UNE MEDIATION AFRICAINE RATEE AUX COMORES POUR BASCULER AU DRAME HUMAIN ET ECONOMIQUE
1) Du constat
Oui le débarquement militaire a bien eu lieu. Tout a été cassé à Anjouan à la dimension de la « promesse de casse » de la médiation africaine conduite par le mozambicain Madeïra, coiffée par l'algérien Djennit et accompagné par un autre algérien Mourad, patron de la Représentation de l'Organisation de l'Union Africaine aux Comores.
Il faudrait relever les pays qui ont ouvert le feu su la petite île d'Anjouan et les anjouanais :
La Grande Tanzanie, le plus grand pays de la Région géographiquement, et le Soudan, le plus grand pays du Nord du continent géographiquement.
2) De l'analyse
a- Le patron de la décision de l'exécution des coups de feu
Monsieur le Commissaire Djennit de l'Algérie, pays à la recherche d'une solution pour finir aussi avec la guerre civile issue d'élections. Monsieur Djennit n'a jamais proposé un débarquement africain contre son pays.
b- Le patron de la médiation africaine
Son Excellence Monsieur Francisco Madeïra du Mozambique, un pays avec une longue expérience de la guerre civile, la fameuse « Rénamo ».
c- L'assistant du système aux Comores
Son Excellence Monsieur l'Ambassadeur Mourad encore de l'Algérie. Le pays a une longue histoire culturelle avec les Comores.
Disons-le : l'Algérie pourrait être la première patrie comorienne sur les plans scolaires et universitaires, devant le Maroc et Madagascar. Monsieur Mourad cherche à gommer ce prestige pour son pays.
d- Les pays intervenants
Ce sont les pays casseurs qui ont mené l'opération sanglante « Démocratie aux Comores »
La Tanzanie
: un pays voisin, un pays donc de la Région. Des tanzaniens avec des liens historiques et des liens de sang.
Mais disons-nous, c'est le pays le plus dictatorial de la Région, avec son Parti unique légendaire. Le pays d'élections à candidature unique. La Tanzanie traîne encore avec le problème de Zanzibar et n'a jamais préconisé de débarquement.
Le Soudan :
Là il n'y a rien à dire. Le pays qui engrange le plus de crimes contre l'Humanité, un pays qui vient de voir son président en cavale pour échapper à son transfert à la Cour Internationale de Justice pour réponde de ses crimes.
Voilà les hommes et les pays qui ont eu la mission par l'Union Africaine, pour donner des leçons de démocratie et instruire la lutte contre droits de l'Homme, les exactions, les tortures à Anjouan.
3) Des résultats
Le débarquement a eu lieu e les résultats sont à l'image des intervenants :
La haine entre anjouanais puis entre comoriens est bien engagée
Pratiquement toutes les familles anjouanaises sont en débandade, les maris mis en fuite ou en exil, abandonnant femmes et enfants dans des aventures.
La Constitution de l'Ile mise en veilleuse ainsi que toutes les Lois conséquentes.
Occupation de l'Ile par des soldats de fortune tanzaniens et soudanais qui mènent une vie de seigneurs. Dans l'île, ils sont « propriétaires » de tout.
Organisation d'une élection présidentielle de l'île d'Anjouan à l'image des élections dans les pays débarquant : cinq candidatures mais touts les cinq d'un même parti, le parti islamiste Sambiste.
Un Président de l'Ile élu frauduleusement et encore avec 10% de taux de participation : toujours la démocratie de la Tanzanie et du Soudan.
4) De la banqueroute qui en est suivie
a- La débauche à tous les niveaux
b- Dilapidation des actifs des sociétés publiques faisant croire que c'est le débarquement qui a tant coûté
c- Des produits de première nécessité devenus des produits de luxe : le riz, les hydrocarbures, le poisson... ne sont plus achetables
d- Les aides internationales versées pour le développement du pays ont disparu, même pas budgetisées : débarquement oblige.
