Les résultats du référendum validés par la cour constitutionnelle

Publié le par l'anjouanais

Dans son audience tenue le 19 mai 2009, la cour constitutionnelle (CC) des Comores a procédé à la validation et la proclamation des résultats définitifs du référendum du 17 mai 2009 par son arrêt n° 09-012/CC.




S

elon ces résultats, sur un total de 334 636 inscrits et 173 196 votants, le « Oui » l’a emporté avec 93,9% soit 156 055 suffrages exprimés. Le « Non » a recueilli 6,092% des voix soit 10 124 suffrages exprimés. Le taux de participation est de l’ordre de 51,76%.

A la lecture de ces résultats, on note une très légère différence avec les résultats provisoires communiqués la veille par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Seuls, les résultats de deux bureaux de vote, un à Domoni (Anjouan) et celui de Massandzéni à Mohéli), ont été annulés par la haute juridiction pour « discordance des chiffres entre les votants et les suffrages exprimés ». Les résultats de deux autres bureaux de vote (Wanani à Mohéli) ne sont pas parvenus au Greffe de la CC.

La cour constitutionnelle a en outre déclaré « irrecevable », une requête de Mohamed Abdouloihabi, président de l’île autonome de Ngazidja réclamant « l’annulation des résultats des suffrages exprimés lors du référendum du 17 mai 2009 pour cause « d’irrégularités dans plusieurs localités de l’île ». La haute juridiction a estimé que « le requérant n’apporte pas les preuves de ses allégations ».

Dans son arrêt, la cour constitutionnelle proclame « adopté le projet de loi référendaire portant révision de certaines dispositions de la constitution de l’Union des Comores du 23 décembre 2001 ».

« C’est une grande journée pour le peuple et la nation comorienne. C’est aussi une victoire pour la démocratie », a déclaré, Abdouroihim Saïd Bacar le ministre en charge des télécommunications et de la communication de l’Union des Comores à nos confrères de la radio nationale peu après la publication des résultats. « Nous sommes satisfait des résultats obtenus ; ce n’est pas une surprise pour nous », a indiqué le vice président Idi Nadhoim sur la même antenne. « Le plus important reste à faire, nous devons organiser dans les mois prochains les élections des députés et des conseillers des îles. C’est un grand défi pour nous », a-t-il encore ajouté. En effet, le mandat des députés du parlement fédéral ainsi ceux des îles ont expirés et il convient de procéder vite au renouvellement des membres de ces institutions au risque de plonger dans un vide institutionnel.

Il faut souligner aussi qu’au terme de cette nouvelle constitution, ce sera à la charge de ces nouveaux membre du parlement de trancher sur l’épineuse question de l’harmonisation des mandats et des élections du président de l’Union et des gouverneurs.

Faissoili Abdou

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