Anjouan : trois journalistes lancent Ndzuani Hebdo

Publié le par l'anjouannais

Trois journalistes ont lancé lundi 6 octobre un nouveau titre sur l'île d'Anjouan (Ndzuani en comorien) : Ndzuani Hebdo. Tiré à 200 exemplaires, ce journal qui se veut "libre et indépendant", propose de traiter l'actualité de l'île sur 4 pages format A4.
 

 

Selon Kamal Ali Yahoudha, l'un des trois fondateurs de Ndzuani Hebdo (ancien responsable de l'antenne anjouanaise de l'ORTC et ancien correspondant de Kashkazi), ce journal paraîtra tous les vendredi et devrait, dès janvier 2009, être tiré à 500 exemplaires. "Nous envisageons également de créer un site Internet", indique-t-il.

Dans le numéro 0 du journal, distribué gratuitement le 6 octobre, la rédaction explique son ambition : "Ndzuani Hebdo n’est pas le fruit du hasard. C’est un projet qui se veut après tout réaliste. L’équipe rédactionnelle ainsi que tous les collaborateurs de ce projet sont des passionnés de la presse. Une presse libre dans une jeune démocratie. Nous n’avons nullement l’intention de vivre avec les maigres recettes que nous rapportera Ndzuani Hebdo ; il n’y en aura d’ailleurs pas. Les deux cents exemplaires que nous publierons pendant une période de trois mois avant de passer à cinq cents exemplaires à partir de janvier 2009 nous permettront juste de payer l’impression des numéros suivants. Mais pourquoi nous nous lançons donc dans cette aventure ? La réponse est simple. Nous sommes un groupe de passionnés de l’information. Et nous trouvons qu’Anjouan mérite bien ne serait ce qu’une feuille d’information  hebdomadaire. Imaginez que toute la presse nationale est imprimée et distribuée à Moroni ou à Mayotte et n’a que très peu de présence sur l’île. Ce qui se passe à Anjouan est peu connu dans les autres îles, mais pire encore, il est peu connu par les anjouanais eux-mêmes. Il n’y a que les deux radios publiques et une radio privée qui font de l’information générale. Et encore, elles n’arrivent pas, seules, à couvrir toute l’actualité de l’île. A cela s’ajoute le traitement même de l’information anjouanaise dans cette presse. On a l’impression qu’à Anjouan, il ne se passe rien. Pour inciter la population à s’informer et à s’exprimer en toute liberté, il fallait  un support, et ce support, vous l’avez entre les mains."

Alors que le numéro 1 de Ndzuani Hebdo est sorti samedi 11 octobre, c'est la deuxième fois depuis dix ans qu'un titre de presse écrite ancré à Anjouan voit le jour. La plupart des titres nationaux sont tirés et distribués en Grande-Comore – essentiellement à Moroni

RC

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