Ndzuani Hebdo fait son apparition dans la presse comorienne

Publié le par l'anjouannais

Ndzuani Hebdo fait son apparition dans la presse comorienne
09 octobre 2008

Un nouveau titre vient enrichir depuis le 06 octobre, le paysage médiatique anjouanais. Il s'agit jusqu'ici d'un bulletin régional d'informations générales. Le numéro 00 est distribué gratuitement depuis avant-hier. Il s'agit de Ndzuani Hebdo, un hebdomadaire de quatre pages de format A4 qui paraîtra chaque vendredi.

Dans sa première page, les lecteurs sont déjà avertis que “le N°1, prévu pour être dans les kiosques le vendredi 10 octobre prochain sera vendu à 200 francs l'exemplaire”.
Selon des sources proches de l'hebdo : “Ndzuani Hebdo se veut un journal libre”. Et son originalité repose sur le fait qu'il est conduit par une équipe de rédaction qui ne s'embarrasse pas de la hiérarchie classique en la matière.
Dans cette première édition de dix articles, les rubriques portent le noms de Drani Na mwendze, Habari za mufumo, Tabhith, Ra'ayi ou encore A méditer.

Beaucoup parmi ceux qui ont eu à lire cette première édition semblent avoir apprécié l'initiative mais ils craignent que cela ''ne soit pas une fantaisie passagère comme ça était le cas à plusieurs reprises''. Kamal Ali, Amir Abdallah et Sardou Moussa de l'équipe de rédaction de Ndzuani Hebdo semble avoir prédit cette inquiétude. Dans leur éditorial intitulé Hamwadro, on peut lire : “nous apportons donc quelques pistes pour qu'ils puissent vous faire croire que Ndzuani Hebdo n'est pas le fruit du hasard. C'est un projet qui se veut après tout réaliste...avec une équipe des passionnés de l'information... qui n'ont nullement pas l'intention de vivre avec les maigres recettes” que cela pourrait rapporter. L'édito revient également sur les objectifs du journal pour ne rien laisser au hasard. Selon ce dernier : le principal but de Ndzuani Hebdo est de combler le vide en matière de presse écrite. “On a l'impression qu'il ne se passe rien à Anjouan, soutient l'équipe. “Il fallait donc un support ... qui servira de pont entre les Anjouanais de l'intérieur et ceux de la diaspora”.

Il est à rappeler que c'est la deuxième fois qu'Anjouan connaît un titre de presse écrite depuis plus de dix ans. On se souvient du feu Walfadjir de Ramlati Ben Ali, qui a survécu seulement jusqu'en 2003.

Aux Comores on a l'habitude de voir les titres foisonner, par exemple, à l'approche d'un rendez-vous électoral et disparaître. On est alors à un an et quelques mois de la présidentielle de l'Union. En attendant, avec la sortie de Ndzuani Hebdo c'est la liberté de la presse qui s'en sort vainqueur. Bon vent à Ndzuani Hebdo !.

Abidhar Abdallah

source: roinaka
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