Sambi, l'hyper hypocrite d'un système dangereux!

Publié le par l'anjouannais

Sambi, l’hyper hypocrite d’un système dangereux!
Sambi a instauré aux Comores un système de gouvernance dont la cruauté ainsi que le danger permanent n'a été jusque là égalé ! Eh oui, le malaise comme le mal ou plutôt le mal et le malaise sont plus profonds voire fondamentalement enraciné dans la molécule que je baptiserai la « molécule comorienne » que le ou les guérir sans l'extirper des veines de ceux qui le portent ou reportent aujourd'hui, serait pratiquement impossible !
Lorsqu'un système mafieux s'installe dans une société ou prenons le terme arabe qui me semble ici plus approprié, dans une « Moudjtamaan », grâce notamment à des slogans et à des pseudo-comportements religieux et moraux indiscutés comme les valeurs de l'islam, le nôtre, c'est-à-dire plus tolérant que celui des autres, là le combattre efficacement ne peut que faire partie de toute une stratégie qui prenne en compte plusieurs paramètres !

Sambi a réussi à mentir à tout le monde y compris à Dieu à qui il donnait l'impression de servir. Et justement c'est ici qu'il a gravement nui et pour longtemps encore à notre « moudjtamaan » car qui encore et venant d'où encore pourra-t-il parler à ma grand-mère à mon pépé et à tous ceux dont la seule lecture d'un verset du coran, ne serait-ce que celui qui nous demande tout juste d'être honnête vis-à-vis de nous-mêmes, pourra croire ? Ce mal là, ce malaise-ci, « danger moral », est le plus difficile à guérir.

Hélas ! Les mensonges pour les Hommes, simples mortels que nous sommes peut être facile ou pas tout à fait compliqué à guérir ! Parlons-en justement pendant que nous y sommes : Pour être élu, Sambi a eu besoin d'un sentiment d'ailleurs très ingrat qu'ont les comoriens de tous les hommes politiques ; il a fallu que les comoriens connaissent un certain Saïd Mohamed Cheikh très « téméraire » et dont les mots et jeux de mots trop osés faisaient croire aux comoriens que diriger l'Etat c'est se montrer « défiant », « osant » et être « bine nés » ! Ensuite, ce fut la méthode Prince Saïd Ibrahim, « pur sang arabe » (remarquez que chez nous intello = « MstanArabe »), qui consistait à « dénicher », même dans les villages les plus éloignés du pays, un homme ou une femme dont le seul souci serait « la patrie » (Hubulwatwany mina l'Imani"), pour gérer l'Etat ! Ahmed abdallah, c'est la bourgeoisie embellie de la notabilité, un système dont le premier ennemi serait le « cadre », « l'instruit », « l'intello » tandis que le bon citoyen serait celui qui croit à l'argent, je dis bien l'argent pas le capital (il en distribuait à sa guise à qui il voulait pour remplir des obligations « notabiliaires » en Grande Comores et pour « survivre » ou frimer à Anjouan.

Le système de Mongozi, « l'ami des petits » fut basé sur « l'authenticité » ; ali Soilihi avait même réussi à trouver qu'il existerait une façon authentique comorienne de gouverner comme si notre peuple serait venu tout droit de l'homme de Cro-Magnon ! Les slogans plus proches du peuple « d'en bas » comme disait un certain contemporain français ainsi que les discours parfaitement distillés pour faire croire au peuple qu'il suffirait aux comoriens de « croire en eux », en « leur capacité » pour faire disparaître de la terre comorienne une race maléfique qui serait presque le contraire du système d'un certain Jospin en France (Gauche Plurielle), et dont les appellations aux allures de noms d'oiseaux «Mkapvéma, Mgangi, Mbahazazi, Béparé... », pour réussir à instaurer aux Comores un système qui serait le premier, l'unique et le meilleur en Afrique voire au monde !

