Sambi doit PARTIR!
Après les échecs successifs de Sambi sur sa prétendue « rétablissement de l'ordre d'Anjouan » mais que jusqu'aujourd'hui ni le peuple comorien, ni les élus nationaux, ni personne à part Sambi, Dossar, Oukacha, Ndjizi et Salimou de l'AND, ne maîtrise les dépenses réelles et le coût, le départ de Mohamed Bacar au Bénin, celui des autres vers Mayotte, les « autres » que la justice avait d'ailleurs libérés faute de charge suffisante pour les maintenir en détention mais que Sambi et Dossar ont refusé d'appliquer l'élargissement et enfin le rejet de son projet de loi bidon et provocateur par l'Assemblée même si Sambi a vite dépêché au Golfe ses « amis » pour minimiser sa portée car il a déjà commencé à accorder ces nationalités tout en encaissant l'argent, l'heure a sonné pour mettre enfin dans l'ordre au pays !
Loin de moi l'idée de me substituer aux forces vives de la nation face aux difficultés gravissimes qu'affronte notre pays depuis bientôt trois ans. C'est d'ailleurs dans le souci de respect des institutions politiques du pays au premier chef desquelles les Partis Politiques ainsi qu'aux organes politiques institutionnels telles les assemblées, nationale et insulaire que j'ai voulu m'adresser à nos concitoyens ainsi qu'à tous ceux qui ont œuvré inlassablement pour la résolution de la crise séparatiste aux Comores.
C'est donc pour accompagner tout ce monde qui avez fait de la lutte pour le respect de la constitution et de toute la législation nationale une obsession, que j'ai décidé de m'engouffrer dans ce combat, car je suis persuadé que de l'intérieur du pays, vous mesurez encore mieux que moi, la situation chaotique à laquelle est confronté aujourd'hui notre patrie. De l'extérieur, le pays a perdu toute sa crédibilité. Une diplomatie illisible, au mieux, pas de diplomatie du tout au pire. L'alignement à l'Iran chiite de notre pays connu jadis de par la tolérance qui le caractérisait ainsi que son enracinement dans un Islam Sunnite représentatif de la majorité de l'Umma islamique, nous a définitivement éloignés des pays qui jouissent du plus grand respect des institutions internationales. A cette non diplomatie s'ajoute la perte par notre pays d'un voisin pas comme les autres, un pays grâce à qui la Réconciliation Nationale aux Comores s'est faite sans effusion de sang : il s'agit de l'Afrique du Sud.
Notre pays, en s'alignant derrière des Etats dont les plus hautes autorités sont poursuivies par un Tribunal Pénal International, n'a plus les moyens d'échapper aux suspicions des plus grands fléaux qui frappent le monde aujourd'hui. Le projet de loi dit de « naturalisation économique », rejeté par les élus mais appliqué en catimini par Sambi assoiffé d'argent avant de quitter les Comores, enterrera définitivement la capacité de notre pays à jouir d'un statut autre que d'une République bananière ou d'un Etat voyou dont les dirigeants manquent irrémédiablement de vision politique.
Le pays va mal. Il va très mal. Bien sûr que la conjoncture internationale n'a pas arrangé les choses. D'ailleurs, tant de pays économiquement forts et institutionnellement solides, découvrent comme nous que le libéralisme à outrance soutenu par une globalisation sauvage et impitoyable, n'épargne aucune nation aussi importante soit-t-elle !
En effet, la hausse quotidienne du prix du baril du pétrole avec l'intransigeance des pays producteurs à ne pas augmenter leur production ce qui allégerait son coût, ainsi que la spéculation que se livrent certains sans se soucier des répercussions à la pompe, n'ont fait qu'enfoncer davantage les Etats les plus faibles de la planète et notre pays n'aurait pas pu y échapper malheureusement.
