beaucoup de dégâts !
Les fortes intempéries qui se sont abattues ces derniers temps sur l'archipel ont fait une victime et de nombreux dégâts matériels. Tandis qu'à Mohéli, des quartiers entiers sont disparus de la carte, emportés par les eaux, les routes sont devenues plus impraticables que jamais à Ngazidja. Sur l'île d'Anjouan, un jeune de Domoni est décédé après avoir été ballotté dans les méandres d'un courant d'eau. Ce déchaînement des éléments n'a épargné aucune île, aucune région.
Mariama Himidi est devenue depuis trois jours une Sans-domicile-fixe (Sdf). De sa maison, il ne reste que quelques piliers en bois qui flottent à la surface d'une mare de boue. Tôt le samedi 18 avril, aussitôt après la prière de l'aurore, les habitants de Wanani (Mohéli) dont elle est originaire sont réveillés par le grondement d'une rivière qui a tout emporté sur son passage.
Changement de décor. Ngazidja à Dzahadju-Hambou. Ici, le cours d'eau de Bengazi – c'est son nom – a creusé un sillon de plusieurs mètres et emporté le peu de bitume qui recouvrait encore la route nationale. Dans les deux sens, la circulation automobile est devenue impossible. Et les ressortissants de Mbadjini, désirant se rendre dans la capitale, sont obligés de changer de véhicule à mi-chemin. Ainsi, le trajet entre le Badjini-Ouest et Moroni s'élève-t-il actuellement à 2.000 francs contre 1.600 auparavant. Du coup, les marchandes de légumes n'hésitent pas à répercuter cette envolée des frais de transport sur leurs produits.
N'était-ce la gravité de la situation, le spectacle prêterait bien à sourire. Il n'est pas rare, en effet, de voir de vieilles dames ployant sous le poids de leurs marchandises, des bébés à califourchon, cherchant à traverser la rivière et... à joindre l'autre rive. A quelques kilomètres de là, Vuvuni offre, comme en pareille circonstance, les mêmes images de désolation. Le quartier Ambassadeur est aujourd'hui vidé de la plupart de ses habitants, à la recherche d'un endroit plus sécurisé.
Dans les régions de Dimani, Washili et Hamahame, les fortes pluies de ces dernières semaines ont sérieusement endommagé la route nationale. Pour relier actuellement Moroni, les automobilistes doivent slalomer entre de nombreux nids d'autruches, traverser très précautionneusement ces ponts qui menacent tout le temps de céder et éviter ces troncs d'arbre qui jonchent certains tronçons. “Nous mettons le double du temps normal pour arriver à Moroni”, a calculé, samedi, un jeune fonctionnaire de Washili.
A Anjouan, de vieilles rivières qu'on croyait sèches ont repris du service et la plupart des ponts n'ont pas résisté à la fureur des éléments.
Mariama Himidi est devenue depuis trois jours une Sans-domicile-fixe (Sdf). De sa maison, il ne reste que quelques piliers en bois qui flottent à la surface d'une mare de boue. Tôt le samedi 18 avril, aussitôt après la prière de l'aurore, les habitants de Wanani (Mohéli) dont elle est originaire sont réveillés par le grondement d'une rivière qui a tout emporté sur son passage.
Changement de décor. Ngazidja à Dzahadju-Hambou. Ici, le cours d'eau de Bengazi – c'est son nom – a creusé un sillon de plusieurs mètres et emporté le peu de bitume qui recouvrait encore la route nationale. Dans les deux sens, la circulation automobile est devenue impossible. Et les ressortissants de Mbadjini, désirant se rendre dans la capitale, sont obligés de changer de véhicule à mi-chemin. Ainsi, le trajet entre le Badjini-Ouest et Moroni s'élève-t-il actuellement à 2.000 francs contre 1.600 auparavant. Du coup, les marchandes de légumes n'hésitent pas à répercuter cette envolée des frais de transport sur leurs produits.
N'était-ce la gravité de la situation, le spectacle prêterait bien à sourire. Il n'est pas rare, en effet, de voir de vieilles dames ployant sous le poids de leurs marchandises, des bébés à califourchon, cherchant à traverser la rivière et... à joindre l'autre rive. A quelques kilomètres de là, Vuvuni offre, comme en pareille circonstance, les mêmes images de désolation. Le quartier Ambassadeur est aujourd'hui vidé de la plupart de ses habitants, à la recherche d'un endroit plus sécurisé.
Dans les régions de Dimani, Washili et Hamahame, les fortes pluies de ces dernières semaines ont sérieusement endommagé la route nationale. Pour relier actuellement Moroni, les automobilistes doivent slalomer entre de nombreux nids d'autruches, traverser très précautionneusement ces ponts qui menacent tout le temps de céder et éviter ces troncs d'arbre qui jonchent certains tronçons. “Nous mettons le double du temps normal pour arriver à Moroni”, a calculé, samedi, un jeune fonctionnaire de Washili.
A Anjouan, de vieilles rivières qu'on croyait sèches ont repris du service et la plupart des ponts n'ont pas résisté à la fureur des éléments.
Pour une réaction rapide
Le Centre des opérations de secours et de la protection civile (Cosep) est à pied d'œuvre pour tenter de porter secours aux populations sinistrées. Selon le colonel Ismaël Mognidaho, le Cosep, le Croissant-Rouge et le Système des Nations unies (Snu) ont sillonné l'ensemble de l'archipel et procédé à une évaluation rapide des besoins. “Une requête de financement a été adressée aux différentes organisations et autres partenaires. Il y a des besoins qui ne peuvent pas attendre”, a-t-il déclaré à Al-watwan. A en croire ces statistiques, soixante-onze personnes sont sans-abris à Anjouan et doivent, le plus rapidement possible, être relogés.
Les fortes intempéries qui viennent de frapper notre pays ne sont pas sans danger sur la santé des Comoriens. Dans beaucoup de villages comme à Mvuni-Bambao, l'eau des citernes est contaminée. Et une opération d'assainissement est plus que jamais devenue urgente.
Les fortes intempéries qui viennent de frapper notre pays ne sont pas sans danger sur la santé des Comoriens. Dans beaucoup de villages comme à Mvuni-Bambao, l'eau des citernes est contaminée. Et une opération d'assainissement est plus que jamais devenue urgente.
M. Inoussa
Al-watwan N° 1300 du 20 avril 2009
Al-watwan N° 1300 du 20 avril 2009
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