Ensuite, c'est Saïd Mohamed Djohar, l'homme qui est arrivé au pouvoir, si l'on croit à ses dires, « par hasard », et donc dont le système de gouvernance consistait très humblement à faire confiance à tout le monde à la fois mais simultanément à douter de tout le monde à la fois jusqu'à s'auto-flageller comme les chiites de Karbala, et à laisser se développer impuissamment un réseau d'affaires qui l'éclaboussa par la suite. Mohamed Taki aura le mérite d'avoir été notre Président « le plus rêveur », notre philosophe, le plus naïf des Présidents que les Comores ont connus depuis l'indépendance et qui finit par créer le concept d'ailleurs « intelligemment » bien défendu par un autre philosophe comorien « Djaffar », le « réhémanisme ». Aucune autre croyance en une autre orthodoxie de gouvernance que « Dieu » ainsi que ses prophètes, les vrais comme tous les autres (Kulu Amrin minkum), tels Boumédienne, Bourguiba, Degaulle, Senghor (une fois il a même oublié que Boumédienne était décédé avant que lui-même, Taki, accède au pouvoir) !

Tadjidine pour n'avoir été que « l'héritier » nommé de Taki, n'a fait que poursuivre cette politique de naïveté dont ont profité les séparatistes anjouanais en amassant tant d'argent. Le Colonel Azali aura cru que les Comoriens avaient besoin d'une clarté dans les choix de politique nationale, et de compromis pour installer aux Comores des institutions auxquelles tous les comoriens de toutes les îles se sentiraient proches ; il a surtout cru qu'en rétablissant le paiement des salaires réguliers, ou encore en permettant la réouverture des crédits mais surtout la croissance de l'investissement public national (Investitures : électricité, eau, écoles, dispensaires, téléphones...), suffiraient à changer la façon de penser des Comoriens ! Il faut dire que les comoriens ont largement exprimé leur rejet de tout cela en élisant à chaque fois depuis son élection en 2002, tous ses opposants et en rejetant presque tous ceux qui se disaient proches de son pouvoir ! Et enfin nous ne savons pas jusqu'à là si les anciens azalistes ont véritablement détourné combien et comment ! La justice a dit d'abord oui avant de se rétracter !

Alors, Sambi aura profité, comme nous le soulignions plus haut, d'un ras-le-bol généralisé de toutes ces gouvernances. Il a même eu le culot de dire qu'il n'a même pas besoin des partis politiques et que tous ceux qui le soutiendront n'ont rien à attendre de lui. En fixant ses objectifs, Sambi a mis en relief « la fin de toute une classe politique qui serait corrompue », de « tout un système étatique gangrené par l'injustice judiciaire et sociale », de « tout un tissu économique et commercial qui serait fermé aux petits qui ont pourtant besoin de jobs juste pour vivre ». Les Comoriens n'en pouvaient rêver mieux : « Qu'ils soient tous mis en prison » ! « Qu'ils soient tous châtiés » ! « Que de nouvelles têtes plus propres prennent le relais » ! Et pour mieux semer la zizanie comme si gouverner serait la chose la plus simple au monde, Sambi trouve un leitmotiv : « Un toit digne pour tout le monde » ! Ce fut la trouvaille ! Pire, même les esprits les plus vifs, les plus avertis, y ont cru ! Et tout le monde rentre dans les rangs : Ministres habillés en boubous et exhibant leur « Sidjidas » signe qu'ils font leurs cinq prières par jour ! Cette idée phare, ce rêve presque imaginaire pour un pauvre de Nioumakélé, allait désormais constituait l'épine dorsale d'une gouvernance nouvelle des hommes et femmes nouvelles !
Ce mensonge bien pensé, à la chiite (pour cette race, mentir pour y parvenir serait autorisé), a fini par conquérir la société. Il ne restait que le consolider par quelques versets du Saint-Coran et le relayer par certains Hadiths du Prophète et des disciples !

