actes de sabotage
C’est l’absence d’électricité ce matin dans l’enceinte du bâtiment qui a alerté les responsables et les employeurs du journal. Après vérification ils s’apercevront que deux cocktails Molotov lancés depuis l’extérieur et ayant atterri dans les plafonds ont brulés et sectionnés les fils électriques. Le feu s’est éteint de lui-même et les dégâts sont ainsi très limités.
« Je m’étonne du fait qu’une société privée soit ainsi la cible de tels actes de sabotage dans un pays qui a besoin d’investisseurs pour relancer son économie », a regretté Ali Moindjié, le directeur de la publication de l’hebdomadaire Al-balad. « Nous n’avons aucune indice nous permettant de savoir l’auteur de tels actes », a-t-il encore ajouté affirmant que l’affaire est aux mains de la gendarmerie qui est venu procéder aux premières constatations.
Il faut souligner qu’il y a quelques semaines ce sont des panneaux publicitaires de ce groupe d’investisseurs arabes, installés sur la route de Hahaya qui ont été vandalisés par des inconnus. Ces actes de vandalisme inquiètent dans le milieu des affaires comorien. La chambre du commerce de l’industrie et de l’artisanat des Comores a convoqué ce matin une conférence de presse réunissant les différents acteurs du secteur privé pour se pencher sur la question.
« Nous exprimons notre inquiétude et nos regrets face à la dégradation du climat des affaires dans le pays », nous a expliqué Ahmed Bazi, le président de la chambre de commerce qui rappelle que ce genre de sabotage a commencé avec le conflit ayant opposé les deux villes d’Iconi et de Moroni.
« Nous refusons que les opérateurs économiques soient les cibles désignés de ces conflits. », a-t-il martelé. Les opérateurs économiques somment l’Etat de prendre ses responsabilités pour protéger les biens. M.Bazi a avertit que ce genre d’agissements risque de provoquer un « désinvestissement » dans le pays. Avant de conclure « s’il y a des problèmes politiques, il y a un cadre pour cela ».
Faissoili Abdou
source malango