Cependant, il faut noter que la vie publique, celle d'un Etat moderne, n'a jamais été un jeu de poker comme le croient Sambi et les siens. La gouvernance consiste certes à gérer le quotidien des citoyens mais aussi à élaborer des prévisions, à faire les arbitrages nécessaires dans le but d'améliorer la vie des contribuables.
Le respect des engagements pris sous une forme normative nationale sanctionnée par les organes compétents et confirmée par d'autres organes que la loi fondamentale confère cette responsabilité ainsi que les engagements auxquels l'Etat s'est souscrit vis-à-vis de ses partenaires étrangers, demeure une nécessité sans laquelle l'Etat peut tomber en faillite.
Aussi l'alignement des pouvoirs publics à tous les échelons, dans l'orthodoxie budgétaire sous le contrôle du législateur et notamment de la commission des finances du parlement, permet une meilleure et efficace définition et conduite de la politique économique de la nation telle que voulue par la constitution. Lorsque des recettes publiques importantes sont intégrées dans le circuit de l'Etat et dépensées sans qu'elles soient prises en compte par le budget discuté et adopté par le parlement, il est certain qu'un déséquilibre financier s'installe au plus haut sommet de l'Etat et sa gestion quotidienne ne peut que lui échapper.
Ce déséquilibre très préjudiciable à l'égard des citoyens se traduit dans les faits par des crises sociales multiformes engendrant des pics allant même jusqu'à menacer l'existence même de la nation.
Alors, lorsque les partenaires sociaux de l'Etat s'emparent de leur dernier rempart pour revendiquer ne serait-ce que leurs salaires, et si simultanément les politiques emboîtent le pas, seule la négociation, la concertation dans la sérénité peut sauver ce qui peut l'être.
Depuis bientôt trois ans, le Président Sambi et son gouvernement multiplient les actes graves qui nuisent véritablement à la paix sociale et qui enfoncent davantage le pays dans un chaos certain.
L'amateurisme ainsi que le dédain avec lequel les autorités nationales s'en prennent aux institutions constitutionnelles démocratiquement élues et légalement mises en place a plongé le pays dans une crise sans précédant.
Le parlement national ainsi que la cour constitutionnelle comme les institutions insulaires n'ont aucune valeur pratiquement dans la gestion du pays. Des lois votées, promulguées mais non respectées ; des textes règlementaires visant des lois inexistantes ; des contrats économiques avec des enjeux financiers importants signés dans l'opacité ; une justice instrumentalisée. Bref, le lot de ces signes avant-coureurs d'une dictature insoucieuse de son image vis-à-vis des citoyens à l'intérieur des frontières et digne d'une République bananière à l'égard des partenaires.
Même la corruption coûte chère ! Sambi et sa famille se sont tellement enrichis et ont placé leurs avoirs à Diego Suarez ainsi que dans d'autres pays. La justice est morte et est devenue un machin aux ordres d'un Mmadi Ali : plus ignorant que lui vous ne trouverez aux Comores !
Le pays s'enfonce encore parce qu'il est en faillite et n'arrive plus à honorer ses engagements dont les plus élémentaires : les fonctionnaires accusent un semestre de non versement de leurs salaires tandis que la dette publique continue à asphyxier davantage les maigres ressources. Les entreprises publiques ne remplissent plus leurs missions premières et ses caisses vides continuent de les plonger dans le gouffre. La Société comorienne de production et de commercialisation d'électricité n'a plus les moyens d'accompagner les investisseurs privés parce qu'elle ne fournit plus d'énergie et la population des localités, excédée, révoltée, est devenue la cible des forces de l'ordre qui, sous les ordres des pouvoirs publics, n'hésitent pas à user des balles réelles pour venir à bout d'une situation qui se complique chaque jour davantage.
Cette même population est frappée de plein fouet par une inflation galopante et incontrôlée, résultat d'une série de pénuries des denrées de première nécessité qui la pousse presque à la révolte.