5) L'échec
a- La terre anjouanaise est conquise, c'est une réalité. Mais les cœurs anjouanais ne le sont pas.
b- Les cœurs des anjouanais sont sévèrement blessés par des étrangers qui les ont humiliés à cause d'une problématique similaire de ce qui se passe chez eux dans leurs pays et qu'ils n'ont jamais été en mesure de régler : les conflits post-électoraux.
c- Les anjouanais demeureront rancuniers de ceux des leurs qui ont initié, conseillé, parrainé, accompagné et exécuté cette mascarade si humiliante et si tragique.
d- Les anjouanais sont éparpillés partout, devenant les Juifs des Comores : exil inter-îles, exil extra-Comores, cavales suicides, morts. C'est inoubliable, c'est difficilement pardonnable, c'est de la méchanceté, il y a lieu de s'en méfier.
e- Initiation d'une grève qui ne dit pas encore son nom avec des militaires anjouanais égarés un peu partout, des armes en divagation, des débris d'obus qui tuent dans les forêts. Anjouan ressemble bien aux pays à forte guerre civile, comme dans les pays contributeurs de soldats.
6) Des propositions
a- Anjouan, c'est notre île, les Comores notre pays !
Un passage obligé s'impose :les anjouanais ont besoin de se parler, d'abord, et ne peuvent le faire en présence de guerriers. Il faudrait qu'ils s'en aillent. Ensuite, les « Iles » Comores doivent échanger pour se mettre les « points sur les « I » »
b- Le maintien des tanzaniens et soudanais à Anjouan en vacances dès lors qu'ils ont déjà exécuté la casse, tueries, déportation, emprisonnements, et imposé un Président de l'Ile du profil de Monsieur Toybou, ce maintien ne se justifie plus.
c- Les soudanais doivent aller s'occuper du Darfour et protéger leur Président pour lui éviter sa mise en route vers le Tribunal de la Haye.
d- Les tanzaniens doivent aller régler le problème de Zanzibar et épauler les somaliens, dès lors que la Tanzanie est dévorée par les missions de casse et non de paix. Pour les Comores, c'est la deuxième fois qu'elle agit. En 1976, sous le Président Ali Soihili.
Cette occupation frustre les anjouanais d'où ils se trouvent et ça pourrait être très grave pour l'avenir.
7) De la réalisation
a- Le Président actuel Foundi Sambi s'est disqualifié pour réussir à rassembler. Foundi Sambi est le seul chef d'état au monde à avoir financé une guerre contre son propre pays, son propre peuple, ses propres concitoyens.
b- Ca ne peut être ni le savant Madeïra, ni l'intelligent Djennit (l'Afrique de l'Ouest est à plaindre : dès son arrivée, il est salué par un coup d'état en Mauritanie comme si la violence le pourchassait dans ses fonctions), ni Mourad, l'assistant de la casse :
Ce trio peut être occupé pour des débarquements en Mauritanie, au Kenya, au Zimbabwé, au Darfour... C'est leur spécialité. N'oublions pas qu'il leur faut un contingent pour déloger le TPI aux fins de permettre « la poursuite de la démocratie » soudanaise de Monsieur Béchir !
Pour ce qui est d'Anjouan, Moussa Toybou ne peut rien incarner avec son élection frauduleuse et à 10% de participation seulement des anjouanais, c'est un rejet.
Les présidents de Moïli et de Ngazidya ont eu à souffler le chaud et le froid : puisque jusqu'au bout ils n'ont fait qu'accompagner Sambi. Les anjouanais les ont bien observé le long de la crise.
CONCLUSION :
A cet instant précis, les anjouanais saluent la position respectable de l'Afrique du Sud de Monsieur T. Mbecki et les efforts de Madame Zuma, Ministre des Affaires Etrangères pour avoir su épargner à leur pays de participer à la casse soudano-tanzanienne organisée par l'algérien Djennit et orchestrée par le mozambicain Madeïra.
Cette position a encore une fois honoré l'Afrique du Sud.
Merci à la France de son humanisme incontestable, une France qui tolère sur son sol les malheureux anjouanais à la recherche d'une protection de leurs têtes mises à prix par l'Ayatollah et ses acolytes.
Nous disons que peut-être la voie de sortie de crise pourrait être incarnée par ces beaux pays.
Mohamed l'Anjouanais