COMORES : LA RELIGION AU SERVICE DE L'INCOMPETENCE, DE LA COMBINE, DE LA LACHETE ET DE LA BETISE

Publié le par l'anjouannais



«LA RELIGION, C'EST l'OPIUM DU PEUPLE» Karl MAX

Cet apophtème (pensée) de Karl MARX qui a été diversement interprété, a fait couler beaucoup d'encre. Loin de moi l'idée de dire que la croyance religieuse est une tare. Bien au contraire, aux Comores, la réligion musulmane pratiquée par 98% de la population, peut constituer un facteur de cohésion sociale. Le problème réside uniquement dans la falsification et surtout dans l'usage crapuleux que certains charlatans font de la parole divine. Pour parvenir à leurs fins, ceux qui connaissent quelques versets du Saint Coran se prennent pour des prophètes et abusent de la crédulité des autres. Les sourats et les hadiths sont mis à toutes les sauces. Dans notre pays, il suffit de parler arabe et de prononcer les noms d'Allah et de son prophète Mouhammad pour qu'une assemblée qui ignore la langue arabe et ses multiples subtilités, soit à vos pieds. Nous le savons tous, dans sa stratégie de conquête du pouvoir, SAMBI a beaucoup usé de ses talents d'orateur et de prédicateur pour attirer et amuser les foules. Je pense que dans le fond, Karl, MARX a voulu tout simplement nous signifier que l'opium comme tous les analgésiques sont une vraie bénédiction pour ceux qui souffrent et sont, sans espoir de guérison. Il est vrai que ceux qui ont la foi sont sereins et supportent mieux que les autres les épreuves de la vie. C'est d'ailleurs reconfortant de penser que nos bourreaux ou nos dirigeants véreux et incapables ne sont pour rien dans nos malheurs et que c'est uniquement par la volonté du Tout Puissant. Amen !

En effet, SAMBI ne peut débuter ni finir un discours sans évoquer le nom d'Allah. Il fait tout à son nom comme s'il était un envoyé spécial sur terre. L'opium qu'il a administré au petit peuple a produit ses effets sur les consciences. Comme anesthésié et incapable du moindre effort réflexif, le peuple joyeux mais le ventre vide, finit toujours par applaudir. C'est ce que j'appelle la politique spectacle. Les défilés militaires, les madjlis, les assemblées de notables et les autres cérémonies génératrices de dépenses inutiles, permettent d'oublier que depuis 7 mois, l'Etat qui est le premier employeur du pays n'a pas versé un seul centime à ses agents. Le prix des denrées de première nécessité atteint des sommets. Les fréquentes pénuries de toute sorte, notamment de carburant, paralysent la vie économique et aussi, la vie des citoyens de base.

Les opiacés à base de religion injectés par SAMBI à son peuple, rendent ce dernier incapable de réaliser que la politique actuellement mise en oeuvre pour semble-t-il lutter contre la pauvreté, est désastreuse. Incapable d'apporter un début de solution aux multiples difficultés auxquelles le peuple est confronté, SAMBI verse inconsciemment, dans la bêtise. Le projet de loi relatif à la nationalité qu'il compte accorder à des groupes mafieux du golf avec la complicité de son vice-président IDI NADHOIM, est un exemple révélateur de son inculture politique et de ses limites dans le domaine économique. AHA doit prendre les comoriens pour des abrutis finis. Sinon Comment veut-il avec sa bande d'arrivistes et d'opportunistes nous faire délicieusement gober que ces hypothétiques investissements sont la solution à notre misère ? Combien de comoriens auront-ils demain l'envergure financière suffisante pour acheter les logements ou les villas qui seront construits ? Pourquoi ces mystérieux investisseurs et futurs «concitoyens» doivent-ils bénéficier d'exonération de toutes taxes ? Outre la hausse des prix des terrains constructibles que cette spéculation immobilière sauvage risque d'engendrer, il est clair que ces nababs du désert se réserveront les meilleurs emplacements. Ainsi des quartiers entiers avec murs de 3 mètres de hauteur et fils barbelés avec vigiles à l'entrée, seront érigés. Comme cela s'est produit dans beaucoup de pays, une forme d'apartheid s'établira car, ces requins aux turbans, ne chercheront jamais à s'intégrer dans la société comorienne avec laquelle, ils ne partagent qu'une réligion dont la pratique est à géométrie variable.

Combien d'emplois fixes ces investissements douteux vont-ils générer ? La réponse est claire : Aucun puisqu'à la fin des travaux, tous les employés seront gentiment congédiés sans préavis. Pour atteindre l'autosuffisance alimentaire, pourquoi SAMBI n'a-t-il pas, au contraire, demandé à ses futurs hôtes d'inverstir dans les domaines importants de l'agriculture et de la pêche ?

Combien ces gangsters des temps modernes ont-ils versé en pot-de-vin ou bakchich pour bénéficier d'un tel traitement de faveur ? Les deux commerçants qui sont SAMBI et IDI NADHOIM connaissent certainement la réponse. A 22 mois de la fin de leur mandat, il faut bien qu'ils assurent leurs arrières. Les valeurs de probité et de justice mises en avant par SAMBI lors de sa campagne, se sont envolées comme par enchantement. Place au clientélisme, au favoritisme et au gaspillage des quelques ressources publiques.

Dans son dernier discours, SAMBI a reconnu lui-même que son projet de construction de maisons en briques était enterré. Avec un peu d'intelligence et de lucidité, il aurait pu, en concertation avec les organismes internationaux tels que le PNUD ou la FAO, affecter les 5 milliards offerts par l'Arabie Saoudite pour créer des fermes agricoles dotées d'une structure décentralisée et de matériels modernes. D'ailleurs, que ce qui nous garantit que ces fonds n'ont pas été détournés à d'autres fins ?

Quand les comoriens se réveilleront de leur long sommeil, ils s'apercevront de la supercherie. Ils se rendront surtout compte que l'évocation perpétuelle par SAMBI des textes du Coran et des hadiths n'était qu'une ruse, une stratégie de plus, destinée à les endormir pour mieux les tromper et parvenir à ses fins. Opium du peuple ou facteur de cohésion sociale, la réligion exercera malheureusement encore et pour longtemps, une influence néfaste sur la vie sociale et économique du pays.
A PARIS, LE 20 JUILLET 2008 // AHMED
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