Face à une telle dégradation des conditions de vie, le Président Sambi répond par des actes politiquement incorrects comme la nomination du gouvernement composé de plus de Ministres que le pays n'en a jamais connus depuis son indépendance et le dépôt d'un projet de loi dite de « naturalisation économique » qui n'a rien à voir ni avec le programme qu'il a défendu lors de son élection à la magistrature suprême du pays, ni avec les engagements contractés par l'Etat lors de la conférence des donateurs de décembre 2005 à l'île Maurice, un programme conforme aux Objectifs du Millénaire pour le Développement, un programme de Stratégie pour la Réduction de la Pauvreté.
Le Président Sambi, loin de créer les conditions nécessaires pour l'unité du pays dans la recherche des solutions à une situation qui dépasse de loin les capacités d'un gouvernement, continue de diviser les comoriens en créant la haine préparant la société à des vendettas. Pire, il envisage de modifier la Constitution de l'Union des Comores, fruit de très longues et difficiles négociations entre toutes les parties comoriennes. L'objectif visé est sans nul doute la modification de l'article 13 relatif à la présidence tournante. Le projet est ficelé et les comoriens seront appelés à se prononcer pour permettre au Président Sambi de rester à son poste après 2010.
La classe politique comorienne doit fermement condamner cet acte qui risque de mettre à mal la Réconciliation Nationale retrouvée le 17 février 2001 à Fomboni Mohéli.
Elle doit rappeler à la communauté internationale notamment à l'Union Africaine et à l'Organisation Internationale de la Francophonie, signataires et garants de l'application de l'Accord cadre de Fomboni, leurs responsabilités et prévenir des conséquences graves pouvant en découler. Parce qu'il est indéniable que le compromis trouvé à Fomboni n'est pas la victoire d'un clan face à un autre. Ce fut la victoire de la paix civile pour amorcer le développement des Comores.
En effet depuis la première conférence internationale sur les Comores d'Addis Abeba, toute la communauté internationale, sous les auspices de l'Union Africaine, et en présence des cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l'ONU, s'est engagée à aider les Comores, dans une réunion des donateurs, à créer les conditions d'une relance de la croissance par le financement d'un vaste programme national de lutte contre la pauvreté.
Cet engagement fut une réponse aux inquiétudes exprimées par les différentes délégations des îles de l'archipel. Des inquiétudes sur la dégradation de la vie quotidienne des comoriens qui, faute d'alternative, demandaient la fin de l'Etat comorien.
Ainsi, après la signature de l'accord cadre de Fomboni base du nouveau cadre institutionnel adopté par référendum le 23 décembre 2001 et la tenue à Maurice de la réunion des donateurs, les nouvelles autorités comoriennes auraient dû capitaliser ces efforts au lieu de faire la chasse aux sorcières. Aujourd'hui, la situation économique et sociale du pays est complètement dégradée. Les institutions constitutionnelles sont mises à mal. La justice est instrumentalisée. Les forces de sécurité sont souvent utilisées contre la population civile. La crise a atteint un sommet jamais atteint par tous les gouvernements précédents. Le Président Sambi continue de diviser et de monter les comoriens contre eux.
Face à cela, les Forces vives nationales doivent se mobiliser pour stopper cette descente aux enfers et exiger l'application stricto sensu de toute la législation nationale. Elles doivent surtout exiger des autorités nationales l'arrêt immédiat des agissements de l'Exécutif en violation du principe de la séparation des pouvoirs pour que les pouvoirs, Judiciaire et Législatif, jouissent de leur indépendance constitutionnelle.
Elles doivent enfin exiger des autorités nationales la restauration d'une vie paisible et sereine en vue d'organiser dans les conditions de transparence et d'équité les alternances politiques à venir.
