Humeur: quelle pièce de cirque nous joue-t-on !

Publié le par l'anjouannais

Après deux mois d'hibernation, voilà que le président de l'île de Ngazidja réapparait à la faveur d'une journée dédiée à la diaspora. Jusque-là, Abdouloihabi est resté étrangement muet, malgré la crise de carburant qui frappe le pays. On a entendu dire que son gouvernement a tenté, en vain, de jouer la médiation entre Total et les autorités centrales, mais rien ne montre, de façon claire, que le pouvoir de Ngazidja partage le malheur de la population. Pendant que le président prenait ses quartiers d'été à Mohéli, loin du train-train de Moroni, un de ses ministres était au vert en France pour un voyage privé,... Avec un ami journaliste, je me suis amusé à demander à un passant le nom du président de Ngazidja. Notre interlocuteur a répondu « Elbak » avant de se reprendre et de citer, après deux minutes de réflexion, le nom de Mohamed Abdouloihabi. C'est dire combien le pouvoir de Ngazidja est absent, moins de deux ans après son élection.

Comme le gouvernement de l'Union, celui de Ngazidja manque de punch et de présence. La population ne se sent plus gouvernée. L'histoire du ministre des Postes et télécommunications, Abdourahim Said Bacar, qui est en quête d'un bureau depuis sa nomination en juillet dernier, est symptomatique de la manière dont nous avons galvaudé les plus hautes fonctions de l'Etat et du peu d'intérêt que nous accordons au « devoir de résultats ». Voilà le porte-parole du gouvernement qui manque de toit ! Bien avant lui, le ministre Mmadi Ali était dans le même cas. Et on se demande franchement si nous ne sommes pas dans une pièce de cirque !

Source: http://inoussa.centerblog.net/
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