Reforme constitutionnelle: Echec des négociations Union/Iles

Publié le par l'anjouannais

Reforme constitutionnelle: Echec des négociations Union/Iles


Ouvertes le 10 avril, au lendemain du sommet des quatre présidents à Beit-salam, les discussions entre l'Union et les îles sur la réforme constitutionnelle se sont achoppées sur la question de l'harmonisation des élections.

Si Abdouloihabi, Ali Said et Toybou ont marqué leur accord quant au changement des appellations de certaines fonctions qui prêtent aujourd'hui à controverse et ont tous souscrit à l'idée d'harmoniser le calendrier électoral, ils ne veulent pas, cependant, entendre parler d'une prorogation du bail du président Sambi à Beit-salam.Ils s'opposent ainsi à toute consultation référendaire qui s'apparenterait à un passage en force du président Sambi et ce, en violation de la Constitution et de l'Accord cadre de Fomboni.

Dans une Déclaration commune, publiée ce dimanche 12 avril à Moroni, les présidents des îles de Ngazidja et de Mohéli « informent que les propositions qu'ils ont soumises (au président de la République) pour harmoniser les mandats et les élections (...) ont été rejetées » et s'indignent « devant le mépris et la suffisance des délégués du pouvoir de l'Union à toute proposition qui s'articule autour de la légalité et de l'équité ».

Mohamed Abouloihabi et Mohamed Ali Said disent réaffirmer « leur détermination à s'opposer au piétinement des principes fondateurs de la réconciliation nationale, notamment l'autonomie large des îles, la présidence tournante tous les quatre ans et l'alternance démocratique ». Enfin, les deux présidents « dénoncent l'obsession du pouvoir de l'Union à vouloir proroger par un référendum ou par des manœuvres de confusion institutionnelle, le mandat de l'actuel Chef de l'Etat qui doit, selon la Constitution, arriver à terme en avril 2010 ».

Dans une autre Déclaration publiée à Moroni ce même dimanche 12 avril, une vingtaine de partis politiques dont le Chuma, la CRC, le Djawabu, l'Udzima, le Shawiri ou encore le Rnd-Rénovateur, regrettent « l'entêtement du président de l'Union de vouloir proroger son mandat indéfiniment, en foulant aux pieds les règles démocratiques de renouvellement des mandats électifs ».

Très véhémente, cette déclaration de l'Opposition accuse le régime Sambi de s'être « acoquiné avec la mafia internationale pour faire de notre pays un centre de blanchiment d'argent sale». Elle en veut pour preuve « l'arrestation d'un des maillons de cette toile mafieuse qui a, aujourd'hui, maille à partir avec la justice émiratie depuis quelques jours ». En effet, une rumeur de plus en plus insistante fait état d'une arrestation de Bashar Khiwan aux Emirats Arabes Unis ; nous ne sommes pas en mesure de confirmer cette information. Dans l'entourage du chef de l'Etat, on dément l'information.

Sur la dégradation du niveau de vie des Comoriens, la même déclaration indique « qu'aucun régime n'a reçu autant d'aides budgétaires que celui de Sambi, alors qu'il n'arrive pas à juguler les arriérés de salaires qui s'élèvent à un peu plus de 6 mois. Et en même temps, personne ne sait l'usage exact fait des recettes des douanes comoriennes ainsi que des services d'impôts.

Sur le même registre, le régime en place a réussi la prouesse de mettre en faillite la SCH et l'ONICOR, pourtant importateurs des produits de première nécessité, et de mettre en coupe réglée Comores Telecom et la SNPSF ponctionnées à longueur de journée sans que cela serve le développement socio-économique du
pays ».

Lu pour vous à inoussa blog
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ARTICLE SUR LE quotidien del'Île  de la reunion<br />   <br /> Réagir à cet article Envoyer par e-mail cet article Imprimer<br /> 10/04/09 - Said Abeid Abderémane (président d’Anjouan de juin 1999 à août 2001) <br /> Les Comores en danger !<br /> Le projet de réforme constitutionnelle du président de l’union des Comores, M. Sambi, agite le spectre d’une nouvelle velléité séparatiste aux Comores. Cette fois-ci du côté de Mohéli. Car ce projet remet en cause les acquis de l’accord-cadre de Fomboni du 17 février 2001.<br /> Un dialogue inter-îles a eu lieu entre le 3 et le 7 mars dernier, initié par l’autorité de l’Union ; ce dialogue s’est poursuivi à Dar–Nadja (Anjouan), le 1e et le 02 avril 2009, entre les présidents des trois îles autonomes.<br /> Aucun de tous ces responsables politiques, opposants comme gouvernants, n’ont trouvé de compromis. Au contraire, une large majorité des participants s’est opposée à ce référendum : sur 80 participants, 14 pour, 66 contre !<br /> Quant aux présidents insulaires, ils ont réaffirmé leur opposition à toute révision de la Constitution qui, selon eux, « doit se faire dans le respect du terme des mandats électifs en cours ».<br /> En évoquant l’hypothèse de prolonger son mandat, le président remet automatiquement en cause une des conditions fondamentales de la constitution : la présidence tournante entre les îles.<br /> Si le 26 mai 2010 à minuit, Sambi est toujours président, la présidence ne sera dès lors plus tournante entre les îles. Ce sera une présidence unique avec un mandat indéterminé.<br /> L’accord-cadre de Fomboni a mis en place une transition de douze ans, permettant ainsi à chacune des trois îles, de gérer les affaires de l’archipel durant quatre ans. Il est donc inconcevable que l’on change le système à mi-parcours. Mohéli doit prendre la présidence tournante.<br /> Déroger à cette règle risque de plonger le pays dans une crise politique sans précédent. Nous devons refuser avec force le projet de reforme constitutionnelle du président Sambi, afin de préserver la paix retrouvée dans notre pays. Pour moi, ce référendum est déguisé en une élection présidentielle anticipée et avec un candidat unique, M Sambi. Le président de l’Union doit terminer son mandat et laisser la tournante continuer. La prochaine présidence doit revenir à un Mohélien. On n’a surtout pas le droit de froisser ces dernier. Ils ont crû à cette démocratie ; celle-ci doit se traduire dans les faits. Aucun homme ne peut les priver de leur tour (..)<br /> A terme, on devrait songer à une présidence collégiale entre les présidents élus des îles autonomes avec un mandat de six ans, deux ans chacun à a tête de l’Union. Avec une seule assemblée : celle de l’Union. On n’aura que deux élections dans le pays au lieu de quatre actuellement. Ces propositions, on les approfondira durant le mandat des Mohéliens mais pas avant
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