La manifestation prévue le 29 doit absolument déboucher à une réflexion globale de la gestion politique de l'Etat. L'heure pour que Sambi comprenne que notre pays ne manque pas de perspectives a sonné et les comoriens doivent le contraindre à partir avant qu'il soit trop tard d'autant qu'il a tellement vendu de « nationalités économiques » qu'il s'en fout des députés! Sambi doit être jugé et le plus vite serait le mieux car cela nous épargnerait encore d'autres aventures et d'aventuriers ! D'ores et déjà certains politiciens sans scrupules et aventuriers qui n'ont pas hésité à déporter Djohar ou à cautionner sa déportation et qui ont permis à ce que la constitution comorienne ne soit toujours pas respectée, sont venus entourés Sampbi pour former une bande de malfrats incompétents et méchants! Sambi OUT!!!!!!!!!!!!!!!!
Kailane
Loin de moi l'idée de me substituer aux forces vives de la nation face aux difficultés gravissimes qu'affronte notre pays depuis bientôt trois ans. C'est d'ailleurs dans le souci de respect des institutions politiques du pays au premier chef desquelles les Partis Politiques ainsi qu'aux organes politiques institutionnels telles les assemblées, nationale et insulaire que j'ai voulu m'adresser à nos concitoyens ainsi qu'à tous ceux qui ont œuvré inlassablement pour la résolution de la crise séparatiste aux Comores.
C'est donc pour accompagner tout ce monde qui avez fait de la lutte pour le respect de la constitution et de toute la législation nationale une obsession, que j'ai décidé de m'engouffrer dans ce combat, car je suis persuadé que de l'intérieur du pays, vous mesurez encore mieux que moi, la situation chaotique à laquelle est confronté aujourd'hui notre patrie. De l'extérieur, le pays a perdu toute sa crédibilité. Une diplomatie illisible, au mieux, pas de diplomatie du tout au pire. L'alignement à l'Iran chiite de notre pays connu jadis de par la tolérance qui le caractérisait ainsi que son enracinement dans un Islam Sunnite représentatif de la majorité de l'Umma islamique, nous a définitivement éloignés des pays qui jouissent du plus grand respect des institutions internationales. A cette non diplomatie s'ajoute la perte par notre pays d'un voisin pas comme les autres, un pays grâce à qui la Réconciliation Nationale aux Comores s'est faite sans effusion de sang : il s'agit de l'Afrique du Sud.
Notre pays, en s'alignant derrière des Etats dont les plus hautes autorités sont poursuivies par un Tribunal Pénal International, n'a plus les moyens d'échapper aux suspicions des plus grands fléaux qui frappent le monde aujourd'hui. Le projet de loi dit de « naturalisation économique », rejeté par les élus mais appliqué en catimini par Sambi assoiffé d'argent avant de quitter les Comores, enterrera définitivement la capacité de notre pays à jouir d'un statut autre que d'une République bananière ou d'un Etat voyou dont les dirigeants manquent irrémédiablement de vision politique.
Le pays va mal. Il va très mal. Bien sûr que la conjoncture internationale n'a pas arrangé les choses. D'ailleurs, tant de pays économiquement forts et institutionnellement solides, découvrent comme nous que le libéralisme à outrance soutenu par une globalisation sauvage et impitoyable, n'épargne aucune nation aussi importante soit-t-elle !
En effet, la hausse quotidienne du prix du baril du pétrole avec l'intransigeance des pays producteurs à ne pas augmenter leur production ce qui allégerait son coût, ainsi que la spéculation que se livrent certains sans se soucier des répercussions à la pompe, n'ont fait qu'enfoncer davantage les Etats les plus faibles de la planète et notre pays n'aurait pas pu y échapper malheureusement.
Cependant, il faut noter que la vie publique, celle d'un Etat moderne, n'a jamais été un jeu de poker comme le croient Sambi et les siens. La gouvernance consiste certes à gérer le quotidien des citoyens mais aussi à élaborer des prévisions, à faire les arbitrages nécessaires dans le but d'améliorer la vie des contribuables.
Le respect des engagements pris sous une forme normative nationale sanctionnée par les organes compétents et confirmée par d'autres organes que la loi fondamentale confère cette responsabilité ainsi que les engagements auxquels l'Etat s'est souscrit vis-à-vis de ses partenaires étrangers, demeure une nécessité sans laquelle l'Etat peut tomber en faillite.