Le reste fut facile puisque le « Moudjtamaan » est atteint dans ses profondes croyances. Les membres du « Moudjtamaan comorien » ont trouvé l'homme de la situation. N'est pas chiite qui veut ! Sambi a sorti la méthode qui consiste à raconter débout des histoires à dormir : « Certains comoriens, anciens dirigeants de ce pays ont mis dans des comptes suisses plus de 40 milliards de dollars que des pays amis vont m'aider à récupérer... » ! « Votre argent, l'argent de ce pays a été dilapidé dans des voyages officiels des Présidents passés et moi je ne voyagerai jamais sauf si je sais ce que je vous ramenerai... » ! « J'appliquerai la constitution ainsi que toutes lois organiques votées par les députés amis que l'ancien Président aurait refusé de promulguer... » ! « Je consoliderai la réconciliation nationale... » ! « Mayotte reviendra aux Comores... » !
Scandaleux, tout simplement ! Sans aucune connaissance même secondaire, même primaire, même préscolaire de la gestion de l'Etat, Sambi a berné tout le monde et il aura réussi à créer une telle division, une telle haine des uns contre les autres à tel point qu'aujourd'hui aux Comores, il est impossible de trouver une faille de « Bayerousime français » à la comorienne ! Une haine, mais vraiment un dédain mutuel qui, si rien n'est fait avant 2010, ce sera l'éclatement même des familles, des quartiers, des villages, des villes, des régions, des îles et donc du pays !

Alors, Sambi est dans l'obligation de toujours « trouver » quelque chose de nouveau. Parfois, il oublie que ce qu'il a nouvellement trouvé fut déjà trouvé nouvellement et que la trouver de nouveau n'a rien de nouveau même pour les nouveaux venus ! Cela, il le fait, il l'expose sans même chercher à trouver une explication de l'ancien nouveau devenu nouveau ancien ! Oui, on se perd carrément : Il dit, sans scrupule, qu'il vint de découvrir que le pays manque cruellement des moyens financiers sans nous dire où sont passés les 40 milliards de dollars détournés ou si les pays amis qu'il citait auraient désisté à lui apporter aide ! Hein ! Il dit qu'il voyagera autant qu'il aura la force de voyager à travers le monde avec son gandoura vert pour quémander sans nous dire pourquoi le fera-t-il contrairement à ce qu'il nous disait avant aussitôt investi !

Il dit que les lois organiques votées et qu'il a promulguées et ici même certains députés qui les ont pourtant votées contre la volonté de l'ancien régime, sont inapplicables sans nous dire pourquoi !
Il nous dit que le nombre des fonctionnaires est supérieur aux recettes financières de l'Etat, mais continue à recruter à la fois à la fonction publique et aux hautes sphères de l'Etablishment (Gouvernement de 15 Ministres pour la première fois aux Comores, Cabinet et sous-cabinets..., sans compter les sociétés d'Etat) !
Plus contradictoire que Sambi, le monde n'en connaît pas !

Mais pendant ce temps, c'est la conjoncture internationale qui enfonce davantage les pays anormaux comme le nôtre. L'inflation a atteint un rythme de croisière jamais égalé dans notre archipel ; même le prix de la corruption a augmenté ! Si avant Sambi, quelques 50 mille francs suffisaient pour gagner un procès mal engagé ou perdu en droit, aujourd'hui sous Sambi, 500 mille francs comoriens peuvent vous être refusés par un magistrat qui, après plus de 6 mois de non paiement de salaire, ne vit qu'avec cela ! Les pénuries sont lésion : ni riz, ni carburant, ni poulets, ni ses ailes, ni ciment, ni rien, m'a raconté mon pépé !

Fidèle au système qu'il a instauré, Sambi, après avoir fait de la question de Mayotte un combat patriotique et admiré par certains esprits faciles à manipuler pourtant aguerris pour ces genres de formules choc, Sambi se place désormais comme le Président comorien qui aurait « négocié » avec la France. Lorsque vous rajoutez à tout cela, une malhonnêteté, vous obtenez cette « molécule » comorienne dont je parlais plus haut !
Il fallait être à la place de l'indépendance de Moroni quelques jours avant l'opération baptisée « démocratie aux Comores » pour faire rire un Georges Bush tout en faisant ricaner un Robert Mugabé : Tout ce que notre « Moudjtamaan » connaît d'esprit éveillé à commencer par ce que nous appelons « jeunes cadres » en passant par les « politiciens dignes » et en finissant par la crème de la notabilité et des religieux ! « En avant, marche... » ! Et tout ce petit monde naïf répondant « Halambé !!!! » ! Sambi n'a même pas cherché à expliquer sa nouvelle prise de position ; il s'en fout !

