Djamal Opinion libre: Un "décès" qui affecte tout un peuple

Publié le par l'anjouannais

Un "décès" qui affecte tout un peuple

Inalilahi wa ina ilayihi radjiounal. Dans un conseil de ministres houleux de ce matin, chaque membre du gouvernement a eu sa dose de critiques, d'injures et d'humiliation de la part du Mollah Sambi qui n'a pas raté de souligner pour la énième fois, je cite: je signe et je persiste, je suis trahi et mal servi, mais je vous garde quand même au gouvernement et au cabinet.
C'est dans ce même conseil de ministres que le directeur général de la société comorienne des hydrocarbures a annoncé le décès de la dite société après avoir constaté qu'elle ne peut en aucun cas se relever. Elle accuse moins de 2 milliards 100 millions de francs comoriens de dette, du jamais vu dans l'histoire de cette société. Cette dernière doit à la SNPCF elle seule 1 milliard 100 millions et plus d'1 milliard également en cours dans la nature, c'est-à-dire emprunté ici et là.
Lorsque le gouvernement a demandé des explications fermes au directeur général ce dernier est allé droit au but en incombant la responsabilité au président Sambi lui-même, les iraniens, les tanzaniens et les arabes en particulier, tous qui ont pas cessé de minimiser la rupture du contrat avec Total. Furieux de toutes les accusations gratuites qui lui sont tombées sur sa tête, ce directeur qui  maîtrise tout selon Sambi, a évoqué son voyage de plus de 1 mois en Iran sous les ordres du Mollah Sambi et qui n'a rien apporté à la société. Or dés son arrivée à Moroni après plus de 30 jours de tourisme en Iran, il a pris les micros pour nous verser des mensonges allant jusqu'à nous dire que désormais les Comores vont entrer sur le marché pétrolier. Les plus avertis ont crié au scandale mais comme d'habitude, ceux qui sont prêts à tuer père et mère pour protéger Sambi, n'ont pas raté d'accuser les gens des anti-sambi et des malhonnêtes. Et aujourd'hui, nous voici tous face à la réalité. Le ministre de l'énergie qui a toujours demandé des explications sur ce dossier, n'a jamais eu la moindre réponse de la part du patron des hydrocarbures qui un jour, convoqué par le ministre des finances et lui-même pour plus de précisions, ce directeur qui ne jurait que sur la tête de Sambi a décliné l'invitation et a répondu aux deux ministres, je cite: je n'ai pas des explications à vous donner. Ce dossier ne concerne que moi et le président de l'Union. Mamadou le plus expérimenté dans les postes ministériels a demandé à son collègue de l'énergie de se taire pour ne pas se faire éjecter. Mamadou est bien placé pour donner à ses collègues ce conseil car il a failli payer cher lorsque après le débarquement, comme ministre des finances a dépêché ses agents à Anjouan pour contrôle dans les services de douanes et au niveau du port de Mutsamudu, et qu'il a vu ses hommes retourner à Moroni sans le moindre rapport. Ils se sont empêchés de travailler sous la pression du trio Sambi-Ahmad Jaffar et Dossar.
Une chose est certaine, au cours de ce conseil de ministres, la date des funérailles de la société comorienne des hydrocarbures n'a pas été fixé. Trop pensif et dérangé dans sa conscience par rapport à ce qu'il a découvert à Comores Telecom et à la SNPCF en tant que ministre tutelle, Abdourahim Said Bacar a longtemps hésité d'annoncer au président et à ses collègues le  coma profond dont est plongé la SNPCF. Mais il a fini par  cracher le morceau et c'est le silence total. Et comme ce deuxième décès est inévitable, le Conseil a décidé d'attendre pour enterrer les deux sociétés ensemble.
Stratège et intelligent, Sambi a vite improvisé un déplacement à Anjouan pour tirer la sonnette d'alarme sur la gestion du port de Mutsamudu afin qu'il ne soit pas lui aussi tomber dans le coma. Il confie à ses amis que les anjouanais ne leur pardonneront jamais si ce port rend l'âme. Pour la première fois, Sambi a dit de bonnes choses sur Bacar du fait qu'il a su garder le port dans le giron anjouanais et une raison de plus de ne pas le confier à Al Marwane mais le garder toujours dans les mains des  voyous de Bacar.
Je le répète ici que je n'ai pas l'intention de semer de la polémique mais préparer le morale comoriens face à cette catastrophe car le pays n'est pas la propriété privée de quiconque et nous avons droit à un regard sur notre patrimoine commun.
Cette mort prématurée de la société comorienne des hydrocarbures a sonné le jour où un proche de Sambi, Salim Ali Chahidi de Mitsoudjé a rédigé un rapport fantaisiste accablant les dignitaires de l'ancien régime, leur accusant de détournements de fonds. Une manière d'attirer l'attention du Mollah Sambi pour pouvoir lui confier la dite societé. Connaissant la fragilité de Sambi, il a vite mis son ami Salim à la tête de la société et vite le procureur Azad et son ministre Madi Ali ont crié au scandale et tout le monde est accusé de voleurs et jetés en prison. Comme l'histoire n'est pas une force de vitesse, il faut la rappeler. Un mois après avoir s'installer à la tête des hydrocarbures, Salim est pris la main dans le sac et s’est trouvé en prison dans la même cellule que celle dont il a jeté les anciens ministres. C'st le début de la  descente aux enfers de la société avec la complicité de Sambi.
Mais comme il fait partie des "enfants chéris"de Oustadh, la justice l'a libéré et aujourd'hui traite dans l'ombre avec Sambi.
Ici les yeux sont braqués sur le procureur Azad qui a qualifié le procès des hydrocarbures à celui de Nuremberg et qui, sans doute s'l est honnête avec lui-même, est à la recherche d'une autre comparaison par rapport au décès de cette société voulu par des "ssassins" qui ne sont que le pouvoir actuel.
Que chacun s'exprime et sans passion car le mal est fait et plus de porte de sortie. Pour ceux qui pensent que notre démarche vise Sambi et qu'on n'aime pas, qu'ils rangent ces petites idées à côté car Sambi n'a pas besoin de notre amour et ce qui nous intéresse, c'st le bien être du pays avec ou sans Sambi.
Mes "condoléances" à la société comorienne des hydrocarbures.

Djamal
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