Aussi l'alignement des pouvoirs publics à tous les échelons, dans l'orthodoxie budgétaire sous le contrôle du législateur et notamment de la commission des finances du parlement, permet une meilleure et efficace définition et conduite de la politique économique de la nation telle que voulue par la constitution. Lorsque des recettes publiques importantes sont intégrées dans le circuit de l'Etat et dépensées sans qu'elles soient prises en compte par le budget discuté et adopté par le parlement, il est certain qu'un déséquilibre financier s'installe au plus haut sommet de l'Etat et sa gestion quotidienne ne peut que lui échapper.
Ce déséquilibre très préjudiciable à l'égard des citoyens se traduit dans les faits par des crises sociales multiformes engendrant des pics allant même jusqu'à menacer l'existence même de la nation.
Alors, lorsque les partenaires sociaux de l'Etat s'emparent de leur dernier rempart pour revendiquer ne serait-ce que leurs salaires, et si simultanément les politiques emboîtent le pas, seule la négociation, la concertation dans la sérénité peut sauver ce qui peut l'être.
Depuis bientôt trois ans, le Président Sambi et son gouvernement multiplient les actes graves qui nuisent véritablement à la paix sociale et qui enfoncent davantage le pays dans un chaos certain.
L'amateurisme ainsi que le dédain avec lequel les autorités nationales s'en prennent aux institutions constitutionnelles démocratiquement élues et légalement mises en place a plongé le pays dans une crise sans précédant.
Le parlement national ainsi que la cour constitutionnelle comme les institutions insulaires n'ont aucune valeur pratiquement dans la gestion du pays. Des lois votées, promulguées mais non respectées ; des textes règlementaires visant des lois inexistantes ; des contrats économiques avec des enjeux financiers importants signés dans l'opacité ; une justice instrumentalisée. Bref, le lot de ces signes avant-coureurs d'une dictature insoucieuse de son image vis-à-vis des citoyens à l'intérieur des frontières et digne d'une République bananière à l'égard des partenaires.
Même la corruption coûte chère ! Sambi et sa famille se sont tellement enrichis et ont placé leurs avoirs à Diego Suarez ainsi que dans d'autres pays. La justice est morte et est devenue un machin aux ordres d'un Mmadi Ali : plus ignorant que lui vous ne trouverez aux Comores !
Le pays s'enfonce encore parce qu'il est en faillite et n'arrive plus à honorer ses engagements dont les plus élémentaires : les fonctionnaires accusent un semestre de non versement de leurs salaires tandis que la dette publique continue à asphyxier davantage les maigres ressources. Les entreprises publiques ne remplissent plus leurs missions premières et ses caisses vides continuent de les plonger dans le gouffre. La Société comorienne de production et de commercialisation d'électricité n'a plus les moyens d'accompagner les investisseurs privés parce qu'elle ne fournit plus d'énergie et la population des localités, excédée, révoltée, est devenue la cible des forces de l'ordre qui, sous les ordres des pouvoirs publics, n'hésitent pas à user des balles réelles pour venir à bout d'une situation qui se complique chaque jour davantage.
Cette même population est frappée de plein fouet par une inflation galopante et incontrôlée, résultat d'une série de pénuries des denrées de première nécessité qui la pousse presque à la révolte.
Face à une telle dégradation des conditions de vie, le Président Sambi répond par des actes politiquement incorrects comme la nomination du gouvernement composé de plus de Ministres que le pays n'en a jamais connus depuis son indépendance et le dépôt d'un projet de loi dite de « naturalisation économique » qui n'a rien à voir ni avec le programme qu'il a défendu lors de son élection à la magistrature suprême du pays, ni avec les engagements contractés par l'Etat lors de la conférence des donateurs de décembre 2005 à l'île Maurice, un programme conforme aux Objectifs du Millénaire pour le Développement, un programme de Stratégie pour la Réduction de la Pauvreté.
