Communiqué de la mission nationale d'observation de l'élection référendaire du 17 mai 2009

Publié le par l'anjouanais

Communiqué de la mission nationale d’observation de l’élection référendaire du 17 mai 2009
OBSERVATOIRE DES ELECTIONS


En réponse à l'accréditation de la Commission Electorale Indépendante (CENI) et dans le but de veiller à un bon déroulement du scrutin référendaire du 17 mai 2009, l'Observatoire des Elections a réalisé la mission nationale d'observation de ce scrutin, sur fonds propres et sur un financement du CENI. Cette mission, dirigée par le Président et les Coordinateurs des îles d'Anjouan et de Mohéli de l'association, était composée de 18 équipes de 57 observateurs reparties sur l'ensemble du territoire national. Ces équipes ont observé les opérations électorales sur les trois îles d'Anjouan, de Mohéli et de la Grande Comores et ont visité 444 bureaux de vote, soit un taux de couverture national de 67,68 %.

La Mission nationale d'observation a fondé son observation, d'une part, sur les obligations internationales et sur la législation comorienne et d'autre part, sur le guide de l'observateur des élections établi par la CENI.

Sur la base de la compilation de ses grilles d'observation, la mission nationale de l'observation a constaté que :

•Tous les bureaux de vote disposaient du matériel électoral indispensable ;
•La majorité des membres des bureaux de vote ont travaillé avec sérieux ;
•Les électeurs ont fait preuve de civisme en votant dans le calme et dans la discipline ;
•Le processus électoral s'est déroulé dans le calme;
•L'Armée Nationale de Développement a accompli son travail de sécurisation des opérations électorales ;
•La clôture du scrutin et les opérations de dépouillement se sont déroulées dans la transparence conformément aux dispositions du code électoral ;
•Le taux de participation a été faible.

Toutefois, la mission a constaté des irrégularités suivantes dont certaines pourraient affecter la régularité du scrutin :

•L'ouverture tardive de certains bureaux de vote ;
•Le non respect du secret de vote ;
•Le non scellement de plusieurs urnes ;
•La faible formation de certains membres des bureaux de vote ;
•La présence des militaires armés dans certains bureaux de vote ;
•L'absence d'assesseurs désignés par les partisans du « Non » ;

La mission d'observation nationale se donne le devoir de préciser toutes les irrégularités qui ont été constatées dans le rapport consolidé sur l'ensemble du scrutin destiné à la CENI et aux différents partenaires.

Pour le bon déroulement des prochains scrutins, la mission nationale d'observation recommande :

•Le contrôle des émargements des électeurs par les instances d'homologation ;
•Le renforcement des capacités des différentes institutions impliquées dans l'organisation et le déroulement des élections ;
•L'achèvement de la composition et de la mise en place des organes de gestion des élections ;
•La refonte complète du fichier électoral ;
•Une sensibilisation accrue des électeurs sur l'importance des scrutins et les valeurs démocratiques ;
•L'application effective des dispositions de la loi électorale, notamment celles relatives au respect des temps d'antenne dans les médias publics, aux réunions électorales, á l'organisation des bureaux de vote et á la réglementation de la propagande électorale ;
•Le renforcement du dialogue politique et de la cohésion sociale pour une implication effective de tous les acteurs dans le processus électoral.
La mission nationale d'observation félicite les électeurs et les électrices qui se sont déplacés pour accomplir librement et dans le calme leurs devoirs civiques et remercie les membres des bureaux de votre pour l'accueil qui leur a été réservé tant dans les rencontres qu'à l'occasion de leur visite dans les bureaux de vote.


