La diaspora comorienne ne veut pas non plus du référendum de Sambi

Publié le par l'anjouannais

Pour la coordination démocratique des Comores (CODECO), une association de la diaspora comorienne de France, « ce référendum doit être rejeté de toutes ses forces par le peuple comorien ».

 

Pour l'association, « ce n'est qu'à des fins personnelles et non pour l'intérêt de la Nation que le président Sambi a choisi de rajouter une crise institutionnelle à la grave crise sociale et économique qui sévit dans notre pays ».

Si la CODECO admet que l'organisation actuelle de l'Union régie par la Constitution du 23 décembre 2001, est « source de dysfonctionnements et de lourdeurs », elle demande à ce que « cela [se fasse] dans un esprit de consensus, de concertation entre tous les Comoriens ».

Elle fait des propositions en soumettant l'idée « d'établir une sorte de régionalisation qui conduirait vers des institutions décentralisées qui elles mêmes fonctionneraient dans des domaines que le peuple comorien devra définir de façon consensuelle ».

La CODECO appelle à la tenue d'une Conférence Inter-Comorienne conduisant à « une large réflexion sur un nouveau modèle institutionnel et constitutionnel, tout en rappelant les nécessaires valeurs d'entente et de fraternité qui doivent régner entre les Îles ».

L'association de la diaspora rejette également toute intrusion de la religion dans la constitution du pays. En effet, elle « condamne de la manière la plus ferme toute idée d'instiller dans la Constitution Comorienne des références à des valeurs religieuses ».

Enfin, la CODECO appelle « tous les Comoriens de France, de l'Etranger ou vivant au pays à faire front pour s'opposer au funeste projet du président Sambi ».

La révision constitutionnelle proposée par le président Sambi agite la vie politique de l'Union des Comores depuis qu'il en a fait l'annonce. Principal grief : l'allongement du mandat présidentiel à cinq ans (au lieu de quatre actuellement), mais surtout, la disparition des présidents des îles, remplacés par des "gouverneurs" qui ferait perdre à Mohéli la possibilité de présider l'Union l'année prochaine.

Le parti Ridja a déjà manifesté sa désapprobation, ainsi que de nombreuses formations politiques.

E.T.

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