menace de boycott du scrutin à Ngazidja

Publié le par l'anjouanais

Référendum constitutionnel. Persistance des menaces de boycott à Ngazidja

Les menaces de boycott du scrutin de dimanche persistent dans le pays. Les partisans du oui ont clôturé la campagne hier, vendredi, par des grands meetings à Moroni, Mutsamudu et Fomboni. Pendant que les autorités insulaires de Ngazidja multiplient les tapages d'un boycott du vote. Une note de service du ministère de l'Education de l'île, informant les chefs des établissements scolaires la fermeture des écoles, du 15 au 18 mai, à toute manifestation notamment le vote du référendum de dimanche, est rendu publique. Le secrétaire général du ministère notifie la mesure aux Circonscriptions d'inspection pédagogiques régionales (Cipr), aux conseils d'écoles et aux directeurs. Dans cette course effrénée pour empêcher la tenue du référendum constitutionnel, le chef de l'exécutif de Ngazidja a pris la grave décision de fermer le lycée d'enseignement public de Ouzioini, à Badjini-ouest, à deux mois des examens de fin d'année scolaire. La décision a été motivée par un soutien à boycotter le meeting en faveur du oui à Dembeni. Malgré cette mesure, le rassemblement de Dembeni a eu lieu lundi 11 mai. Mohamed Abdouloihabi a réuni, auparavant, les préfets et les chefs de villages pour une implication aux stratégies de boycott du vote. Suite à cette réunion, certains d'entre eux ont été relevés de leurs fonctions. Ils seraient supposés ne pas admettre l'attitude du pouvoir de l'île face à une question d'intérêt national. Le préfet d'Itsandra-Hamanvou a fini par remettre sa mission car une autorité sensée de préserver la paix et la sécurité des personnes ne doit pas être meneur d'une déstabilisation, soutient-il.
Tout au long de la campagne à Ngazidja, le pouvoir insulaire, par personnes interposées, a tenté de perturber des meetings de la coalition des forces politique favorables à la révision de la constitution. Les rassemblements de Koimbani (Washili) et Mitsoudjé (Hambou) ont connu quelques agitations. Cependant, à Ntsaouéni, Mbeni et Mitsamiouli, où le risque d'affrontements entre partisans du oui et ceux du boycott était très élevé, les réunions se sont achevées sans aucun incident. Le dernier acte de violence en date, des partisans du boycott, est l'attentat contre deux personnalités déjoué mardi soir par les forces de la gendarmerie. Au centre de l'opération on trouve le directeur du protocole du chef de l'exécutif de Ngazidja.
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