Fait à Moroni, le 19 mai 2009
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B
<br /> Un retour forcé au temps des sujets des sultans et des princes aux Comores.<br /> <br /> Ari « hanywa kana tranvu » na « nankalizi mali » shayo hama mali ya banghe, parce qu’illicite, ont aussi coutume de dire ces comoriens et à entendre les voix officielles après la consultation du 17 mai. Ce qu’ils viennent de vivre les renvoie à l’ère des Sultans et princes. Un sot d'environ deux siècles en arrière. En effet, du concept de démocratie, nous retenons que c’est avant tout un régime politique dans lequel le pouvoir appartient au peuple et qui l’exerce de deux manières. Soit ce même peuple décide directement, soit par des personnes qui ont délégation de parler et d’agir en son nom. En expression directe du peuple comme par personnes ayant délégation, il y a en tout cas le moyen admis par l’idée de démocratie qui est le vote. Mais peut-on qualifier tout vote de démocratique ? La réponse est, sans ambiguïté, non. Pour être considéré comme démocratique, tout scrutin ou vote doit obéir à un certain nombre de principes de base, au mépris desquels le temps consacré au scrutin et les moyens employés ne sont que perte. A cet égard, l’article 21 de la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 pose le pilier de ces principes : « La volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s’exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote » Dans la même idée d’éclairage de sens de ce qu'une élection démocratique acceptable, l’Europe quant à elle, par son Organisation pour la sécurité et la coopération en son sein, a sa propre feuille de route en matière d’observation des élections, et connu sous le nom de « manuel d’observation des élections ». Le manuel en question retient ce qui suit, en parlant d’élections susceptibles d’être qualifiées d’honnêtes : « le concept d’élections honnêtes suppose que le processus électoral se déroule dans la transparence et conformément à l’obligation de rendre des comptes et que l’électorat soit en mesure de faire un choix réel et informé, - ces conditions assurant la confiance des électeurs dans le processus électoral». IL ressort donc de ces déclarations des caractéristiques d’un scrutin pouvant être qualifié de démocratique ; à savoir une Transparence qui doit donner à tout électeur la possibilité de contrôler le processus, l’Unicité qui est entendue comme étant un vote par électeur, la Confidentialité pour tout électeur dans son choix et dans le secret, l’Anonymat qui exclut toute possibilité de pouvoir identifier à qui revient un bulletin et, en fin, la Sincérité dans les résultats du scrutin ; laquelle sincérité est manifestée par le reflet fidèle à la volonté de ceux et celles qui se sont exprimés. La méconnaissance d’une de ces principes sème forcement le doute. Et une défaite, même si déclarée officiellement, n’est jamais une défaite. De pareille situation, il peut résulter un climat d’instabilité politique plus grave car, le supposé acquis par légalité improvisée demeure sujet de contestations. Nous venons donc, en terres Comores, d’assister à une sottise sans précédent et aux conséquences non calculées par la fausse politique, sur fond d’amnésie de quelques éléments assoiffés du peuple et sous l’engrenage de l’insuffisance juridique conseiller. Un nouveau chapitre de la crise comorienne qui s’ouvre pour “je ne sais” combien de temps et quelle pourrait être la chute ! Le régime démocratique aux Comores et son bon goût semblent relever du passé. Le dessein d’une dictature et ses corollaires sont entrain de gagner en intensité. Le 20 mai 2009 Bébé<br /> <br />
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J
BLOG  DE LA   JAA        http://jaacomoresanjouan.skyrock.com/OCEAN INDIEN Le colonel Saïd Abeid Abdemarane, actuellement surveillé par le pouvoir en place, ne reconnaît pas le résultat du scrutin. RÉAGIR À CET ARTICLE - Soyez le 1er ! 20/05/09 - Entretien : Frédéric BANC COMORES - UN OPPOSANT DÉNONCE LE RÉSULTAT DU RÉFÉRENDUM« Sambi doit démissionner »L’ancien président de l’île d’Anjouan, le colonel Saïd Abeid Abdemarane, a été l’un des hommes-clés de la réconciliation nationale en 2001. Il revient sur les résultats du référendum, qu’il dénonce, et demande la démission du président Sambi pour que le processus démocratique se poursuive dans l’archipel. Entretien en direct d’Anjouan.-   M. Abderémane  quel est votre sentiment à l’égard du referendum portant sur la modification de la Constitution de l’Union de Comores qui s’est déroulé dimanche ?Ce référendum est à l’origine illégal et anticonstitutionnel. Le président Sambi a pris l’initiative de l’organiser avant la fin de la présidence tournante et sans tenir compte de l’article 37 de la Constitution. Lequel stipule que la décision d’organiser un référendum doit être prise par le président et au moins un tiers des membres de l’Assemblée nationale. C’est une désillusion pour l’ensemble du peuple Comorien et pour l’Île de Mohéli qui devait prendre la présidence de l’Union l’année prochaine.-  Les resultats donnent gagnant le « oui » avec plus de 93% des suffrages exprimés.  Contestez-vous ce chiffre ?Bien sûr. Le pouvoir en place a utilisé des méthodes malhonnêtes pour sauver ce qui pouvait l’être. Mais aucun observateur des Nations Unies n’était présent lors de ce scrutin. Certes il y avait des observateurs de la Ligue arabe qui venaient du Soudan ou de Libye, des pays pas vraiment démocratiques et qui soutiennent Sambi. De plus, la commission chargée du bon fonctionnement du référendum n’était pas conforme au code électoral puisqu’elle n’était composée que des proches du pouvoir. Ce résultat n’est pas crédible.« IL  FAUT  INTERVENIR »-  Quel est, selon vous, l’issue possible ?Le président Sambi a marché sur la Constitution. Aujourd’hui, il doit démissionner. Il a interrompu le processus de réconciliation issu des accords de Fomboni de 2001 qui prévoyaient, pendant douze ans, une présidence tournante. Ce processus avait permis au peuple d’être de nouveau uni  après la crise Anjouanaise. Aujourd’hui, les Comores sont de nouveau divisées. L’Île de Mohéli a été privée, par un coup d’Etat institutionnel, de la présidence qui devait lui revenir.-   L’archipel des Comores semble de nouveau plongé dans une crise…Mais il fallait s’attendre à cela au regard de ce que fait Sambi depuis qu’il a accédé aux plus hautes fonctions. Tout cela est prémédité selon moi. Il bafoue les institutions et il a trahi le peuple. Aujourd’hui, le quotidien des Comoriens ne s’est pas amélioré, il s’est empiré. Lepeuple en a marre.-  Que vat-il se passer selon vous ?Déjà, selon moi, son régime vient de subir un revers. Des manifestations d’opposants peuvent avoir lieu. Et le vous le répète, il doit démissionner. Il faut qu’il laisse sa place à des gens compétents. Il gère le pays comme une dictature sinon il n’aurait pas changé le système à mi-parcours, mettant fin à un processus qui avait permis  de réconcilier les Comoriens.-  Quelle solution préconisez-vous ?La France doit réagir. La communauté internationale ne peut soutenir un tel pouvoir. Il faut intervenir.Entretient : Frédéric  BANC
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