COMORES : NOUVEAU GOUVERNEMENT OU LE CHANGEMENT DANS LA CONTINUITE«ON NE CHANGE PAS LES CHOSES SANS CHANGER LES HOMMES»
Tribune libre
En prenant l'initiative de remanier son gouvernement le Président SAMBI aurait dû profondément s'inspirer de ce principe. Le constat qu'il a fait lui-même, le 6 juillet de la situation catastrophique du pays, nécessitait un électrochoc, un gouvernement de combat, capable de prendre à bras le corps, les problèmes qui rongent chaque jour nos concitoyens. Malheureusement, à quelques nuances près, le gouvernement qui vient d'être mis en place, rappelle drôlement le précédent. En résumé, SAMBI a décidé de ne rien changer. La reconduite de nombreux ministres démontrent ce refus de rompre avec une politique de régression et d'obscurantisme menée depuis plus de deux années.
A la lecture de la nouvelle liste, nous constatons que les deux personnalités qui ont toujours guidé SAMBI dans ses choix désastreux à savoir, DOSSAR et DJANFAR ont été reconduites. Le premier a même bénéficié d'une promotion en étant élevé au rang de ministre d'Etat. Ce dernier a tenu à conserver la direction du cabinet de la présidence, «cabinet noir» qui semble être le centre névralgique du pouvoir. Par ailleurs, avec le même locataire au ministère des affaires étrangères, l'amateurisme, l'improvisation, la soumission et l'allégeance au joug colonial français, risque de franchir des sommets jamais inexplorés. Bref... nous ne sommes pas sortis de l'auberge.
N'en déplaise aux fervents et fanatiques défenseurs de SAMBI, il conviendra de reconnaître que le pays va mal, très mal. Les mille projets annoncés tardent à voir le jour. L'ambitieux plan de lutte contre l'habitat insalubre qui faisait pourtant partie des priorités du Rais SAMBI reste au rayon des plaisanteries. Les fonctionnaires accusent 6 mois d'arriérés de salaire. Bref... le comorien moyen a du mal à unir les deux bouts. Pendant ce temps, la politique spectacle continue : Multiples voyages à l'étranger pour les dignitaires, promenades coûteuses en hélicoptère à travers les îles, parades et défilés militaires, discours et promesses pour un avenir meilleur qui peine à se dessiner. Pour seule et unique solution à la misère, le Président SAMBI demande au petit peuple déjà meurtri de serrer la ceinture et de modifier ses habitudes de consommation.
Allez-y donc demander à un instituteur, père de 3 enfants, qui n'a pas été payé depuis 6 mois de changer son mode de vie, ses habitudes alimentaires alors qu'il manque tout simplement du minimum pour survivre. Notre Président semble complètement déconnecté de la réalité et dépassé par les événements. Les aides en numéraires accordées par les états amis à SAMBI sont gérées dans la plus grande opacité ? Où sont les milliards de francs comoriens accordés pour le projet habitat ? Pourquoi le département des télécommunications a t-il été retiré au vice-président IDI ? La raison paraît simple. A l'instar des hydrocarbures pour AZALI, la société Comores Télecom est devenue la vache à lait du régime SAMBI.
Après avoir vendu Mayotte pour des clopinettes et pour des visas VIP destinés à la haute bourgeoisie, SAMBI envisage avec la complicité de certains députés corrompus et avides de pouvoir, et bien sûr, moyennant finances, de vendre à ses cousins du golf, la nationalité comorienne. Actuellement en discussion à l'assemblée, cette proposition de loi suscite bien des interrogations et des inquiétudes. Pourquoi ces généreux investisseurs cherchent-ils à obtenir surtout a priori, la citoyenneté d'un pays dont ils ne connaissent ni les frontières géographiques, ni l'histoire ni les us et coutumes ? Pourquoi, comme cela se fait dans tous les pays du monde, ces individus ne viennent-ils pas investir aux Comores, montrer leurs épreuves et solliciter par la suite s'ils le désirent la nationalité ? C'est encore une combine qui rappelle étrangement les banques off-shore du dictateur BACAR à Anjouan. Espérons que la majorité des députés saura redoubler de vigilance et qu'elle ne se laissera pas entraîner dans une aventure aux conséquences incommensurables.
Annoncé comme un des grands chantiers de son mandat, la Justice est dans un état de délabrement et de déliquescence avancé. La légèreté avec laquelle les autorités judiciaires ont agi dans l'affaire BACAR est assez significative. D'autre part, sans qu'aucune charge précise ne soit retenue à leur encontre, des centaines de personnes croupissent dans les prisons. Ceux qui ont le bras long ou des amis dans le cercle du pouvoir, ont recouvré sans aucune forme de procès, la liberté. Cette Justice à géométrie variable est indigne de notre République. Si des preuves tangibles de culpabilité existent à l'encontre de ces personnes, elles doivent être jugées rapidement et bénéficier d'un procès équitable. De la crédibilité de l'institution judiciaire de notre pays, il en dépend.
Ceci étant, les vacances arrivent. Les défilés militaires et les discours présidentiels vont laisser place aux grands mariages et autres cérémonies. Malgré la crise qui sévit, des millions seront dilapidés pour des futilités et comme à l'accoutumée, le peuple joyeux et repu applaudira. On aura vite oublié le marasme économique et les multiples défis qui se présentent à nous. Les 6 mois d'arriérés de salaire ne seront finalement, qu'un mauvais souvenir. Le peuple comorien est-il donc condamné pour l'éternité à la misère et à l'humiliation ? En tout cas, la politique menée par le Mollah SAMBI et ses amis DOSSAR et DJAFFAR, est loin de proposer des solutions pérennes et sérieuses aux problèmes qui paralysent notre pays. On n'est donc pas sorti de l'auberge.
