Vent de panique à Mohéli
Posté le 08.11.2008 par inoussa Que se passe-t-il à Mohéli ? C’est la question que tout le monde se pose à Moroni. D’aucuns vont jusqu’à parler de « coup d’Etat administratif ». En tout cas, la situation semble confuse sur l’île. Le président de l’assemblée, Dhoiffir Bounou, s’est excusé ce matin auprès de ses pairs et a quitté furieusement l’hémicycle, en compagnie des huit autres députés de Mohéli. C'est le vice-président du parlement, M’houmadi Ibrahim Sidi, qui a dû donc assurer le relais. Pour rappel, le débat parlementaire était aujourd’hui consacré au vote d’une résolution sur la question de Mayotte, comme il est d’usage depuis quelques années, à la veille de chaque 12 novembre. Selon des sources dignes de foi, devant le refus du président mohélien d’entériner la nomination de certains proches de l’Union à certains postes de responsabilité, l’armée nationale a dû interveni pour installer par la force ces directeurs-là dans leurs services respectifs. Et les autorités de Mohéli y voient un dangereux abus de pouvoir. Cette épreuve de forec interveient à un moment où les suspicions consituent sur la volonté du président de prolonger son bail et, par ricochet, de "chiper" la tournante aux Mohéliens. Sambi s'en est défendu lors de son dernier passage sur l'île et a tenté de rassurer les uns et les autres quant à son intention de s'en tenir aux textes. La concommittance entre cette polémique et l'intervention de l'armée nationale parait comme du pain bénit pour ceux qui doutent encore de la sincerité du gouvernement. Il faut dire qu’avant-hier, le chef de l’Etat était à Mohéli à l’occasion de la célébration des noces de son ancien chef de cabinet Fouad Mohadji. Il a ensuite rejoint Anjouan avant de regagner Moroni le même jour. A en croire des sources de la présidence, il pourrait retourner à Anjouan ce week-end. On parle de frictions entre lui et le chef de l’exécutif d’Anjouan.
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