La vie politique sous Sambi n'est que « séquence » ! La nouvelle séquence aujourd'hui est « la naturalisation économique » ! Malin, Sambi ! Monsieur le Président : et le projet habitat ? Où est-t-il ? Avez-vous oublié que lors de votre campagne il n'a jamais été question d'autre chose qu'un toit digne pour chacun ? Comment arrive-t-il à passer du coq à l'âne ?

Les Comoriens ont fini par oublier qu'en décembre 2005, la communauté internationale s'est réunie à Maurice sous la Coo-présidence de Maurice et Afrique du sud en présence de tous les partenaires économiques et politiques des Comores pour décider d'octroyer à notre pays plus 200 millions d'euros pour une Stratégie de Réduction de la Pauvreté répondant aux Objectifs du Millénaire pour le Développement ! Sambi aura donc réussi à faire un travail que le monde entier réuni à New York sous les auspices de l'Organisation des Nations Unies et sous la présidence de Koffi Anan, n'aura pu faire ! En effet, les Nations Unies, l'Ensemble des Nations dont les Comores ainsi que les Grands de ce monde comme les pays du G8 ont esquissé un programme mondial de stratégie de luttre contre la pauvreté ! Maurice 2005 n'est rien d'autre que la stratégie comorienne des OMD !

Sambi a fait comprendre aux Comoriens que la « Naturalisation Economique » est la solution !
Alors, puisque Sambi a réussi à persuader les comoriens que seuls ceux qui n'ont aucune connaissance de la marche du monde aujourd'hui par leurs études, leurs expériences ou leur labeur, seraient en mesure de gouverner le pays ! Notre constance à dénigrer tous ceux qui ont quelque chose dans la tête n'a fait que l'aider à anéantir toute fécondité comorienne.

C'est ainsi que Sambi a mis en place tout un système basé sur une mafia vertigineuse et versatile qui vous obnubile, vous encercle et finit par vous corrompre !
La recherche de l'argent facile par la corruption, le blanchiment est désormais le seul et unique moyen par lequel l'Etat garantit sa survie !

Sambi ne dissimule plus ses fréquentations : l'Iran et la mafia indo-océanique qui encercle les îles de l'océan indien. Et ce n'est plus un secret pour personne ! C'est ainsi qu'on réhabilite impunément le vice (ses amis s'adonnent à ces pratiques jadis provoquant la stupeur chez les comoriens comme l'homosexualité, le détournement des mineurs, l'alcool...). Pour Sambi, que tout cela soit su, c'est la démocratie ! Non, la démocratie ce sont les contre-pouvoirs et la séparation des pouvoirs (Il a rendu à néant l'assemblée ainsi que la Cour constitutionnelle) ! Qu'on ne s'étonne pas donc que tout cela suscite l'émoi ! Je m'interroge aujourd'hui pourquoi la mise à sac des tous ces principes chers à notre peule ? Pourquoi cette haine contre tous ceux que Sambi enferme à Anjouan et à Moroni ? Mais surtout pourquoi ce silence coupable des médias, des politiques et des religieux non chiites ?

Nul doute que demain on ne s'émeuve bruyamment, que les clameurs de la colère n'assourdissent et n'assombrissent jusqu'à la tempête un ciel que Sambi voudrait croire bien dégagé ! A Anjouan par exemple, c'est la colère qu'on lit aux visages !
L'avenir risque d'être douloureux et Sambi ainsi que ses amis, ceux qui ont décidé d'entamer désormais une guerre contre la paix en octroyant la nationalité comorienne à des groupes mafieux terroristes et en modifiant la constitution pour se maintenir au pouvoir ou le « léguer » aux siens, payeront une très lourd tribu !

Kailane
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