Mohamed Bacar: la France veut à tout prix s'en débarrasser
Selon le site internet du quotidien réunionnais Clicanoo, l'ex-président de l'île d'Anjouan, Mohamed Bacar, est plus que jamais sur le départ. "C'est dorénavant une question de jours. Voire d'heures", rapporte le site du journal. Mohamed Bacar devrait quitter l'île de Réunion où il est detenu avec plusieurs de ses compagnons depuis plus de quatre mois après sa chute à la suite du débarquement militaire de l'armée comorienne soutenue par les soldats de l'Union africaine, fin mars deriner. "Avec deux ou trois de ses hommes, il va très probablement prendre un avion pour rejoindre soit le Bénin, soit la Tanzanie avant la fin de semaine", note Clicanoo, citant une source préfectorale. "Mais le flou le plus complet règne quant aux modalités", souligne le journal qui indique que les avocates de Mohamed Bacar ne comptent pas en rester là. “Pour pouvoir expulser quelqu'un, il faut un arrêté de reconduite à la frontière portant mention du pays d'accueil, ce qui n'est pas le cas. La jurisprudence est très claire à ce sujet. Si l'État décide de mettre Mohamed Bacar sans faire un nouvel acte, il se met dans l'illégalité”, martèle Me Cécile Bentolila. Les conseils de Mohamed Bacar envisagent d'écrire un courrier au préfet, pour le prévenir des risques encourus. "Mais si Bacar est mis d'office dans un avion pour le Bénin, il apparaîtra bien difficile de le faire revenir pour contester la chose...", reconnait le quotidien qui prévient que dans cette démarche "le Quai d'Orsay et la préfecture risquent de se perdre dans l'illégalité".
kweli
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