ensemble des hôpitaux et centres de santé des trois îles et le service minimum pourrait être suspendu.
Dans une lettre en date du 19 juin 2008, adressée au ministre de la Santé de l'île de Ngazidja, le collectif des fonctionnaires exerçant au Cmc a souligné que ce centre hospitalier souffre de tous les maux : “gestion financière opaque, absence de plan de gestion des ressources humaines, ruptures permanentes des médicaments et autres produits de laboratoire et de radiologie, absence de perspective d'avenir, climat délétère entre le directeur et le personnel caractérisé par des conflits permanents de toute nature, incompétence, arrogance et mépris''.
A l'hôpital El-Maarouf, le syndicat des médecins et celui des paramédicaux qui avaient déposé le mercredi 2 juillet un préavis de grève au ministère de la Fonction publique de l'Union, ont déclanché une grève illimitée depuis le lundi 7 juillet. Toutefois un service minimum est maintenu à l'Hôpital El-Maarouf, principal centre hospitalier des Comores, pour ne pas pénaliser les malades.
Pour la première fois, le syndicat national des médecins comoriens (Synamec) et le syndicat national des agents de santé (Synas) luttent ensemble pour le statut du personnel médical et paramédical et pour l'amélioration de leurs conditions de travail.
“Nous ne sommes même pas reconnus comme étant professionnels mais des bénévoles ; la preuve je perçois un salaire de 113 000 fc”, a indiqué à Al-watwan, le docteur Issa Soulé, gynécologue.
Une assemblée générale est prévue ce mercredi pour évaluer les réactions des autorités. Si ces derniers ne réagissent pas, la grève risque de se généraliser dans l'ensemble des hôpitaux et centres de santé des trois îles et le service minimum pourrait être suspendu.
Comores4.skyrock.com
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