Enseignement à Ndzuwani : une rentrée timide
10 octobre 2008
Enseignement à Ndzuwani : une rentrée timide
La rentrée scolaire des enseignants et élèves anjouanais a eu lieu le 29 septembre et le 6 octobre selon le calendrier des autorités insulaires pour l’année 2008/09, avec un léger décalage par rapport aux dates des 6 et 9 de ce même mois fixées par le ministre de l’Union. Hier, jeudi 9 octobre, à cinq jours après la date butoir de la rentrée scolaire à Anjouan, force est de constater que la plupart des établissements n’ont pas encore pu ouvrir leurs portes, surtout dans le public.
Les très rares écoles qui ont pu le faire se contentent de distribuer les emplois du temps à des enseignants de plus en plus rares dans les enceintes des établissements.
Cette timidité manifeste est reconnue par les autorités scolaires de l’île. Elles expliquent cette difficile reprise par ‘‘l’insuffisance d’enseignants’’. Car, après le débarquement du 25 mars dernier à Anjouan, il manquait sur l’ensemble des établissements publics de l’île, plus de quatre cent enseignants et, par conséquent, des milliers d’élèves dans la rue. Pour ‘‘combler le vide et rattraper l’année’’ les autorités intérimaires avaient procédé à des contrats à durée limitée à trois.
L’incompréhension est totale
Au moment où tout se boucle pour la rentrée, les autorités scolaires, par la voie du secrétaire général du ministère de l’éducation de l’île, viennent d’interdire de remettre des emploi du temps aux contractuels en question, selon un journaliste de la place. On retrouve alors le même problème d’insuffisance d’enseignants aussi dans le primaire que les collèges et les lycées.
Par ailleurs, ces contractuels ne semblent pas disposés à croiser les bras. ‘‘Il n’est plus question pour nous de reprendre le chemin du désespoir et du chômage après cette expérience de trois mois’’, soutiennent-t-ils. Ils veulent savoir surtout : ‘‘comment pourra-t-on faire la rentrée scolaire 2008-20009 sans avoir résolu ce problème de déficit d’enseignants quand on sait que cette année, il faudra bien plus que quatre cent enseignants’’. En toute logique bien sûr. L’incompréhension est totale et quelques uns s’étaient retrouvés dans les couloirs du ministère de l’Education, mercredi 8 octobre, en signe de protestation. Le directeur de l’Office des examens et concours, Zakaria Soifaoui soutient, quant à lui, que ‘‘cette situation est due au fait que le gouvernement de l’île n’a pas encore arrêté sa décision en ce qui concerne le statut de ces contractuels’’.
Si cet argument du directeur peut être retenu pour ce qui est de l’insuffisance d’enseignants tel n’est pas le cas au sujet de la timidité de la rentrée scolaire. D’autres raisons sont évoquées. Depuis le mois de Ramadan la grogne des instituteurs n’ayant pas reçu les salaires du mois d’octobre 2007 s’amplifie et fait planer à l’horizon le spectre de la grève dans les écoles primaires. En outre le décalage entre les dates de la rentrée scolaire de l’île de Ndzuwani et les autres de l’Union des Comores ne semble pas avoir plû à la population. Certains en veulent pour preuve le fait que c’est hier, date qui coïncide avec celle de la rentrée des élèves selon le calendrier du ministère de l’éducation de l’Union, que la grande majorité des élèves a repris le chemin de l’école.
Abidhar Abdallah
source: alwatwan
notre commentaire: il manque 400 enseignants à Anjouan .. c'est à se demander si alwatwan travaille à anjouan, ou si plûtot il préfère écrire des sottises rapportés par des pseudo journalistes présents sur place..
d'autre part dire que la population n'a pas apprecié le décalage entre les dates de rentréee fixée par l'union et celles fixées par l'île autonome d'anjouan..c'est vraiment parler pour ne rien dire car depuis des années , la rentrée se fait non pas en fonction des dates de l'autorité de l'union mais en fonction des conditions matérielles des professeurs ( leur salaire...).
Les très rares écoles qui ont pu le faire se contentent de distribuer les emplois du temps à des enseignants de plus en plus rares dans les enceintes des établissements.
Cette timidité manifeste est reconnue par les autorités scolaires de l’île. Elles expliquent cette difficile reprise par ‘‘l’insuffisance d’enseignants’’. Car, après le débarquement du 25 mars dernier à Anjouan, il manquait sur l’ensemble des établissements publics de l’île, plus de quatre cent enseignants et, par conséquent, des milliers d’élèves dans la rue. Pour ‘‘combler le vide et rattraper l’année’’ les autorités intérimaires avaient procédé à des contrats à durée limitée à trois.
L’incompréhension est totale
Au moment où tout se boucle pour la rentrée, les autorités scolaires, par la voie du secrétaire général du ministère de l’éducation de l’île, viennent d’interdire de remettre des emploi du temps aux contractuels en question, selon un journaliste de la place. On retrouve alors le même problème d’insuffisance d’enseignants aussi dans le primaire que les collèges et les lycées.
Par ailleurs, ces contractuels ne semblent pas disposés à croiser les bras. ‘‘Il n’est plus question pour nous de reprendre le chemin du désespoir et du chômage après cette expérience de trois mois’’, soutiennent-t-ils. Ils veulent savoir surtout : ‘‘comment pourra-t-on faire la rentrée scolaire 2008-20009 sans avoir résolu ce problème de déficit d’enseignants quand on sait que cette année, il faudra bien plus que quatre cent enseignants’’. En toute logique bien sûr. L’incompréhension est totale et quelques uns s’étaient retrouvés dans les couloirs du ministère de l’Education, mercredi 8 octobre, en signe de protestation. Le directeur de l’Office des examens et concours, Zakaria Soifaoui soutient, quant à lui, que ‘‘cette situation est due au fait que le gouvernement de l’île n’a pas encore arrêté sa décision en ce qui concerne le statut de ces contractuels’’.
Si cet argument du directeur peut être retenu pour ce qui est de l’insuffisance d’enseignants tel n’est pas le cas au sujet de la timidité de la rentrée scolaire. D’autres raisons sont évoquées. Depuis le mois de Ramadan la grogne des instituteurs n’ayant pas reçu les salaires du mois d’octobre 2007 s’amplifie et fait planer à l’horizon le spectre de la grève dans les écoles primaires. En outre le décalage entre les dates de la rentrée scolaire de l’île de Ndzuwani et les autres de l’Union des Comores ne semble pas avoir plû à la population. Certains en veulent pour preuve le fait que c’est hier, date qui coïncide avec celle de la rentrée des élèves selon le calendrier du ministère de l’éducation de l’Union, que la grande majorité des élèves a repris le chemin de l’école.
Abidhar Abdallah
source: alwatwan
notre commentaire: il manque 400 enseignants à Anjouan .. c'est à se demander si alwatwan travaille à anjouan, ou si plûtot il préfère écrire des sottises rapportés par des pseudo journalistes présents sur place..
d'autre part dire que la population n'a pas apprecié le décalage entre les dates de rentréee fixée par l'union et celles fixées par l'île autonome d'anjouan..c'est vraiment parler pour ne rien dire car depuis des années , la rentrée se fait non pas en fonction des dates de l'autorité de l'union mais en fonction des conditions matérielles des professeurs ( leur salaire...).
Publicité