SAID HACHIM
En prenant l'initiative de remanier son gouvernement le Président SAMBI aurait dû profondément s'inspirer de ce principe. Le constat qu'il a fait lui-même, le 6 juillet de la situation catastrophique du pays, nécessitait un électrochoc, un gouvernement de combat, capable de prendre à bras le corps, les problèmes qui rongent chaque jour nos concitoyens. Malheureusement, à quelques nuances près, le gouvernement qui vient d'être mis en place, rappelle drôlement le précédent. En résumé, SAMBI a décidé de ne rien changer. La reconduite de nombreux ministres démontrent ce refus de rompre avec une politique de régression et d'obscurantisme menée depuis plus de deux années.
A la lecture de la nouvelle liste, nous constatons que les deux personnalités qui ont toujours guidé SAMBI dans ses choix désastreux à savoir, DOSSAR et DJANFAR ont été reconduites. Le premier a même bénéficié d'une promotion en étant élevé au rang de ministre d'Etat. Ce dernier a tenu à conserver la direction du cabinet de la présidence, «cabinet noir» qui semble être le centre névralgique du pouvoir. Par ailleurs, avec le même locataire au ministère des affaires étrangères, l'amateurisme, l'improvisation, la soumission et l'allégeance au joug colonial français, risque de franchir des sommets jamais inexplorés. Bref... nous ne sommes pas sortis de l'auberge.
N'en déplaise aux fervents et fanatiques défenseurs de SAMBI, il conviendra de reconnaître que le pays va mal, très mal. Les mille projets annoncés tardent à voir le jour. L'ambitieux plan de lutte contre l'habitat insalubre qui faisait pourtant partie des priorités du Rais SAMBI reste au rayon des plaisanteries. Les fonctionnaires accusent 6 mois d'arriérés de salaire. Bref... le comorien moyen a du mal à unir les deux bouts. Pendant ce temps, la politique spectacle continue : Multiples voyages à l'étranger pour les dignitaires, promenades coûteuses en hélicoptère à travers les îles, parades et défilés militaires, discours et promesses pour un avenir meilleur qui peine à se dessiner. Pour seule et unique solution à la misère, le Président SAMBI demande au petit peuple déjà meurtri de serrer la ceinture et de modifier ses habitudes de consommation.
Allez-y donc demander à un instituteur, père de 3 enfants, qui n'a pas été payé depuis 6 mois de changer son mode de vie, ses habitudes alimentaires alors qu'il manque tout simplement du minimum pour survivre. Notre Président semble complètement déconnecté de la réalité et dépassé par les événements. Les aides en numéraires accordées par les états amis à SAMBI sont gérées dans la plus grande opacité ? Où sont les milliards de francs comoriens accordés pour le projet habitat ? Pourquoi le département des télécommunications a t-il été retiré au vice-président IDI ? La raison paraît simple. A l'instar des hydrocarbures pour AZALI, la société Comores Télecom est devenue la vache à lait du régime SAMBI.
Après avoir vendu Mayotte pour des clopinettes et pour des visas VIP destinés à la haute bourgeoisie, SAMBI envisage avec la complicité de certains députés corrompus et avides de pouvoir, et bien sûr, moyennant finances, de vendre à ses cousins du golf, la nationalité comorienne. Actuellement en discussion à l'assemblée, cette proposition de loi suscite bien des interrogations et des inquiétudes. Pourquoi ces généreux investisseurs cherchent-ils à obtenir surtout a priori, la citoyenneté d'un pays dont ils ne connaissent ni les frontières géographiques, ni l'histoire ni les us et coutumes ? Pourquoi, comme cela se fait dans tous les pays du monde, ces individus ne viennent-ils pas investir aux Comores, montrer leurs épreuves et solliciter par la suite s'ils le désirent la nationalité ? C'est encore une combine qui rappelle étrangement les banques off-shore du dictateur BACAR à Anjouan. Espérons que la majorité des députés saura redoubler de vigilance et qu'elle ne se laissera pas entraîner dans une aventure aux conséquences incommensurables.
Annoncé comme un des grands chantiers de son mandat, la Justice est dans un état de délabrement et de déliquescence avancé. La légèreté avec laquelle les autorités judiciaires ont agi dans l'affaire BACAR est assez significative. D'autre part, sans qu'aucune charge précise ne soit retenue à leur encontre, des centaines de personnes croupissent dans les prisons. Ceux qui ont le bras long ou des amis dans le cercle du pouvoir, ont recouvré sans aucune forme de procès, la liberté. Cette Justice à géométrie variable est indigne de notre République. Si des preuves tangibles de culpabilité existent à l'encontre de ces personnes, elles doivent être jugées rapidement et bénéficier d'un procès équitable. De la crédibilité de l'institution judiciaire de notre pays, il en dépend.
Ceci étant, les vacances arrivent. Les défilés militaires et les discours présidentiels vont laisser place aux grands mariages et autres cérémonies. Malgré la crise qui sévit, des millions seront dilapidés pour des futilités et comme à l'accoutumée, le peuple joyeux et repu applaudira. On aura vite oublié le marasme économique et les multiples défis qui se présentent à nous. Les 6 mois d'arriérés de salaire ne seront finalement, qu'un mauvais souvenir. Le peuple comorien est-il donc condamné pour l'éternité à la misère et à l'humiliation ? En tout cas, la politique menée par le Mollah SAMBI et ses amis DOSSAR et DJAFFAR, est loin de proposer des solutions pérennes et sérieuses aux problèmes qui paralysent notre pays. On n'est donc pas sorti de l'auberge.
SAID HACHIM
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