Il est temps, parlons-en
LIBRE OPINION
Djamal
Il est temps, parlons-en
Pendant que le pays sombre dans la famine et la violence, le président Sambi est resté à Paris, entouré de ses disciples, pour tester ses capacités de convaincre les comoriens par rapport au projet de constitution quil garde discrètement dans son turban dont il entend soumettre aux comoriens par voie référendaire afin de tuer la Tournante.
Selon le notable Adjilani, en vacances aux Comores et qui a fait partie de la délégation de notables reçus par Sambi dans son prestigieux appartement situé à côté de lAmbassade des Comores à Paris, il ne se passe un jour sans que le président reçoit. Toujours selon ce notable choqué par la dégradation de la situation aux Comores, Sambi a pour mission à Paris, convaincre les comoriens de sa volonté de changer la Constitution. Ce notable présent ce matin chez Nassib, na pas la langue dans sa poche. Il accuse Sambi de ne pas souligner en aucun instant la crise que traverse le pays mais se contente de parler dune naturalisation économique, des institutions qui coûtent chères au pays, de se sentir toujours trahi et mal conseillé
Hadji Adjilane qui souhaite sexprimer devant la presse, sest dit également surpris de la capacité intellectuelle et morale de celui dont les comoriens ont confié leur destin et dajouter, je cite comment un président de la République peut-il se permettre de dire à ses concitoyens, quil a proposé aux deux ministres venus aux Comores dans le cadre du Groupe de travail de haut niveau, de leur louer Mayotte moyennant quelques euros du fait quil est convaincu que Mayotte même si elle est comorienne mais elle restera toujours française ? Et le pire cest de vouloir vendre la nationalité comorienne à 25000 familles arabes qui verseront aux comoriens 40000 dollars par mois pendant deux ans, mais la nouveauté est que ces familles résideront à lextérieur et pas aux Comores. Hadji Adjilane, qui déclare avoir arrivé en France aux années soixante et qui a beaucoup vu, défie Sambi et le trouve immature en politique. Il le trouve également autoritaire car personne navait droit à la parole sauf le nommé Mohamed Boina, président de la Commission de Madjlisse de Paris dont fait partie lambassadeur Soulaimana Mohamed Ahmed.
Ici dans les rues de la capitale, la misère dévore tout le monde pourtant le gouvernement Sambi ne fait rien pour rassurer le peuple mais multiplie de communiqués pour venter le projet de naturalisation économique initié par leur Mollah.
Ceux qui veulent continuer à applaudir Sambi peuvent toujours continuer leur uvre à linstar dun Abdourahime Said Bacar, maintenu au gouvernement par sa tâche de Ma Lassurance bis et non de ses compétences car nous lavons vu briller de son incompétence à lEducation nationale, mais une chose est sûre, lempire sambiste est en état de destruction.
A moins quon nous prouve le contraire, mais nous savons tous que ce Sambi est un homme de verve, qui agit pour lui-même et une caste de privilégiés. La mise en scène de médiatique de son action produit des effets populistes mais cela ne veut pas dire que son action le soit réellement. Sambi prend le plaisir de transformer des demandes populaires, par exemple, la sécurisation des salaires des Agents de lEtat, en une mécanique de séduction. Nous avons vu tous ce qui est arrivé à la SNPCF avec lamateurisme dun Hassane Hamadi, alors ministre des finances qui, soutenu par un incompétent appelé Sambi, ont pris le risque de couler cette institution. Nous nous rappelons du refus de la BIC de sinscrire dans cette démarche dangereuse et qui savère aujourdhui néfaste même si dans lentourage du pouvoir, on refuse den parler. Même mécanisme avec le riz ordinaire commandé par lancien régime et toujours dans un élan populiste, Sambi a fait baisser le prix avec ce Hassane Hamadi et depuis, cest la catastrophe. Voyez-vous comment nous ressentons les choses ici chez nous par rapport à ce fou de Dieu qui continue à refuser la réalité. Quand sur ces forums essayons de dénoncer le style populiste de Sambi, ses adeptes nous traitent de tout alors que cest la vérité. Comme tout chef dEtat populiste, le Mollah Sambi tente par tous les moyens de se poser en unique représentant légitime du peuple. Une façon de procéder qui irrite tout le monde même dans son camp.
Dans les rues de la capitale, la pénurie du carburant est liée à une vaste opération descroquerie au sommet de lEtat. Cest une pénurie voulue par Sambi lui-même pour pouvoir satisfaire ses amis iraniens. Il déclare avoir donner le monopole du carburant à la République Islamique dIran sous couvert son frère cadet Ahamad Nijad. La rupture immédiate du contrat avec la compagnie Total a été programmée par le trio Sambi-Ahmad Djaffar et Dossar. Ce coup a bien réussi car ces derniers au lieu de laisser en bonne santé la Societé nationale des postes, laquelle lEtat met la main des fois pour régler la note à Total en attendant la taxe unique, ce trio de malfaiteurs a trompé tout le monde en épuisant ses réserves pour quelques mois de salaires, et pouvoir dire un jour quelle est en faillite et plus rien pour payer Total. Cest ce qui nous arrive aujourdhui. Et pour nous faire oublier ce coup dur, Sambi se livre à un autre spectacle, la naturalisation économique. Sambi qui entend séterniser au pouvoir veut bien en avoir de garde fou. Cest pourquoi, il veut donner la nationalité comorienne à ces familles composées de nombreux militaires quil compte filtrer dans tous les services administratifs du pays, et qui, le moment venu lorsque le Mollah sapprêtera à déclarer sa République islamique, ces nouveaux comoriens prendront les armes pour le défendre. Qui de nous pourra empêcher demain ces barbus à se présenter aux différentes élections du moment quils ont la nationalité comorienne ? LIran qui a un passé difficile doit interpeller chacun de nous et ne soyons pas comme ceux qui ont bu leau du diable comme
Il est vrai que des comoriens sont élus en France mais la France est-elle lIran ? Vous pouvez toujours aimer votre Mollah mais pensez un tout petit peu au peuple comorien. Cest bien beau davoir 40000 dollars qui vont tomber chaque mois dans le bunker où Sambi et son intendant Nanay Chéri ont caché largent du Projet Habitat, mais Ze hidja zo hambwa wandru bwa komori.
Partout ici, des voix sélèvent pour demander la note de lopération Démocratie aux Comores qui a fait partir le colonel Bacar. On nous a dit tous que des pays amis ont pris tout en charge pourtant les caisses de lEtat sont vides. Deux députés sont cités dans ce détournement, notamment Assoumani Youssouf Mondoha alias Ndjizi et Larif Oukacha. Ce dernier est nommé ministre et a pour mission vendre la Tournante et quant au premier, ne sait avec quel pied danser car il fut oublié par le palais de Beit salam.
En tout cas le moment viendra où tout le monde aura à sexpliquer. Que Sambi sache que le soleil finit par se coucher
Djamal