Le Président Sambi, loin de créer les conditions nécessaires pour l'unité du pays dans la recherche des solutions à une situation qui dépasse de loin les capacités d'un gouvernement, continue de diviser les comoriens en créant la haine préparant la société à des vendettas. Pire, il envisage de modifier la Constitution de l'Union des Comores, fruit de très longues et difficiles négociations entre toutes les parties comoriennes. L'objectif visé est sans nul doute la modification de l'article 13 relatif à la présidence tournante. Le projet est ficelé et les comoriens seront appelés à se prononcer pour permettre au Président Sambi de rester à son poste après 2010.
La classe politique comorienne doit fermement condamner cet acte qui risque de mettre à mal la Réconciliation Nationale retrouvée le 17 février 2001 à Fomboni Mohéli.
Elle doit rappeler à la communauté internationale notamment à l'Union Africaine et à l'Organisation Internationale de la Francophonie, signataires et garants de l'application de l'Accord cadre de Fomboni, leurs responsabilités et prévenir des conséquences graves pouvant en découler. Parce qu'il est indéniable que le compromis trouvé à Fomboni n'est pas la victoire d'un clan face à un autre. Ce fut la victoire de la paix civile pour amorcer le développement des Comores.
En effet depuis la première conférence internationale sur les Comores d'Addis Abeba, toute la communauté internationale, sous les auspices de l'Union Africaine, et en présence des cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l'ONU, s'est engagée à aider les Comores, dans une réunion des donateurs, à créer les conditions d'une relance de la croissance par le financement d'un vaste programme national de lutte contre la pauvreté.
Cet engagement fut une réponse aux inquiétudes exprimées par les différentes délégations des îles de l'archipel. Des inquiétudes sur la dégradation de la vie quotidienne des comoriens qui, faute d'alternative, demandaient la fin de l'Etat comorien.
Ainsi, après la signature de l'accord cadre de Fomboni base du nouveau cadre institutionnel adopté par référendum le 23 décembre 2001 et la tenue à Maurice de la réunion des donateurs, les nouvelles autorités comoriennes auraient dû capitaliser ces efforts au lieu de faire la chasse aux sorcières. Aujourd'hui, la situation économique et sociale du pays est complètement dégradée. Les institutions constitutionnelles sont mises à mal. La justice est instrumentalisée. Les forces de sécurité sont souvent utilisées contre la population civile. La crise a atteint un sommet jamais atteint par tous les gouvernements précédents. Le Président Sambi continue de diviser et de monter les comoriens contre eux.
Face à cela, les Forces vives nationales doivent se mobiliser pour stopper cette descente aux enfers et exiger l'application stricto sensu de toute la législation nationale. Elles doivent surtout exiger des autorités nationales l'arrêt immédiat des agissements de l'Exécutif en violation du principe de la séparation des pouvoirs pour que les pouvoirs, Judiciaire et Législatif, jouissent de leur indépendance constitutionnelle.
Elles doivent enfin exiger des autorités nationales la restauration d'une vie paisible et sereine en vue d'organiser dans les conditions de transparence et d'équité les alternances politiques à venir.
La manifestation prévue le 29 doit absolument déboucher à une réflexion globale de la gestion politique de l'Etat. L'heure pour que Sambi comprenne que notre pays ne manque pas de perspectives a sonné et les comoriens doivent le contraindre à partir avant qu'il soit trop tard d'autant qu'il a tellement vendu de « nationalités économiques » qu'il s'en fout des députés! Sambi doit être jugé et le plus vite serait le mieux car cela nous épargnerait encore d'autres aventures et d'aventuriers ! D'ores et déjà certains politiciens sans scrupules et aventuriers qui n'ont pas hésité à déporter Djohar ou à cautionner sa déportation et qui ont permis à ce que la constitution comorienne ne soit toujours pas respectée, sont venus entourés Sampbi pour former une bande de malfrats incompétents et méchants! Sambi OUT!!!!!!!!!!!!!!!!
Kailane
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